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PANTERA - The Great Southern Trendkill (1996)
Par MEFISTO le 7 Juin 2014          Consultée 5433 fois

Quand on a quinze ans et qu'on entend "The Great Southern Trendkill", on se dit que quelqu'un, quelque part, comprend notre colère. On se dit que le défoulement est légal, qu'on peut démolir des murs sans se sentir coupable. Car sur "The Great Southern Trendkill", PANTERA nous invite, encore plus que sur son populaire "Vulgar Display Of Power", à envoyer paître tout ce qui respire... Et encore !

"TGST" est un peu l'aboutissement de ce que PANTERA recherchait, c'est à dire le « Hate Metal made in USA ». "TGST" est un gros doigt d'honneur à la normalité, une morsure de serpent venimeuse qui ne laissera personne vivant. Ce disque marque la fin d'une époque, d'une courte mais intense époque pour nos Texans préférés, comme METALLICA dans les 80's. Et comme tout grand groupe qui aura marqué son temps, PANTERA aura gardé le meilleur pour la fin.

L'album nous montre le PANTERA mature et accompli, celui qu'on a découvert sur "Cowboys", adoré sur "Vulgar", celui dont on a douté de l'orientation et de la consommation de substances sur "Far Beyond". Sur "TGST", il se livre sans ambages et défonce tout. Rien n'y résiste. Ce n'est pas étonnant que j'adore tant le Metal aujourd'hui, ce sont des obus comme celui-ci qui ont forgé mes tympans !

La force première de cette bombe des marais ? L'ambiance. PANTERA est plus qu'en colère sur "TGST", il est démoniaque. Les deux premières plages, la pièce-titre et "War Nerve", nous mettent en appétit assez rapidement avec ce gueulage dément de Phil Anselmo, en forme comme jamais. On ressent déjà le je-m'en-foutisme légendaire du quatuor, qui ne s'étanchera qu'après le fade out final de "Sandblasted Skin".

On a droit à du 1000 mégawatts de puissance et des grondements qui font trembler l'écorce terrestre. Que PANTERA se la joue TGV ("The Great Southern Trendkill", "Suicide Note Part II") ou mid-tempo, voire « groovy à la sudiste » comme sur l'excellente "Drag The Waters", "10's", "13 Steps To Nowhere", il passionne à un niveau jamais atteint auparavant. Encore plus que "Vulgar", qui était un peu mou malgré "Fucking Hostile"...

Que des hits sur ce disque assez difficile d'approche, à cause justement de cette hargne imprégnée partout. "TGST" intimide terriblement et montre une facette très obscure du groupe, ce qui sans se tromper lui a nui auprès d'une frange de metalleux. Des pièces comme "13 Steps To Nowhere", "Suicide Note Part II" et l'ovni "Floods" foutent les jetons encore après 18 ans. En live, c'est encore mieux...

J'ai toujours trouvé également que ce disque était parfaitement équilibré, avec deux des meilleures compos du groupe pour ouvrir l'album, des pièces plus diverses au milieu et une finale forcenée qui permet de revivre le courroux du début. Putain, "Living Through Me", "Floods", "The Underground In America" et "Sandblasted Skin"... Quel carré d'as ! Quatre putain de délires ! La transition entre les deux dernières pistes est juste épique et pousse la folie au maximum...

"TGST" a été une parfaite façon pour PANTERA de dire au revoir à ses fans, car après, à part le Live qui arrachait méchamment, rien ne sera plus pareil. Mais le temps que ça aura duré, les Texans auront réussi un tour de force en offrant quatre albums très différents, autant sur le fond que la forme, qui auront influencé une foule de formations.

Un furieux must, une claque indémodable qui malaxe encore et encore. Le venin résiste au temps.

Podium : trop difficile. Je sais, je triche, mais je m'en fous, cet album tue d'un bout à l'autre.

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   (4 chroniques)



- Phil Anselmo (chant)
- Dimebag Darrell (guitare)
- Vinnie Paul (batterie)
- Rex (basse)


1. The Great Southern Trendkill
2. War Nerve
3. Drag The Waters
4. 10's
5. 13 Steps To Nowhere
6. Suicide Note Part 1
7. Suicide Note Part 2
8. Living Through Me (hell's Wrath)
9. Floods
10. The Underground In America
11. Sandblasted Skin (reprise)



             



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