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BLACK SYMPHONIQUE  |  STUDIO

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CRADLE OF FILTH - Damnation And A Day (2003)
Par PERE FRANSOUA le 25 Janvier 2020          Consultée 779 fois

Voici l’album too much de COF, la super complète avec tous les suppléments en menu extra-trop, dix-sept titres pour une heure dix-sept de musique, l’orchestre symphonique des grands jours et le son de gratte le plus fat de leur histoire. On en ressort tout lessivé.

C’est l’apothéose de la volonté de puissance recherchée depuis "Midian", un goût du muscle et de la rythmique qui, je le crois, doit être imputé à un Paul Allender totalement aux commandes après le départ des derniers piliers, Robin Graves le vétéran et Gian Pyres comme second guitariste.

CRADLE le subtil, CRADLE le mélodique, CRADLE le très véloce est ici sacrifié sur l’autel de la force de frappe, de la grosse mandale lourde et pataude.
Non mais comptez le nombre de blasts et leur durée, ou le nombre de trémolos. Ça y est c’est fait ? Bon, ben y en a pas bésef, et ça constitue un changement stylistique majeur.
Ainsi l’autre grand responsable est Adrian Erlandson qui, n’étant jamais à l’aise dans les hauts bpm, au contraire de Nicholas Barker et Martin Skaroupka, plafonne, naviguant entre les mid-tempi plus ou moins appuyés, sa caisse claire imprimant une vitesse très suédoise.

Le batteur d’AT THE GATES marque le rythme façon Death Mélo de Göteborg tandis que le son maousse costaud des guitares, massif, gras mais compact, crunchy, tonitruant encore plus que sur "Midian", penche furieusement du côté Stockholm du Metal de la Muerte.

Quant au symphonique grand luxe offert par un vrai orchestre, il éblouit sur les interludes mais se fait trop discret au sein des titres, à quelques menues exceptions près ("The Promise Of Fever".) Plus qu’une fusion attendue, c’est une cohabitation policée.

Je sais que "Damnation And A Day" est très très apprécié, et je lui concède bien volontiers quelques qualités, sa prolifération de bons riffs en particulier.
C’est clair qu’il regorge de passages puissants et d’idées à retordre mais il pèche par manque de structure, de cohérence. Le foisonnement nuit gravement à l’agencement. Parfois c’est nickel, "The Promise Of Fever" nous met la fièvre pendant des minutes, "Carrion" qui garde bien le cap, d’autres fois c’est suffisant, "An Enemy Led The Tempest" (qu’on jugerait extradé de "Midian") ou "Doberman (Pharaoh)" (les beaux contrastes de mon titre chouchou), mais assez souvent c’est le bordel, l’accumulation plutôt que la composition, l’opulence plutôt que la cohérence, "Hurt And Virtue" (le collage de riffs ne fait pas une chanson), "Present From The Poison-Hearted" (un pot-pourri de "Bitter Suites To Succubi"), "Babylon A.D." ( ou comment, après une intro qui tabasse grave, noyer les bons plans dans le grand n’importe quoi).

C’est pour moi un opus paradoxal qui me procure un avis contrasté. Je ne peux pas décemment l’encenser ni objectivement le torpiller. Comme dans un buffet à volonté on finit écœuré mais il y a tellement plein de tout qu’il est impossible de ne pas trouver de quoi s’empiffrer.
Il est pour moi le premier acte de décès du CRADLE que j’adorais.
En revanche, ce qui est intéressant c’est la voie qui va être par la suite empruntée, une entreprise de simplification et d’épuration, encore une nouvelle page à tourner.

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   (6 chroniques)



- Dani Filth (chant)
- Paul Allender (guitare)
- Dave Pybus (basse)
- Adrian Erlandsson (batterie)
- Sarah Jezebel Deva (chant)
- Martin Powell (claviers)
- The Budapest Film Orchestra And Choir


1. A Bruise Upon The Silent Moon
2. The Promise Of Fever
3. Hurt And Virtue
4. An Enemy Led The Tempest
5. Damned In Any Language
6. Better To Reign In Hell
7. Serpent Tongue
8. Carrion
9. The Mordant Liquor Of Tears
10. Presents For The Poison Hearted
11. Doberman Pharaoh
12. Babalon A.d
13. A Scarlet Witch Lit The Season
14. Mannequin
15. Thank God For The Suffering
16. The Smoke Of Her Burning
17. End Of Daze



             



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