Recherche avancée       Liste groupes



      
DOOM METAL  |  STUDIO

Commentaires (5)
Metalhit
Lexique doom metal
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

- Style : My Dying Bride, Anathema, Madrigal, Orphaned Land, Empire Drowns, Amorphis
- Membre : Cradle Of Filth
 

 Site Officiel (343)
 Myspace (322)

PARADISE LOST - Medusa (2017)
Par PERE FRANSOUA le 11 Octobre 2017          Consultée 351 fois

"Medusa" n’est pas mauvais. Il se révèle être même plutôt bon au fur et à mesure des écoutes. On sera dur avec lui car il succède avec moins de brio et moins d’audace à un des meilleurs disques du groupe d’Halifax, "The Plague Within", dont il est le prolongement naturel, s’enfonçant encore plus profondément, et pour notre plus grand bonheur, dans le Doom Death lent, mélancolique mais néanmoins hargneux.

"Medusa" sonne de façon fabuleuse avec ce que je considère être l’ultime son Doom Death : folie de gras et de grain, traçant un arc-en-ciel charbonneux au dessus de toute l’histoire du Metal lent et lourd. Je me délecte de ce son comme du petit lait (très concentré), et rien que pour lui le disque mérite une étoile de plus.
Le problème c’est que l’ami Mackintosh s’en est retrouvé prisonnier, tombant du coup dans le travers d’une écriture marquant d’accroche et de variété.

La variété et l’accroche étaient justement les qualités de "The Plague Within", qui associées au retour à l’extrême, badass et assumé, firent merveille.
Deux ans plus tard, sans l’effet de surprise et avec des titres moins forts, PARADISE LOST donne l’impression d’avoir sorti un disque de plus, qui ne fera pas date mais qui permettra de repartir en tournée, c’est un business, c’est un métier, en attendant le prochain d’ici une petite paire d’années, en attendant la prochaine évolution.

PARADISE LOST ne fonctionne jamais aussi bien que quand il joue sur le contraste, entre le Doom et le Gothique, ses rythmiques musclées (globalement absentes ici) et ses pesanteurs illuminées par les leads de Mackintosh, le chant clair (trop souvent décevant) et le nouveau growl (vraiment bon) de Nick. "Medusa" souffre vraiment de ce côté globalement monolithique, à l’exception de son premier single "The Longest Winter" qui par son excès de reverb' et ses claviers glacés ressuscite l’esprit de TYPE O NEGATIVE, du titre d’ouverture "Fearless Sky" qui évolue habilement de la lourdeur minimaliste vers le Heavy Goth catchy, et surtout à l’exception du meilleur morceau "From The Gallows", le seul à accélérer un peu avec ces rythmiques grassouillettes et son lead qui semble à lui seul incarner l’âme et l’esprit du groupe.

Du coup, part sa persévérance dans la pesanteur et sa production faisant crépiter le gravier, c’est au terrible "Lost Paradise" que ce "Medusa" nous fera penser, sans la méchanceté et le parfum d’outre-tombe qui nous plaisaient tant sur le premier opus des Anglais.

A lire aussi en DOOM METAL par PERE FRANSOUA :


ABYSMAL GRIEF
Feretri (2013)
Dell'amore della morte




SINISTRO
Semente (2016)
Atmosfera pesada em lisboa


Marquez et partagez




 
   DARK BEAGLE

 
   PERE FRANSOUA

 
   (2 chroniques)



- Nick Holmes (chant)
- Greg Mackintosh (guitare)
- Aaron Aedy (guitare)
- Steve Edmondson (basse)
- Walttery Väyrynen (batterie)


1. Fearless Sky
2. Gods Of Ancient
3. From The Gallows
4. The Longest Winter
5. Medusa
6. No Passage For The Dead
7. Blood & Chaos
8. Until The Grave



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod