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ROCK FATIGUé  |  STUDIO

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1971 Nazareth
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NAZARETH - The Catch (1984)
Par DARK SCHNEIDER le 11 Décembre 2021          Consultée 835 fois

À force de vouloir à tout prix maintenir un rythme élevé de sorties, il fallait bien que NAZARETH se plante. On se rend d'ailleurs compte que cette mentalité de produire toujours plus ne date absolument pas d'hier et qu'en ce début des années 80 s'il y avait certes moins de groupes, ceux-ci produisaient des albums à une cadence imbécile les menant à un épuisement professionnel inévitable. Le goût pour le "tout, tout de suite" et le "jetable" n'est pas qu'une tare des milléniaux, les "anciens" feraient mieux d'y réfléchir avant de faire des leçons condescendantes aux jeunes à ce sujet.

Il suffit de toute façon de voir la pochette de cet album pour immédiatement comprendre que ça part mal cette histoire. Ne venez pas me dire qu'il est de bon ton de s'offusquer d'une image machiste, car force est de constater que cette pochette est tout simplement laide, sans humour, sans subtilité, sans charme, et sans non plus l'aspect sulfureux d'une pochette de SCORPIONS. C'est complètement à côté de la plaque comme nous le confirme aussitôt l'horrible "Party Down" qui ouvre l'album, le groupe touche le fond, là, avec ce titre répétitif, long, laid, et toujours plus synthétique que jamais. Comment ont-ils pu en arriver là ?

On n'aura jamais vraiment d'explication, le groupe se contentant de dire que cette période n'est pas la meilleure de sa carrière. On constatera cependant que les Écossais sont revenus à leur formation originelle puisque Billy Rankin a décidé de mettre les voiles pour tenter une carrière solo. Une fois de plus les compos sont toutes signées par l'ensemble des membres, cette collégialité d'écriture disparaîtra sur les albums suivants. En tout cas, Manny Charlton ne semble pas spécialement dérangé par le départ de son partenaire de jeu, ce qui lui permet de reprendre pleinement ses droits. "Party Down" est peut-être un opener horrible mais on sera ainsi amusé de retrouver les fameux solos de slide pas très proprets et même un brin bouseux de notre ami.

Le groupe n'hésitait pas à évoquer un retour aux sources, pourtant "The Catch" est tout aussi mou que "Sound Elixir" et persiste totalement dans cette voie absurde d'un son trop travaillé et voulant à tout prix user de tous les gimmicks de l'époque. L'absence totale de réaction et de remise en cause de la part du groupe suite à des ventes en chute libre et des problèmes de management de plus en plus gênants à de quoi laisser songeur. D'autant plus à une époque où le Glam Metal s'impose avec son lot de groupes s'inspirant de NAZARETH (HANOI ROCKS par exemple). Mais non, cela ne fait pas réagir NAZARETH. Tout au plus on remarquera que le clavier se fait peut-être un peu moins présent (et encore...), tandis que la gated reverb se manifestera de façon plus ou moins forte selon les titres (mais quand elle là, vous l'entendez et pas qu'un peu !!). Dan McCafferty semble toujours peu disposé à vouloir brailler comme au bon vieux temps. Darrel Sweet et Pete Agnew en profiteront en se réservant chacun leur petit moment de gloire avec des passages mettant plus en avant leurs instruments, quand ce n'est pas tout un morceau en entier ("You Don't Believe In Us", dont le final tire vers la New Wave).

Ne parlons même plus de Hard Rock, c'est carrément le Rock'N'Roll qui est le parent pauvre de cet album (représenté essentiellement par le Boogie Rock banal et mou qu'est "Sweetheart Tree"). NAZARETH justifiait en partie cette approche en indiquant qu'ils étaient désormais de meilleurs musiciens qui ne se contentaient plus de quelques accords bourrins comme quand ils étaient dans leur vingtaine. Certes, c'est sans doute très vrai, mais quel intérêt quand la qualité des compositions ne suit pas ? Les morceaux dans leur ensemble sont peu marquants, parfois trop longs et lassants ("Party Down", "Moondance", "This Month's Messiah"), peu mémorables, et témoignent d'un refus presque total de tout sentiment d'urgence (à l'exception de ce "Last Exit Brooklyn" plus dynamique que le reste). Même le titre Folk de rigueur ("Love Of Freedom", aux relents très celtiques) se montre bien timide.

En 1984, NAZARETH est donc devenu un groupe de Rock tranquille, qui certes vit avec son temps et utilise toutes les technologies possibles, montre qu'il n'est pas constitué de musiciens limités, mais rate sa cible. On notera d'ailleurs un retour des reprises, un peu comme ci le groupe n'avait plus autant confiance en ses propres compositions. Le groupe sortira "Ruby Tuesday" des STONES en single, sans totalement la transformer, il se l'accaparera avec son son actuel, mais NAZARETH a des reprises bien plus mémorables à son actif. L'autre reprise, "Road To Nowhere", titre 60s bien plus obscur (surtout par chez nous), termine l'album de façon anecdotique. Anecdotique, ça sera le mot de la fin.

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   DARK SCHNEIDER

 
  N/A



- Dan Mccafferty (chant)
- Manny Charlton (guitares)
- Pete Agnew (basse)
- Darrell Sweet (batterie)


1. Party Down
2. Ruby Tuesday
3. Last Exit Brooklyn
4. Moondance
5. Love Of Freedom
6. This Month's Messiah
7. You Don't Believe In Us
8. Sweetheart Tree
9. Road To Nowhere



             



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