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THRASH METAL  |  STUDIO

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- Style : Testament, Annihilator
 

 Overkill Wreckingcrew (922)

OVERKILL - Feel The Fire (1986)
Par CANARD WC le 17 Janvier 2007          Consultée 9521 fois

A la fac, j’avais un pote, c’était le genre de mec à se pointer aux partiels sans réviser. On l’a tous fait, vous allez me dire. Mais lui c’était systématique. Sa devise, c’était : « Zéro révision, zéro stress ». Pendant l’épreuve, il arrivait toujours à zieuter sur la copie de ses voisins et avec le peu de brides qu’il chopait, il pondait une copie. C’était assez impressionnant. Bon, il n’obtenait pas de notes terribles, mais ça a suffi en première année. En deuxième année aussi (avec l’opération du Saint Esprit). Puis après, c’est devenu plus compliqué... mais c’est une autre histoire que Tonton Canard se garde pour une prochaine fois.

Tout ça pour dire qu’à défaut d’être un Art, la repompe peut être un artisanat. Et ça tombe bien qu’on parle de repompe (trop bien ma transition), parce que « pomper comme des salauds » c’est ce qu’ils savent faire de mieux les mecs d’OVERKILL.

Alors je vais tout de suite prendre un exemple flagrant, sinon j’en connais qui vont encore hurler à l’hérésie et au blasphème :

Track 2 - « Rotten to the Core » : du très bon travail de repompe avec option “maquillage intégral”. Le titre tient bien la route, normal : le riff principal est le même que celui de « Die by the Sword » de SLAYER, tandis que le break et l’accélération ont été pris sur « The Four Horsemen » de vous-savez-qui. Quelque part, il fallait y penser à ce « mélange ». Le résultat est convaincant, mais il est une évidence monolithique : OVERKILL pompe, colle, retouche soit de façon massive (comme c’est le cas sur « Rotten to the Core »), soit de façon plus discrète.

Partant de là, deux positions. Disons deux philosophies radicalement différentes :

- Mode « Tolérance Zéro » (Note : 2/5) : Pomper n’est pas jouer (Corollaire de Marc DORCEL). Le fait qu’un groupe reprenne les plans d’un autre, c’est inadmissible. Ca ne mérite pas qu’on accorde de l’intérêt à OVERKILL. Et que fait-on de l’intégrité ? De l’inspiration ? De l’originalité ? Hein ?

- Mode « Abstraction » (Note : 4/5) : Apprécions le groupe pour sa musique avant tout. Faisons abstraction, mes frères, des ressemblances coupables pour mieux en apprécier la chair et sa moelle. A défaut de réinventer l’eau tiède, OVERKILL délivre un Thrash couillu et efficace et c’est l’essentiel.

Dans l’absolu, j’aurais tendance à « saquer ». Même plutôt deux fois qu’une.

Mais OVERKILL dégage tellement de choses, ils sont si attachants. Sérieusement, ce Thrash linéaire, ces compos thrash 80’ tellement typiques, le chant à la DICKINSON (en plus rageur toutefois), les solos « Metalliquesques », la basse tagada rocailleuse, les breaks bien foutus... Bref, OVERKILL c’est tout simplement jouissif. Même en sachant que les ingrédients ont été piqués à droite et à gauche, la recette est attrayante.

J’en parlais l’autre fois avec un compatriote.

Canard : « Tiens en ce moment, je suis en train d’écouter OVERKILL »
Le Kompatriote : « Je suis sûr que t’écoutes du OVERKILL pour les besoins de ton site de tafioles ? »
Canard : « Ouais. Tout juste. »
Un ange passe.
Canard : « C’est quand même pas mal OVERKILL. L’album que je dois chroniquer, c’est Feel the Fire ».
Le Kompatriote : « Ouais, il est pas mal cet album ».
Canard : « C’est un putain d’album ».
(Les conversations entre Hardos sont passionnantes)
Canard : « Tu trouves pas qu’y a plein de passages pompés sur METALLICA et SLAYER ».
Le Kompatriote : « C’est clair. »

A ce moment, on s’est regardé. Nos yeux se sont emplis très légèrement d’une humidité équivoque. Puis, comme saisis par une formidable électricité, on s’est mis à hurler de concert presque instinctivement : « HAAAAAMMMMMERHEAAAAD ».


Et c’est vrai qu’OVERKILL est bourré de défauts congénitaux (répétitif, linéaire, maladroit...). Il n’empêche qu’un titre comme « Hammerhead » et tout est dit. Pas la peine d’en écrire des tartines. Une écoute suffit pour l’adopter à jamais. L’album dans son ensemble dégage une forme d’animalité. OVERKILL puise dans les quelques riffs qu’il bredouille suffisamment pour nous renvoyer à la préhistoire du genre. Avec sa cohorte d’instincts primaires. Avec tout ce que cela comporte de simple, de perfectible et de foutrement accrocheur.


Note : 3,5 / 5

Morceau préféré : Hammerhead
Tueries : Second Son, Kill at command
La Perle : Feel the Fire
Culte : Overkill

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   CANARD WC

 
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- Bobby "blitz" Ellsworth (chant)
- D.d. Verni (basse)
- Bobby Gustafson (guitare)
- Rat Skates (batterie)


1. Raise The Dead
2. Rotten To The Core
3. There's No Tomorrow
4. Second Son
5. Hammerhead
6. Feel The Fire
7. Blood And Iron
8. Kill At Command
9. Overkill
10. Sonic Reducer



             



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