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KILLERS - Danger De Vie (1986)
Par DARK SCHNEIDER le 2 Mars 2008          Consultée 6552 fois

Avec ce second album, KILLERS poursuit son chemin tranquillou… En effet, aucun changement majeur ne caractérise ce second album, les ingrédients qui faisaient les qualités et les défauts de Fils de la haine sont ici repris dans les mêmes proportions. Le résultat est donc identique. KILLERS nous sert une fois de plus un album de speed metal très roots, caractérisé par une prod presque aussi épouvantable que celle du premier opus. D’un autre côté, ce son très artisanal, ces guitares crachotantes, ne font qu’asseoir l’agressivité primaire du combo. C’est du heavy metal pur et dur, quoi de mieux pour traduire toute la violence de ces « Maître du metal » autoproclamés ? Une prod ultra léchée ne sera jamais capable de faire ressortir l’essence même du heavy.

Danger de vie reproduit donc exactement ce que KILLERS proposait sur Fils de la haine. Un album nettement plus varié qu’il peut en avoir l’air. Une qualité qui n’est plus à l’ordre du jour sur les albums récents du groupe où seul le speed/thrash très moyennement inspiré a droit de cité.
Ici les basques nous balancent en pleine tronche des morceaux coup de poing comme le fédérateur « Heavy metal Kids ». Un titre qui glorifie le heavy metal et ses fans. Ceux qui apprécient particulièrement l’aspect communautaire du heavy metal devraient parfaitement s’y retrouver là dedans, KILLERS a de toute façon toujours été un groupe se voulant proche de ses fans. Du true metal à la française en fait.
Une bonne partie de l’album met l’accent sur un speed metal sans concessions : « Bouffon », l’instru « Parabellum », « Maître du metal »… Des titres qui peuvent sonner assez brouillon avec le recul, mais qui sont en réalité complètement ancrés dans leur temps. On est à une époque où le speed metal née au USA est en pleine expansion, et l’Europe avait rapidement pris le train en marche, l’Allemagne en tête. KILLERS s’inscrit bien dans ce style européen, un speed plus sombre et agressif que les groupes US, pas si éloignés que ça du style allemand, après tout, il n’y a pas tromperie sur la marchandise : la pochette arbore des ceintures à cartouchières, chère à DESTRUCTION. La voix, taillée au papier de verre, de Patrice Le Calvez, qui reste de loin le chanteur emblématique de KILLERS, ne fait qu’accentuée cet aspect européen. Patrice Le Calvez, ou tout simplement le Udo Dirkschneider français. Pas étonnant que cet album de KILLERS contient quelques réminiscences d’ACCEPT, l’utilisation de la langue française faisant la différence. D’ailleurs le KILLERS de cette époque fait partie de ces combos qui prouvent que la langue française peut tout autant convenir au heavy metal que l’anglais.

Comme sur le premier disque, KILLERS nous balance un mid-tempo redoutable dont il avait le secret à l’époque. « L’assassin » est l’équivalent de « Rosalind ». Un morceau implacable, à l’intro qui sera fréquemment reprise par les fans en concert (bien qu’elle reprenne quasi note pour note, dans une tonalité plus basse, la mélodie du pont de « The Prince » de DIAMOND HEAD), et doté d’un refrain vindicatif. Une ambiance particulièrement sombre s’en dégage, un des grands classiques de KILLERS. La ballade « Délire de mort » est un peu moins réussie, mais reste de bonne qualité ; cela dit, les dissidents de KILLERS feront bien mieux dans ce registre sur le futur album de TITAN.

Pour conclure cet album, on retrouve une ambiance heavy metal plus classique avec « Minorité » et sa rythmique de plomb que n’aurait pas reniée un SAXON. Mais là encore l’ambiance se veut bien lugubre (la production y est pour beaucoup), on y décèlera également des mélodies orientales. Et oui car il s’agit d’un titre très engagé, KILLERS ayant toujours combattu avec ferveur toute forme de racisme.
On aura enfin droit à une touche plus joyeuse avec l’hommage à Bon Scott, « A la santé de Bon », et son ambiance festive et alcoolique.

Ce second album de KILLERS est donc dans la continuité parfaite du précédent, un bon album de heavy speed metal, pas essentiel, mais vraiment agréable. Le son en rebutera plus d’un, mais ce n’est qu’une question d’adaptation. C’est aussi la fin de la première époque du combo basque. L’intégralité des musiciens, hormis Bruno Dolhéguy bien sur, décidèrent de faire leur bagage et montèrent leur propre combo : TITAN, dont l’unique album éponyme s’inscrit dans la continuité de Danger de vie, mais en mieux ! De son côté, Dolhéguy restera très motivé et continuera sa route avec d’autres musiciens.

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- Patrice Le Calvez (chant)
- Bruno Dolheguy (guitare)
- Didier Deboffe (guitare)
- Pierre Paul (basse)
- Michel Camiade (batterie)


1. Heavy Metal Kids
2. L'assassin
3. Bouffon
4. Parabellum
5. Maître Du Metal
6. Délire De Mort
7. Minorité
8. À La Santé De Bon



             



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