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THRASH METAL  |  STUDIO

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1989 Alice In Hell
2013 Feast
2017 For The Demented
 

- Style : Testament, Sulfator
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ANNIHILATOR - Annihilator (2010)
Par DARK BEAGLE le 31 Mai 2020          Consultée 174 fois

Sortir un album éponyme, ça met toujours une petite forme de pression. Il ne faut pas se rater, c’est une carte de visite XXL que l’on présente et sans dire qu’un groupe met en jeu sa réputation, il y a un peu de cela. Pour ANNIHILATOR, dont les grandes années sont définitivement derrière lui, l’opération peut s’avérer délicate. Pourtant, Waters va parvenir à sortir un disque plutôt correct, sans pour autant placer la barre super haut. Du mi-figue mi-raisin, mais qui tire vers la saveur que l’on préfère, ce qui est déjà pas mal en soi.

Diverses petites choses changent. Le batteur, comme d’habitude, mais là, ce n’était pas bien difficile à deviner (la différence avec SPINÄL TÄP ? Les cogneurs d’ANNIHILATOR ne meurent pas). Est-il besoin de le nommer ? Pas la peine, il ne fera pas date au sein de la formation… Ensuite, le logo habituel n’est pas de la fête, à la place, nous avons le nom du groupe taillé au cutter dans le front d’un zombi. Bien vu Jeff, ça allait bientôt être la mode de ces charmantes bestioles, un point pour toi. En fait, le packaging annonce quelque chose de très dark, mais il n’en sera rien et finalement, ce n’est pas un mal, ce genre d’ambiance ne réussit pas forcément au groupe.

L’album va être partagé entre des morceaux à l’aspect mélodique soigné ("The Trend", en ouverture, qui pour le coup est l’un des meilleurs d’ANNIHILATOR de l’ère Padden, avec ces breaks et ses changements de tempo réussis. Ouverture lumineuse, comme bien souvent devrais-je dire) et d’autres qui sont des prétextes au bourrinage sans âme ("Ambush" par exemple). Enfin, bien entendu, tout dépend de ce que l’on attend d’ANNIHILATOR, mais quitte à aller vers l’excès de vitesse et la violence brute, autant se remettre quelques uns des opus des débuts, jusqu’à "Remains", il y a de quoi faire son choix.

Parce que là encore, le père Waters joue la carte de la sécurité en recyclant ce qui a fait le charme d’ANNIHILATOR, sans chercher à y apporter la petite touche, ce supplément d’âme qui l’avaient rendu si impressionnant, pour ne pas dire génial, au début de sa carrière. Là, ça sent un peu le pilotage automatique sans que cela en soit vraiment. Ça bricole, ça joue, ça essaye de varier le propos mais on reste sur de l’album somme toute générique concernant du ANNIHILATOR.

Heureusement que Padden est là pour assurer le show. Non seulement le mec tient en place (et il arrive à dire merde quand Waters vient le voir avec des ballades. Ce mec était vraiment en or), mais il s’améliore de disque en disque, s’imposant de plus en plus comme un frontman qui a de la gueule. Il est juste dommage qu’il officie sur certains des disques du groupe parmi les plus quelconques, il aurait mérité un meilleur destin. Mais là, il assure. Sur "The Trend", il m’a franchement impressionné, vu comme il maîtrise son sujet. Même sur les morceaux les plus violents il en impose, ses beuglantes rendent bien et sauvent la redondance de ces titres, qui malheureusement sont irrémédiablement plombés par les plans de Waters qui ne font plus recette.

Allez, la reprise du "Romeo Delight" de VAN HALEN m’a bien fait sourire également, donc je vais être indulgent et mettre un bon 3/5 à ce disque. Plus sérieusement, il tient assez bien la route, même si j’aurais apprécié, personnellement, qu’il explore un peu plus le chemin qu’il semblait tracer avec "The Trend", avec cette écriture plus compliquée, plus exigeante, mais que Waters semble aujourd’hui réserver à ses openers avant de combler ses albums par des morceaux plus convenus, histoire de bien meubler le truc. Dommage, il est capable de bien mieux.

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   (3 chroniques)



- Jeff Waters (guitare, basse, chant)
- Dave Padden (chant)
- Ryan Ahoff (batterie)


1. The Trend
2. Coward
3. Ambush
4. Betrayed
5. 25 Seconds
6. Nowhere To Go
7. The Other Side
8. Death In Your Eyes
9. Payback
10. Romeo Delight



             



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