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BLACK SYMPHO / ATMO  |  DVD

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2017 Cryptoriana The Seduc...
 

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CRADLE OF FILTH - Peace Through Superior Firepower (2005)
Par PERE FRANSOUA le 30 Août 2021          Consultée 424 fois

On ne va pas tourner autour du caveau, je n’aime pas le contenu de ce DVD, j’aime pas le concert qui y est gravé et encore moins le reste. Pourtant il mérite d’être regardé, en tant que document sur l’Histoire du groupe, il représente bien une certaine période depuis longtemps révolue.

La période c’est la tournée pour "Nymphetamine", qui suit celle de "Damnation And A Day" et donc l’intérêt sera de voir une setlist constituée pour partie de titres de ces deux disques, chose qu’on n'a plus l’habitude de voir puisque, mis à part le titre "Nymphetamine", tube indéboulonnable des setlists, ces deux opus sont largement oubliés en concert. Si on ajoute à cela d’autres morceaux rarement ou jamais joués (à l’époque) issu des albums précédents on obtient un show original tel qu’on n'en reverra pas de sitôt.

Ce qu’on ne reverra pas non plus c’est la salle où eurent lieu les festivités, ou en tout cas pas à l’identique puisqu’il s’agit de l’Élysée Montmartre, sympathique et vétuste salle parisienne, tout en bois, qui brûla un beau matin. Le plus drôle c’est que je bossais juste à côté quand c’est arrivé. J’eus bien profité des stations de métro fermées et de la fumée grise contrastant avec le ciel bleu. Une histoire de la musique et du Metal étaient partis en fumée, CRADLE OF FILTH avait l’habitude de s’y arrêter et même que je les y avais vu en 1998 pour leur tournée de "Cruelty And The Beast", bien jeune j’étais et fichtre que le temps passe.

Le temps passe aussi pour nos groupes chéris. Aujourd’hui Dani, en vieux beau, est toujours là, entouré de plus jeunes et frais musiciens et de plus jeunes et fraîches compagnes, ça s’accorde mieux avec la belle voiture de sport, mais en 2005 toute la bande pète le feu et mise sur la force de frappe de ses deux derniers opus, d’où le titre de ce DVD, explicite, les Anglais se sentent fort et entendent écraser la concurrence.

De nos jours nous avons la chance de crouler sous les captations de concerts, à l’arrache, amateurs, ou méga pro genre festival d’été qu’on verra même sur Arte, mais rappelons-nous qu’il fut un temps où il fallait se contenter d’un seul DVD (et payer pour lui), sans même évoquer les bootlegs en VHS. Alors qu’à présent on peut s’amuser à comparer les dernières prestations de CRADLE OF FILTH au Hellfest et au Wacken, il y a quinze ans nous avions deux points de comparaison à notre disposition, "Heavy Left Handed And Candid", show très brut et excitant de la tournée pour "Midian", et celui-ci, qui s’y oppose en tout point, voyons en quoi.

La principale caractéristique, on s’en rend compte de suite, est une retranscription sonore trop parfaite, comme déconnectée des images. On a l’impression d’écouter les disques studio plaqués sur des images en playback, une sensation désagréable qui ne nous quittera pas même si elle est plus ou moins diffuse selon les titres (c’est patent sur les extraits de "Nymphetamine", ou plus subtil sur les plus anciens.)
Le son est nickel, les guitares nettes et puissantes, les claviers très présents, la batterie limpide et les vocaux de Dani trop parfaits pour être honnêtes. Et surtout il n’y a aucun pain ni approximations.
Non seulement le son a dû être fortement retravaillé en studio, l’amenant à perdre la spontanéité du live, mais il y a de fortes chances qu’il y ait eu des overdubs. Le naturel et l’ambiance de concert apparaissent dès que la musique ou simplement les guitares s’arrêtent, entre les morceaux ou pendant certains breaks. On entend bien qu'à ces moments la prise de son du public monte dans le mix avant de disparaître rapidement.

Les images sont affublées d'un grain "cinéma" qui ne facilite pas non plus l’immersion et on a plutôt l'impression de voir un clip. Pour autant CRADLE OF FILTH envoie l'artillerie lourde. Des caméras en tous sens multiplient les points de vue et il y a de quoi en avoir plein les yeux. Comme d'habitude il y a des mises en scène pas indispensables avec des invités sortis du cirque des horreurs. On a le droit aux très grandes marionnettes sinistres, encapuchonnées sur l’intro symphonique "A Bruise Upon The Silent Moon" (qui ouvre pompeusement l’album "Damnation And A Day"), ou en guenilles revenant danser sur les grosses rythmiques à la fin de "Mother Of Abominations". Ça me laisse toujours perplexe, un peu comme pour cette sympathique dame qui fait des acrobaties en l'air, se fait tournoyer sur une grosse corde par une gargouille sur "The Black Goddess Rises" puis qui fait des figures au-dessus de la scène en petite tenue sur une corde lisse de cirque tandis que Dani chante dans un micro pendu par un fil comme dans le clip de "Nymphetamine".

