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KILLERS - Mise Aux Poings (1987)
Par CITIZEN le 27 Décembre 2012          Consultée 3147 fois

1987. Les deux premiers albums de KILLERS en ont déjà fait un groupe très repéré dans la scène française de l’époque. Malgré ça, les relations au sein de la fine équipe se détériorent et, notamment suite à un cafouillage pendant la réalisation de l’album précédent (Bruno absent pendant l’enregistrement des solos dont il jugera le son pas à la hauteur) le groupe connait la grosse secousse de sa carrière : départ de la totalité des membres qui vont aller fonder TITAN à côté. Bruno Dolhéguy devient le dépositaire de l’entité basque, ce qui est bien mais pas si terrible que ça faute d’autres musiciens vous allez me dire… et pourtant ! Un nouveau lineup est recruté et la vie du groupe reprend de manière si fluide qu’il n’y a qu’un an entre "Danger de Vie" et "Mise aux Poings".

Alors ça a beau être une question de finition qui a opposé le riffeur du groupe à ses autres musiciens, on a du mal à penser que la question est réglée sur ce nouvel effort. Les solos sont effectivement bien plus mis en valeur et sont mine de rien super audibles mais le reste de l’instru reste bien cracra dans la lignée des albums sortis jusqu’alors. Cela dit les compositions ont une telle pêche qu’on ne s’attarde sur ce point que pour les deux premières écoutes tout au plus. Cet album s’entend vraiment comme un élan de rage, d’ailleurs KILLERS fait maintenant fi des ballades, même lorsqu’ils s’y essayaient par le passé les chansons finies étaient inévitablement des hymnes pour le groupe : exit aussi les instrus triturées à la "Magicien d’Oz". Ce n’est pas dire qu’il n’y a pas de subtilités sur "Mise aux poings", au contraire : l’album a tout plein de petites respirations inattendues et c’est toujours assez étonnant de se faire couper le souffle par les soli du genre de celui de "Les Fleurs du Mal" après avoir encaissé les attaques sauvages de riffs éraillés au début des morceaux. Efficacité et mélodies.

Le nouveau chanteur est pour beaucoup dans l’ambiance chaotique qui règne sur cet album. Serge Pujos doit incarner un poste exigeant et bataille à fond pour tenir le répertoire de Patrice Le Calvez, et logiquement en fait vraiment des tonnes ; l’histoire officielle du groupe retiendra justement ce point comme étant le gros défaut de l’album puisque les parties vocales ont été réenregistrées par Bruno en 2001 (le résultat étant logiquement sorti sous le nom "Mise aux Poings 2001"), ce troisième album étant le seul à avoir eu cet honneur parmi une disco pour le moins foisonnante. Un désaveu ou au contraire une occasion de se repencher sur un album dont les titres valaient franchement le coup ? Pour moi cette version ’87 avait déjà tout ce qu’il faut, les vociférations de Pujos étant une bonne surprise même s’il a succédé au micro à un chanteur très emblématique. Avec ce lineup, une nouvelle patte vocable reconnaissable et collant parfaitement à l’univers du combo et seulement le compositeur restant intouché, l’album marque un gros sursaut d’agressivité et une régression vraiment jouissive dans un heavy qui s’égosille toujours aux limites de brutalité de ce style, le dernier avant une grosse accalmie d’une dizaine d’années- le groupe se maitrisant dès "Résistances" avant de retourner au charbon à la limite des eaux territoriales du Thrash dans les années 2000.
Le côté cru de cet album n’empêche pas pour autant le groupe d’explorer des dimensions allant du presque posé et larmoyant ("Loin De Nous Tous") au plus sombre ("Seul" qui conclut l’album sur un gros titre bien dense) en passant évidemment par la spécialité locale, la mélodie in your face avec refrain instantanément classique- "Illusion" avec les cris déchirants ou "Danger de Vie" et ses « hey hey hey ! ».
"Mise aux Poings" n’est peut-être pas une pierre angulaire pour la disco de KILLERS mais c’est un opus si explosif que s’il était sorti en 85 à la place de "Fils de la Haine" le groupe aurait fait au moins autant de bruit, j’en mettrais ma main à couper.

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- Serge Pujos (chant)
- Bruno Dolheguy (guitare)
- François Merle (guitare)
- Miguel Caron (basse)
- Philippe Borda (batterie)


1. Rockstar Limite
2. Un Autre Piège
3. Illusion
4. Loin De Nous Tous
5. Show Business
6. Danger De Vie
7. Les Fleurs Du Mal
8. Seul



             



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