Recherche avancée       Liste groupes



      
THRASH METAL  |  STUDIO

Commentaires (23)
Questions / Réponses (2 / 6)
Metalhit
Lexique thrash metal
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

- Style : Divine:decay, Meshiaak, Sulfator, 4 Arm, Xentrix, Lazarus A.d, Overkill, Annihilator, Exodus
- Membre : Death, Dark Angel, Tenet, Strapping Young Lad, Devin Townsend , Impellitteri, Savatage, Dragonlord
- Style + Membre : Sadus
 

 Site Officiel (502)
 Myspace (433)
 Chaîne Youtube (529)

TESTAMENT - The Legacy (1987)
Par DARK BEAGLE le 6 Novembre 2019          Consultée 555 fois

Le Thrash US, s’il devait rester cantonné au Big Four, serait terriblement triste. C’est bien beau, les METALLICA, MEGADETH, SLAYER et ANTHRAX, mais le genre vit également au travers de toutes ces formations qui ont été longtemps cantonnées au rang de second couteau. Dès 1986, de nouveaux groupes émergeaient, mais entre 1987 et 1988, il y eut une explosion incroyable dans le genre, avec de nombreuses formations qui allaient proposer un premier album destiné à devenir tout simplement culte. Difficile en effet de faire l’impasse sur le puissant "The Ultra Violence" de DEATH ANGEL, tout comme sur l’excellent "Forbidden Evil" de FORBIDDEN. SACRED REICH frappait un grand coup avec sa triplette "Ignorance"/"Surf Nicaragua"/"The American Way" et un petit combo de la Bay Area, allait se faire remarquer avec un premier opus aux saveurs de METALLICA prononcées, TESTAMENT.

Difficile de ne pas ressentir l’influence des Four Horsemen sur "The Legacy", elle transpire quand même bien et cela sera souvent reproché au groupe sur ces premiers essais. Mais il serait injuste de définir la musique de TESTAMENT comme étant un plagiat éhonté de METALLICA, les nuances sont assez nombreuses, heureusement pour eux ! Pourtant, il y a tout du départ raté dans cet album. À l’origine, le groupe s’appelait encore The LEGACY et son chanteur n’était autre que Steve Souza. Forcément, pour ce dernier, quand l’opportunité de remplacer Paul Baloff dans un groupe qui avait sorti une pépite du genre (EXODUS et son "Bonded By Blood" d’anthologie) se présente, il n’hésite pas longtemps. Mais comme il a une certaine classe, il suggère au groupe de le remplacer par Chuck Billy, qui officiait alors dans GUILT, dans un registre bien plus mélodique.

Le Grand Chuck ne se fait pas prier, et le groupe reprend l’enregistrement de l’album, avant qu’un nouveau couac se produise. Le nom de The LEGACY était déjà pris et il fallait donc se trouver un nouveau patronyme. La légende voudrait que ce soit Billy Milano (S.O.D et M.O.D) qui aurait donné l’idée de la nouvelle dénomination. TESTAMENT était fin prêt et, en guise de revanche, appellera son premier album "The Legacy". Avant d'en faire une chanson quelques années plus tard. Avec sa pochette assez moche et clichée au possible, la formation allait donc secouer le baobab du Thrash à son tour, avec une belle abnégation qui fait que le combo est toujours présent aujourd’hui. Mais il faut dire qu’avec un tel premier album, même s’il n’arrive pas à la hauteur des premiers DEATH ANGEL ou FORBIDDEN, il aurait été criminel que le groupe ne perce pas.

"The Legacy" est du old METALLICA-like, donc, mais ce qui va le définir le mieux, c’est son côté furieux qui ne s’étiole jamais. De l’imposant "Over The Wall", alpha remarquablement assassin, à "Apocalyptic City", omega titanesque d’un album, TESTAMENT va livrer une partition très conventionnelle, qui reprend les codes du genre, avec un jusqu’au boutisme clairement affiché. Difficile de rester de marbre face aux assauts rageurs de "Burnt Offerings" ou de "First Strike Is Deadly", impossible de ne pas remuer sur le refrain enlevé de "Alone In The Dark" qui nous présente un grand Billy, très à l’aise dans l’exercice ici. Et il y a les fulgurances d'Alex Skolnick, qui est une véritable révélation. Les soli servis par le jeune guitariste sont très raffinés et bien construits, il est certes un brin démonstratif, mais son toucher impressionne déjà, peut-être plus qu’aujourd’hui où il est plus policé. Ses interventions sont toujours un des moments-clés des compositions, qu’il tire vers le haut. D’ailleurs, il a souvent été insinué que TESTAMENT n’était pas un groupe à la hauteur du talent du jeune homme.

