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ROCK PROGRESSIF  |  STUDIO

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2011 Grace For Drowning
2013 The Raven That Refuse...
2015 Hand.cannot.erase
2016 4 1/2
2017 To The Bone
 

- Style : Godsticks
 

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Steven WILSON - Hand. Cannot. Erase. (2015)
Par JEFF KANJI le 6 Février 2018          Consultée 901 fois

Habilement précédé par un EP de titres réalisés entre son prédécesseur et lui, "Hand. Cannot. Erase." marque un tournant dans la carrière de Steven WILSON ; en effet ce que l'on avait observé sur "The Raven Refused To Sing" n'était pas qu'une impression, le touche-à-tout anglais fermait un chapitre, celui du Rock Progressif des origines, pour lequel il a beaucoup œuvré, réalisant des mix saisissants de plusieurs grands classiques du style, et duquel il vient.

Seulement voilà, Steven n'est pas de cette génération. Il a grandi certes avec un bagage musical large, mais il a eu l'occasion de se frotter aux développements de la Pop moderne ainsi qu'au Metal, qu'il a exploité avec PORCUPINE TREE. Aujourd'hui, Steven WILSON entame une nouvelle phase. Non content d'avoir synthétisé le Prog, il synthétise carrément l'ensemble de sa carrière et de ses influences. Tout ce qui était dans PORCUPINE TREE, dans NO-MAN et I.E.M. pour le côté expérimental, BASS COMMUNION pour les tissages d'ambiance, le Rock plus efficace quoique mélancolique de BLACKFIELD, tout ça Steven l'a synthétisé sur un disque couleur fushia pétant dont le visage de femme est très parlant, voilà un artwork de toute beauté, le plus réussi de tous jusqu'à présent; le morceau qui représente le mieux ce nouveau WILSON, c'est "Happy Returns".

Cette femme n'est pas là par hasard, car Steven WILSON s'inspire d'un fait divers qui a beaucoup fait parler de lui Outre-Manche, puisqu'un documentaire – "Dreams Of A Life" – en a même été tiré ; l'histoire de Joyce Vincent, une jeune femme qui, ayant tellement réduit le contact avec les relations humaines, est décédée chez elle à trente-huit ans sans que personne ne s'en rende compte, jusqu'à ce que son corps en décomposition soit découvert pas loin de deux ans plus tard par des huissiers. Steven a donc pensé et écrit ses textes en se mettant dans la peau d'une femme, loin de le pauvre hère isolée, Joyce Vincent étant de base quelqu'un décrit comme populaire et dont le réseau était apparemment solide. C'est cette dichotomie qu'a voulu explorer Steven à travers des titres en contrastes comme "Routine" ou "3 Years Older".

S'il reste bien sûr des morceaux baignés dans un bain Rock Prog (on ne se refait pas), ils ne sont pas traités comme tels, et les passages improvisés et les délires jazzy sont réduits à portion congrue, comme la plus faible implication de Theo Travis le laisse suggérer. En effet, le sujet se prête davantage à un traitement intimiste. Dans un souci de simplification, et structurelle et sonore, Steven va révéler un talent certain pour une Pop sophistiquée et efficace (la pièce-titre), pavant la voie pour le chef d'œuvre sorti deux ans plus tard.

"Hand. Cannot. Erase." est clairement à ce moment-là le disque le plus accessible de toute la carrière de Steven Wilson en tant qu'artiste (j'inclue dedans son travail avec OPETH). Il est impressionnant de réaliser, avec seulement un album entre les deux, à quel point "Grace For Drowning" et "Hand. Cannot. Erase." sont éloignés artistiquement parlant. Personnellement ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre, Steven WILSON disposant d'assez de ressources pour se permettre de condenser son propos sans perdre rien de son attrait. La vraie leçon du Prog : on peut tout aussi bien avoir besoin de dix minutes sans bavardage superflu pour raconter son histoire ("3 Years Older") que quatre avec le même niveau d'exigence pour son art ("Perfect Life"), ce que "To The Bone" va se charger de démontrer avec encore plus de réussite.

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   JEFF KANJI

 
  N/A



- Steven Wilson (chant, mellotron 1-10, claviers sur 1,2,4,6-8, guitare sur 2)
- Guthrie Govan (guitare lead sur 5,9, guitare sur 1,2,6-7,9,11)
- Nick Beggs (basse sur 3,9, chapman stick sur 4,6-7,10, chœurs sur 2,4-6,)
- Adam Holzman (piano et orgue hammond sur 1-3,5-7,9-11, celesta sur 3,5,9,)
- Marco Minnemann (batterie sur 2,7,9)
- -
- Dave Gregory (guitare sur 2-3,10)
- Chad Wackerman (batterie sur 10)
- Ninet Tayeb (chant sur 5,9)
- Theo Travis (flûte et saxophone baryton sur 9)
- Katherine Jenkins (spoken word sur 4)
- Leo Blair (solo vocal sur 5)
- Schola Cantorum Of The Cardinal Vaughan (chœurs sur 5,10-11)
- Dave Stewart (arrangements, transcription, direction)
- London Session Orchestra (cordes sur 9-10)


1. First Regret (instrumental)
2. 3 Years Older
3. Hand Cannot Erase
4. Perfect Life
5. Routine
6. Home Vision
7. Regret #9 (instrumental)
8. Transience
9. Ancestral
10. Happy Returns
11. Ascendant Here On… (instrumental)



             



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