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TESTAMENT - The Formation Of Damnation (2008)
Par CANARD WC le 18 Avril 2008          Consultée 12708 fois

J’ai eu beau crier, pleurer et serrer mes petits poings plein de rage : le nouveau DEATH ANGEL était réservé de longue date à RENAUD STRATOVARIUS. Même si j’aime DEATH ANGEL comme c’est pas possible, bah non c’est comme ça. La vie est dure parfois. Alors j’ai serré les dents et POWERSYLV est venu me réconforter. Il m’a fait un poutou et m’a proposé pour atténuer mon gros chagrin de me filer le promo du nouveau TESTAMENT. Qu’il en soit béni jusqu’à la 5ème génération et que son nom soit acclamé jusqu’en Corée du Nord. Je lui dédicace cette chronique, lui qui se bat tous les jours avec les labels au nom et pour le compte de NIME.

Ceci étant dit, j’aurais quand même préféré avoir le dernier DEATH ANGEL… (1)

Sans être une mauvaise pioche, ce nouvel album de TESTAMENT est à la fois assez décevant et intrinsèquement correct. Je vois vos yeux avides quémander quelque explication, mais avant cela un petit rappel historico-contextuel s’impose :

RAPPEL HISTORICO-CONTEXTUEL

TESTAMENT est un gros poisson dans le milieu du Thrash. Certains vont même jusqu’à fantasmer sur un éventuel « Great Quintet » du Thrash qui n’existe pas. Je trouve ça un peu exagéré (ne serait ce que pour la filiation Metalliquesque trop évidente), mais bon. Bref, TESTAMENT, c’est 1987 – 1999, 8 albums, une grosse activité, pas mal de fans, le respect de tous, des erreurs (bien entendu) et des bombes Thrash disséminées un peu partout dans leur discographie. Alors que « The Gathering » avait ébouriffé tout le monde (avec ThunderDave himself derrière les futs), le groupe se disloque et trépasse. Tout le monde pleure à chaudes larmes jusqu’en 2004. Une reformation se profile, un Live officiel et quelques interviews laissent entrevoir une suite heureuse à ce feuilleton dramatique.

FIN DU RAPPEL HISTORICO-CONTEXTUEL

Nous voici donc présentement avec le retour du come back ressuscité : The Formation of Damnation.

Retour à la (damnée) formation originelle avec un BOSTAPH qui remplace LOMBARDO (logique toussa) et un SKOLNICK qui tricote des solos pour l’hiver. Chuck BILLY a toujours sa grosse voix etc. Les espoirs les plus fous sont permis.

Si cet album était sorti il y a deux ou trois ans, les choses auraient été sûrement différentes. Notre jugement peut être plus clément. Mais c’est bien connu : plus longue est l’attente, plus le risque de débandade est important. Et force est de reconnaître que si le nouveau TESTAMENT fonctionne bien globalement, il laisse après tant d’années un arrière goût de déception.

Peut être est-ce la combinaison de plusieurs défauts secondaires (ce qui est le plus rageant) : des compos correctes mais passe-partout, aucune fulgurance, des solos qui semblent avoir été réalisés indépendamment des titres, BOSTAPH sous employé (et sous mixé j’ai l’impression), un Chuck BILLY qui semble se forcer à varier son chant… Que sais-je encore.

Puis, il y a ce coté « synthèse ». TESTAMENT semble avoir piocher un peu partout dans son vieux répertoire (Low et Practice en tête), pour nous servir une mixture dont le groupe a le secret. Ou plutôt une sauce que le groupe semble facilement réaliser. Reste à savoir si le fait de s’appuyer sur ses acquis de la sorte est ou non une si mauvaise chose.

Après quasi 10 ans d’absence et un album aussi terrible que The Gathering, ce nouvel opus apparaît comme un produit « bridé » (pour ne pas dire limité) dont on attend la suite avec impatience. Pas de quoi non plus hurler à l’infamie, mais pas de quoi non plus se tripoter sous la douche en rugissant de plaisir.

C’est d’autant plus regrettable que Formation of Damnation tabasse bien. Les compos s’enchaînent logiquement, sans qu’aucune fausse note ne vienne gâcher le paysage. Douze titres costauds, sans relief mais d’une cohérence à toute épreuve. Une première pour le groupe qui de tout temps a aligné des perles au coté de fausses notes évidentes. Si les compos sont parfois un peu « convenues », cette homogénéité rend Formation très « easy listenable » et résistant aux multi-écoutes.

Au détour d’un refrain catchy, d’un riff puissant et d’une énergie retrouvée (FEAR en particulier), on en vient à regretter que TESTAMENT ne se soit pas un peu plus défoncé pour nous sortir ce qui aurait pu être THE album de Thrash de l’année. Faute de mieux, on se réjouira de cette résurrection en espérant que TESTAMENT ne se contente pas pour la prochaine fois de participer au Revival Thrash, mais de remettre les pendules à l’heure.


Note : un « gros » 3/5

Morceau préféré : FEAR
Ça tue pas mal : The Formation, The Persecuted, More Than, Afterlife
En deçà : Dangers, Killing Season

(1) Oh ça va, je plaisante.

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   CANARD WC

 
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   (2 chroniques)



- Chuck Billy (vocals)
- Alex Skolnick (lead guitar)
- Eric Peterson (rhythm, lead guitar)
- Greg Christian (bass)
- Paul Bostaph (drums)


1. For The Glory Of
2. More Than Meets The Eye
3. The Evil Has Landed
4. The Formation Of Damnation
5. Dangers Of The Faithless
6. The Persecuted Won't Forget
7. Henchman Ride
8. Killing Season
9. Afterlife
10. F.e.a.r.
11. Leave Me Forever



             



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