Comme je le disais en intro, le principal intérêt de ce DVD est sa setlist remplie de titres rarement ou jamais entendus avant, ou après. Ceux qui adorent les albums "Damnation And A Day" (ils existent ces gens et ils ont le droit de vivre, enfin je crois) et "Nymphetamine" seront ravis de profiter des morceaux de choix avec un bon gros son, même si, comme je le répète jusqu'à en devenir lourd, on a plus l’impression d'écouter une version sonore super propre posée sur des images que de vivre un concert.
Il y a bien sûr les incontournables du groupe en live tels "The Forest Whispers My Name", "Her Ghost In The Fog" et l’indéboulonnable final "From The Cradle To Enslave", mais le fan appréciera les raretés que sont la nouvelle version thrashisante de "The Black Goddess Rises" (la version remaniée de "Bitter Suites To Succubi"), le bien joli "A Gothic Romance", un "Tortured Soul Asylum" qui déboîte et un "Thirteen Autumns And A Widow" qui se faisait trop rare en live à l’époque (heureusement que la tournée anniversaire de "Cruelty And The Beast" a rendu à ce titre fabuleux toute sa place dans l’arsenal des Anglais.)

La chronique serait incomplète sans évoquer les bonus, ils sont conséquents mais n'intéresseront que le gros fan avide de la moindre seconde de vie du groupe ou la personne qui dispose de beaucoup de temps libre à perdre, l'un n’empêchant pas l'autre, puisque le groupe nous gratifie à nouveau (comme sur "Heavy Left Handed And Candid") d'une sorte de documentaire fourre-tout indigeste mélangeant back-stage et organisation de tournée et d'enregistrement (intéressant) avec des grosses conneries et autres vannes d'attardés (pas intéressant). Et puis il y a toute la batterie des derniers clips en date, car à l'époque où fut publié le DVD les gens n'avaient pas encore trop la possibilité de les regarder à loisir sur un célèbre hébergeur de vidéo, et donc ils se disaient (les gens) "super chouette, je pourrais voir et revoir à loisir tous ces clips qui piquent les yeux".

Vous l'aurez compris ce DVD est intéressant malgré ces choix de production qui le rendent le Live moins vivant (et dieu sait que le Live c'est vivant), avec cette désagréable sensation que le mort a été trop maquillé. Pour autant, on saura apprécié ces traces d'un passé qui serait à jamais oublié s'il n'avait été gravé sur un DVD (et toutes ces rimes en "é".) L’Élysée a brûlé, et CRADLE OF FILTH a encore tellement muté depuis cette époque avec Popol Allender en compositeur, James McIlroy qui se retrouva avec les cervicales bloquées à force de faire l’hélicoptère avec sa longue chevelure, ce bon vieil Adrian Erlandsson qui rejoindra ensuite PARADISE LOST, Sarah Jezebel Deva qu'on ne reverra bientôt plus, et Dave Pybus qui n'arrivait pas à la hauteur de Robin Graves... Hé mais attendez, ce n'est pas lui qu'on voit sur scène jouer de la basse, c'est un autre gars avec des cheveux longs, oh vous ne reconnaîtrez pas puisque de nos jours il a le crâne rasé et les biscotos bien gonflés, ce Charles Hedger se fait depuis appeler Ghul c'est l'un des deux guitaristes de MAYHEM. Mais ça c'est dans le futur. En 2005, Dani a des dreadlocks. Savait-il qu'il serait encore dans le game en 2021 ?

Allez, c'est pas si mal. Un petit 3/5 par ce qu'il est tard et je suis faible.

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   PERE FRANSOUA

 
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- Martin Foul (claviers)
- James Mcilroy (guitare)
- Dani Filth (vocaux)
- Paul Allender (guitare)
- Charles Hedger (basse)
- Adrian Erlandsson (batterie)
- Sarah Jezebel Deva (vocaux féminins)


1. Gilded Cunt
2. Nemesis
3. Mannequin
4. The Black Goddess Rises
5. A Gothic Romance
6. Her Ghost In The Fog
7. Nymphetamine
8. Tortured Soul Asylum
9. The Forest Whispers My Name
10. The Promise Of Fever
11. Thirteen Autumns And A Widow
12. Mother Of Abominations
13. From The Cradle To Enslave
14. Reinforments
15. Her Ghost In The Fog
16. No Time To Cry (the Sisters Of Mercy Cover)
17. Babylon A.d.
18. Mannequin
19. The Promise Of Fever
20. Nymphetamine



             



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