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THRASH METAL  |  STUDIO

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ANNIHILATOR - Schizo Deluxe (2005)
Par FREDOUILLE le 14 Janvier 2006          Consultée 8908 fois

I am the Beast evil,
I will install,
I shall ignite the fire,
Burn you all.

Il est en effet très clair qu'à l'écoute de ce nouvel album, la "Bete" est furieuse comme si elle était blessée dans son amour propre et est vraisemblablement disposée à nous liquéfier dans les chaudes flammes de l'enfer tant ce "Schizo de luxe", onzième album studio pour le groupe canadien ANNIHILATOR, toujours emmené de main de maitre par l'ingénieux et génial compositeur Jeff Waters, dont la réputation n'est plus à faire, est une véritable tuerie. En effet, jamais, je dis bien jamais, le groupe n'avait paru aussi virulent, furieux, agressif que ce soit musicalement (le furieusement thrash "Drive" en est l'exemple type) ou vocalement (toujours sur "Drive" - chant saccadé ou hurlement à se déchirer les cordes vocales - C'est au choix!) -:).
Pour l'occasion, Jeff Waters s'est entouré d'un batteur de session en tout point remarquable, Tony Chapelle, et a renouvelé sa confiance pour le chant à l'époustouflant Dave Padden qui nous avait par ailleurs déjà épatés sur le précédent opus "All for you" (2004) et parvenait du meme coup à nous faire oublier le non moins excellent Joe Comeau. C'est bien entendu Jeff Waters qui s'est encore occupé des guitares et de la basse.

"Schizo de luxe" ne fait donc pas dans la dentelle et me parait indiscutablement plus direct et homogène que "All for you" (pas de ballade ici). Je dirais que ce nouvel album combine à merveille le coté old-school du groupe (les passages speed, enchainements de haute volée et innombrables soli vous rappelleront indubitablement les albums cultes que sont "Alice in hell" et "Never, neverland") et le coté moderne et novateur de la scène metal actuelle, l'ensemble servi par une production monstrueuse.
On entre très vite dans le vif du sujet avec "Maximum Satan", un titre globalement mid-tempo meme s'il sait se faire violence quand il le faut. On y retrouve les guitares mordantes, riffs et soli si caractéristiques de Jeff Waters. A noter quelques petits passages acoustiques tels que l'on pouvait en trouver sur le titre "Alison hell" ou soli à la "Human insecticid" (album "Alice in Hell"). Pour une entrée en matière, rien de tel que ce "Maximum satan", c'est du puissant et de l'efficace!!!
On enchaine avec le génialissime et virulent "Drive" lequel déboule avec son intro à la "King of the kill". Un morceau terriblement thrash agrémenté de breaks géniaux et doté d'envolées guitaristiques totalement irrésistibles et d'un solo de basse assez bien ficelé il faut bien le reconnaitre. A noter que Dave Padden est impressionnant sur ce titre, il nous explose littéralement les tympans tant il y apparait en hurleur furieux.
"Warbird" pourra vous paraitre un peu plus "commun" dès ses premières notes, mais il n'en est rien. Jeff Waters signe là un titre quelque peu novateur dans ses riffs et ses sonorités de guitare. A noter un break pas piqué des vers qui pourra vous rappeler l'album "Never Neverland". A noter que Dave Padden s'écorche les cordes vocales durant quelques "petites" 15 secondes à la fin du morceau.
Voici maintenant les deux morceaux que je préfère de l'album : "Plasma zombies", titre novateur et ingénieux, tantot mid-tempo, tantot speed agrémenté de breaks acoustiques carrément géniaux donnant au morceau un coté quelque peu malsain. Vraiment excellent. Vous rajoutez à cela un petit refrain en voix claire qui s'incorpore dans ce magma de violence et d'intelligence avec une limpidité exemplaire.
Et maintenant que dire du génial et speed "Invite it" dont la rapidité d'exécution vous rappellera sans aucun doute l'époque "Alice in Hell" ou "Never, Neverland" et dont le riff vous rappellera l'époque de l'excellent "Remains" (sonorité légèrement crade, limite indus). Ce morceau est un petit bijou et fait également la part belle aux mélodies (passages en voix claire) et soli reconnaissables entre mille.
"Like father, like gun" est un titre un peu plus conventionnel dans l'esprit avec de grosses guitares bien groovy qui me fait d'ailleurs penser à du BLACK LABEL SOCIETY puissance 5. Bref, très bon titre ou efficacité et groove se marient à merveille.
"Pride" est un morceau carrément speed au refrain accrocheur sur lequel Jeff Waters s'en donne à coeur joie. A noter un break totalement dévastateur où les riffs de Jeff Waters font carrément mouche (du thrash speed excellent en quelque sorte) et une petite expérimentation vocale de Dave Padden dans les aigus qui n'est d'ailleurs pas sans rappeler les déjantés de ZIMMER'S HOLE. Délire ou délice???
"Too far gone" à l'introduction carrément trippante aurait pu tout à fait figurer sur l'album "King of the kill" puisque l'on y retrouve d'une part les excellents riffs et soli de l'époque et d'autre part parce que c'est Jeff Waters qui pousse la chansonnette sur ce titre. Bien que plus basique, ce morceau à riffs n'en demeure pas moins efficace et excellent.
On en arrive maintenant aux deux derniers morceaux de l'album : deux titres que je trouve décalés par rapport au reste de l'album. "Clare" et son refrain légèrement "radiophonique" est assez étonnant pour du ANNIHILATOR. Et que dire de son break et de ses soli très "Rock'n'roll". Mais rassurez-vous ce morceau nous réserve par la suite quelques autres petites surprises de premier choix : petits soli harmoniques de Sieur Waters donnant au morceau un coté quelque peu glauque ainsi qu'un break ultra puissant flirtant avec le PANTERA de l'époque "Vulgar display of power".
Enfin, l'album se termine par "Something Witchy", un titre pas vraiment mauvais, bien au contraire mais qui ne ressemble pas vraiment à du ANNIHILATOR, meme si Jeff Waters se montre particulièrement inspiré sur ce morceau. Néanmoins, le chant de Dave Padden me casse légèrement les oreilles sur ce morceau. Morceau qui m'empêchera donc de mettre la note maximale à ce nouvel album d'ANNIHILATOR.

Quoiqu'il en soit, ce "Schizo de luxe" est un excellent cru d'ANNIHILATOR, plus thrash, plus speed que jamais et qui nous ferait presque oublier les 3 précédents albums (albums que j'ai adorés!). Les titres de ce nouvel album s'écoutent avec un bonheur et une facilité déconcertants tant l'ensemble est techniquement irréprochable, et musicalement d'une limpidité phénoménale. Un album qui donne furieusement envie de headbanguer et qui est servi par un chant tout bonnement excellent. A l'écoute de cet album, vous conviendrez avec moi que Dave Padden a encore franchi un palier et qu'il demeure plus que jamais l'un des meilleurs vocalistes du genre.
Il y a des groupes comme cela dont on achète les albums les yeux fermés car on est sur de ne pas etre déçus. ANNIHILATOR fait incontestablement partie de ceux là!!! Avis aux amateurs!

PS : A noter que l'édition limitée de l'album présentée sous la forme d'un magnifique digipack, au livret très soigné, comprend trois titres bonus : un remaster de "The one" (titre figurant sur "All for you") et deux démos au son un peu crado (époque oblige?) : "I'm in command" avec Coburn Pharr au chant (1990) et "Annihilator" avec John Bates au chant (1985).

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   FREDOUILLE

 
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- David Padden (vocals)
- Tony Chapelle (drums)
- Jeff Waters (guitars, bass)


1. Maximum Satan
2. Drive
3. Warbird
4. Plasma Zombies
5. Invite It
6. Like Father, Like Gun
7. Pride
8. Too Far Gone
9. Clare
10. Something Witchy
11. Weapon X (bonus Track)
12. I Am In Command (bonus Track)
13. Annihilator (bonus Track)



             



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