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BLACK SYMPHO / ATMO  |  REMIX

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2017 Cryptoriana The Seduc...
 

- Style : Helioss, Agathodaimon, Anorexia Nervosa, Bal Sagoth, Carach Angren, Chthonic, Diabolical Masquerade, Graveworm, Illnath, Limbonic Art, Mystic Circle, Lord Shades, Ad Inferna, Crest Of Darkness
- Membre : Serotonal, Solstice, Symphonity, The Haunted , Therion, Vallenfyre, The Blood Divine , Atrocity, Sarah Jezebel Deva , Paradise Lost, Acheron, Anathema, Angtoria, At The Gates, Brujeria, Code, Decameron, December Moon, Entrails, My Dying Bride, Masterplan, Massacre, Lock Up, Leaves' Eyes, Gorerotted
- Style + Membre : Dimmu Borgir, Abigail Williams, Ancient, Hecate Enthroned, The Kovenant [covenant], Old Man's Child
 

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CRADLE OF FILTH - Cruelty And The Beast - Re-mistressed (2019)
Par PERE FRANSOUA le 24 Janvier 2020          Consultée 2509 fois

Chroniquer à nouveau un disque déjà chroniqué, sous prétexte qu’il s’est fait remastérisé et remixé, n’est-ce pas un tantinet abusé. Que se passe-t-il sur votre site préféré ? N’y a-t-il donc pas d’autres chats à fouetter ?

Miroir, miroir sur le mur, dit nous de CRADLE OF FILTH quel est l’œuvre la plus belle, la plus pure ?
... "Cruelty And The Beast" est assurément la plus renommée, sa qualité n’a d’égal que son succès mais hélas sa beauté est entachée. La production c’est là où le bât blesse, comme des taches de sang sur les bas de la comtesse.
Chacun consentira à dire que le son de la batterie est à vomir. Malheur, les percussions façon casseroles et gamelles ne rendaient pas honneur au gros cuistot Nico (Barker) qui bientôt partira pour voir si ailleurs il pourra être apprécié à sa juste valeur.

C’est avec ce disque que les vampires anglais ont réellement connu le succès et se sont définitivement brouillés avec les Vrais.
Je ne vous conterai pas ici l’importance qu’a eu cet opus dans ma vie, et les souvenirs qui y sont liés depuis sa sortie, 1998 en est l’année, connu par cœur il fait partie de ceux que je n’ai plus besoin d’écouter. Ainsi l’annonce d’un remix a plus que piqué ma curiosité, long a été le délai, la tournée anniversaire a eu le temps de passer et nous voici aujourd’hui en face du produit fini, les oreilles aux aguets.

Jouvence, jeunesse, le disque a dû être trempé comme Elisabeth dans un bain de sang de paysannes fraîches.
En son studio qui fait un malheur, le mage Scott Atkins a fait un boulot de seigneur, thaumaturge brillant, assisté du bruyant Dani, Filth et non Brillant, et en consultant régulièrement Marthus l’actuel batteur.
La remastérisation est toujours une bénédiction, lacunes comblées sans rien toucher elle ne fait qu’améliorer, mais le remix est une périlleuse restauration, une nouvelle création.
Force est de constater que les choix effectués par Scott et Dani vont nous combler. Le sauvetage de la batterie finit par s’imposer avec l’évidence de la simplicité, certes mais c’est aussi la basse grave de Robin Graves qui est reboostée, percutante et consistante, les deux associées offrant un dynamisme pas tenté. Sur des passages pourtant connus sur le bout des doigts de pieds on se surprend même à headbanguer comme jamais, poussé par l’énergie et la vivacité retrouvée.
Les guitares regagnent un peu de grain, on découvre certains chœurs féminins et le chant de Dani, débarrassé d’un drôle d’effet métallisé, retrouve un mordant naturel et toute son agressivité.
Tout respire enfin, chaque élément est audible, on en reprend jusqu’à la fin tant ce remaniement est crédible.

À présent restauré et remodelé, il n’y a plus aucune raison de bouder, nous n’avons plus qu’à nous délecter et nous concentrer sur ses qualités. Elles sont aussi nombreuses que les victimes nubiles de Báthory, dame mystérieuse, femme libre ou sorcière licencieuse, dont les aventures romanesques sont de ce disque le concept.
Une histoire pas factuelle, plutôt un conte cruel, nourris de mythes et de fantasmes, mis en rhymes avec faste, de l’art et de la dentelle, littérature gothique et sexuelle, poésie pas chaste, verbe luxuriant et vaste (le texte de cette page en est un hommage).
Dani, maître de cérémonie, déclame et scande sa prodigieuse poésie, à travers ses différents cris, rythmée, entrelacée avec la musique dont nous allons à présent parler.
Baptême du feu pour les nouveaux membres, "Dusk... And Her Embrace", ils ne l’avaient pas composé, ils avaient tout à prouver, et force est de constater qu’ils s’en sont sortis avec majesté. Car "Cruelty And The Beast" est une merveille de composition, tout s’enchaîne avec précision, tout coule, se déroule, s’emboîte à la perfection et s’impose sans négation.
Concept-album conçu comme un film, évoluant, palpitant, tels les orgasmes saphiques et sadiques qu’on entend au cœur du disque, dramaturgie trépidante où chaque scène marque par sa personnalité brillante, les émois de la jeune fille, les pratiques sanglantes, jusqu’à l’enfermement et le final au firmament.

La virulence est revigorée par le nouveau mixage mais la principale qualité demeure sans ambages sa mélodieuse beauté. L’incroyable sens mélodique règne partout, grâce à la juste injection de Heavy britannique, intense et épique, en l’honneur de IRON MAIDEN, c’est plus qu’un clin d’œil, confirmé par la reprise de "Hallowed Be Thy Name", on ne compte pas quand on aime. Avec tout ça il ne faut pas oublier la prodigieuse vélocité, qu’on savoure grâce à la batterie retrouvée, et il faut en profiter car la vitesse va à l’avenir être plafonnée.
À la réflexion, après étude soigneuse, j’ai acquis la conviction, vérité bienheureuse, qu’il s’agit d’un paroxysme, et je le clame sans fanatisme, un firmament, un accomplissement, un numéro d’équilibriste, un raffinement qui ne connaîtra pas de suite, l’équipe qui composa cette œuvre prendra la fuite et "Midian" aura une tout autre conduite.

Quand vous achetez le CD, ce qui pourrait être une bonne idée, vous trouvez dans le livret quelques infos qui devraient vous intéresser. Un texte de Dani qui revient sur les événements et un autre de Dayal Paterson, de Cult Never Dies évidemment, qui replace l’œuvre dans le contexte, c’est intéressant. J’y ai appris notamment que l’idée du concept album a fleuri comme les orchidées de la cruauté à partir d’un titre premier, "Cruelty Brought Thee Orchids" puisqu’il faut le citer, et c’est à partir de lui que le reste a été développé.

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   PERE FRANSOUA

 
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- Dani Filth (chant)
- Stuart Guitare)
- Gian (guitare)
- Robin Graves (basse)
- Nicolas Barker (batterie)
- Lecter (claviers)
- Sarah Jezebel Deva (chœurs)


1. Once Upon Atrocity
2. Thirteen Autumns And A Widow
3. Cruelty Brought Thee Orchids
4. Beneath The Howling Stars
5. Venus In Fear
6. Desire In Violent Overture
7. The Twisted Nails Of Faith
8. Bathory Aria
9. Portrait Of The Dead Countess
10. Lustmord And Wargasm (the Lick Of Carnivorous Wind
11. Hallowed Be Thy Name (cover Iron Maiden)



             



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