Aussi, le résultat final à quand même de la gueule. C’est rapide, costaud, certains titres sont des passages à tabac en règle qui ont marqué au fer rouge bon nombre d’auditeurs ; "C.O.T.L.O.D" reste meurtrier pour les cervicales, malgré le poids des années. L’influence de METALLICA est bien présente, bien moins que sur "Practice What You Preach" toutefois et déjà la formation va commencer à placer quelques gimmcks, des mélodies qui lui seront très personnelles et que l’on retrouvera dans l’idée tout du long de la carrière du groupe, lui donnant une personnalité unique. Eric Peterson est déjà bien en place, il fourmille d’idées, complétées par Skolnick qui vient forcément apporter une plus-value intéressante aux compositions. Chuck Billy n’a pas eu un grand rôle sur l’écriture, signant juste les paroles de "Do Or Die", mais s’impliquant déjà beaucoup. Nous tenons là le squelette de TESTAMENT, sa colonne vertébrale tout du moins, sur laquelle tout va s’articuler ou presque.

La faiblesse de TESTAMENT, dans ses premières années, sera sa section rythmique. Greg Christian, le bassiste, prendra de l’assurance et grignotera un peu plus d’espace d’album en album, mais sur "The Legacy", nous l’entendons à peine, desservi il est vrai par une production assez faiblarde signée Alex Perialas (un de ces gourous de l’âge d’or du Thrash – mais ce qui n’empêche en rien certains albums qu’il a enregistré de souvent subir les affronts du temps et de salement vieillir). Quant à Louie Clemente, il est clairement en-deçà des grands batteurs du genre. S’il arrive sans problème à assurer un rythme rapide et à garder la cadence, il est loin d’être à l’aise sur les breaks et il suffit de se pencher sur un album comme "Low" pour se rendre compte de la différence dans la qualité de l’interprétation, avec bien plus de technicité. Ensuite, sur "The Legacy", Billy fait un travail d’interprétation, sur des textes de Souza, et il donne parfois l'impression de faire la course avec les autres musiciens pour ne pas être distancé. Un petit défaut que l’on ne retrouvera plus par la suite, là encore.

"The Legacy" se veut donc très séduisant, malgré ses petites imperfections. Il demeure encore aujourd’hui un monument – certes mineur – du Thrash et il reste encore l’un des préférés des fans du groupe. Il est celui qui pose les bases, celui qui ouvre le premier chapitre d’une carrière faite de hauts et de bas. En 1987, la nouvelle vague du Thrash US avait les dents longues et comptait bien secouer le carré d’as qui avait donné ses premières lettres de noblesse au style. Et de cette concurrence naissait l’émulation ainsi que de nouvelles idées, qui allaient faire bouger le style dans ses fondations. TESTAMENT n’était alors pas l’élève le plus doué, même si bien appliqué. Mais à force de persévérance et de régularité en termes de sortis, il allait s’imposer comme le principal second couteau d’une scène alors en plein effervescence.

A lire aussi en THRASH METAL :


ANNIHILATOR
For The Demented (2017)
Un peu dément d'être différent !




S.O.D.
Speak English Or Die (1985)
Elle est mosh, la vie...


Marquez et partagez



Par DARK BEAGLE




 
   DARK BEAGLE

 
   FENRYL
   JULIEN
   ODIN
   POSSOPO

 
   (5 chroniques)



- Chuck Billy (chant)
- Alex Skolnick (guitare)
- Eric Peterson (guitare)
- Greg Christian (basse)
- Louie Clemente (batterie)


1. Over The Wall
2. The Haunting
3. Burnt Offerings
4. Raging Waters
5. C.o.t.l.o.d.
6. First Strike Is Deadly
7. Do Or Die
8. Alone In The Dark
9. Apocalyptic City



             



1999 - 2019 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod