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ANNIHILATOR - Set The World On Fire (1993)
Par CANARD WC le 25 Octobre 2006          Consultée 9570 fois

Les coups de foudre métallique, vous y croyez ?
Mais si vous savez, ces albums qui vous plaisent « instinctivement », dans lesquels on rentre comme dans des chaussons. La musique instantanément familière qu’on a l’impression de connaître depuis toujours. Perso, rien qu’en Thrash, je ne compte plus tous mes « coups de foudre Metallique » : Ride, Reign, Rust, Bonded... et... et Alice in Hell d’ANNIHILATOR !

C’est avec Alice in Hell que j’ai découvert ANNIHILATOR. Quelle claque quand j’y repense ! Rien qu’à l’idée de me pencher sur le reste de leur disco me plongeait dans un état de délicieuses excitations. Et Set the World on Fire fut l’album que j’ai ensuite eu entre les mains.

« Set the World on Fire ». Putain mais rien que le titre était génial. « Foutre le feu à la planète entière » : quel programme mes amis ! Quand on voit ce qu’a fait la bande à Jeff WATERS sur Alice in Hell, on imagine le massacre si en plus on leur file des lances-flammes avec pour ordre de tout cramer...

Le problème, c’est qu’ANNIHILATOR n’y est pas allé aux lances-flammes. Pas même au chalumeau. Une boite d’allumettes mouillées et encore. Plutôt à la « Koh Lanta » avec deux brindilles et un silex. Et pour foutre le feu partout c’est pas la joie.

Set the World on Fire marque la volonté du groupe de passer à quelque chose de plus « mainstream ». Le Thrash des virtuoses cède donc sa place à un Heavy un peu faiblard, truffé de ballades bien « FM ». Ma déception à l’époque fut telle que je n’ai pas écouté l’album jusqu’au bout. Dès le début du deuxième morceau (« Phoenix Rising »), j’ai sorti le CD de la chaîne pour vérifier s’il ne s’agissait pas d’une erreur. Il s’en est suivi un retentissant : « C’est de la merde » et j’ai laissé tombé cet album et le groupe par la même occasion.

Alice in Hell m’avait subjugué, Set the World on Fire m’avait dégoutté.

Puis les années ont passé. J’ai appris entre-temps qu’un groupe pouvait très bien exceller dans des styles différents. J’ai donc récemment remis les couverts avec cet album. L’erreur principale avec Set the World on Fire consiste justement à prendre l’album en s’attendant à du Thrash qui dépote. Faute de tabassage en règle, les thrasheurs canadiens nous propose un album de Heavy « commercial ». Pour l’apprécier à sa juste valeur, il nous faut donc avant tout mettre de coté nos préjugés, pour se concentrer uniquement sur la musique.

Et à ce titre, Set the World on Fire se montre plus convaincant qu’on ne l’aurait cru. ANNIHILATOR a rodé sa galette comme du papier à musique : chaque titre a été travaillé avec un souci du détail qui force le respect. Même les ballades font mouches (« Phoenix Rising »). L’agressivité parfaitement contenue est distillée par de savantes petites touches pour ne pas effrayer les plus prudes oreilles (« Sounds Good to me », « Snake in the Grass »...). Globalement, on a là un album parfaitement « emballé c’est pesé », avec les riffs qui suivent et l’alternance calme / agression dans les compos qui va bien. Tout cela a été pourtant mille fois déjà vu, mais ça fonctionne. Encore.

Avec Set the World on Fire, ANNIHILATOR a écrit sa recette du succès. A tenté du moins. Parce que s’ils ont tout mis et dans le bon ordre, l’histoire nous apprendra que ça n’a pas vraiment fonctionné. Ils pensaient sûrement en vendre des palettes entières, accrocher le marché US... mais ce fut au final un beau ratage.

L’absence de succès ne doit cependant pas nous influencer quant aux qualités intrinsèques de la galette (médodie, compo, inspiration...). Les renier confinerait à de la malhonnèteté intellectuelle. Rien que ça. Même sur la démarche, comment leur en vouloir ? METALLICA peu de temps avant venait bien de vendre son âme au diable. Pourquoi pas eux après tout ? Les voies des Charts sont impénétrables.


Pour foutre le feu partout, ANNIHILATOR s’est effectivement équipé d’une petite boîte d’allumettes toute pourrie. Mais peu importe la flamme de départ, c’est de la puissance du combustible que jaillissent les grands incendies. Ne jamais se fier aux apparences. Et avec "Set the World on Fire", il s’en est fallu de peu pour que la dévastation soit totale.


Note : 4/5

Morceau préféré du Canard : Knight Jumps Queen
Morceau pas terrible que j’aime : Snake in the Grass
Morceau bien que j’aime pas : Brain Dance
Beurk tout court : Bats in the Belfry

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   CANARD WC

 
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   (2 chroniques)



- Aaron Randall (chant)
- Jeff Waters (guitare)
- Neil Goldberg (guitare)
- Wayne Darley (basse)
- Ray Hartman (batterie)
- Mike Mangini (batterie)


1. Set The World On Fire
2. No Zone
3. Bats In The Belfry
4. Snake In The Grass
5. Phoenix Rising
6. Knight Jumps Queen
7. Sounds Good To Me
8. The Edge
9. Don't Bother Me
10. Brain Dance



             



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