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THRASH METAL  |  STUDIO

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1989 Alice In Hell
2013 Feast
2017 For The Demented
 

- Style : Testament, Sulfator
- Membre : Primal Fear, Luca Turilli's Rhapsody, 21 Octayne, Omen, Cyhra
- Style + Membre : Overkill
 

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ANNIHILATOR - Schizo Deluxe (2005)
Par DARK BEAGLE le 23 Mai 2020          Consultée 222 fois

Parfois, cela fait du bien de faire une pause. De se couper de ce que l’on faisait, sous peine d’exploser, craquer et hurler à la lune tel un possédé. Ou un loup garou pour les fantasticophiles. Après avoir bien entamé la discographie de ANNIHILATOR en kro-x, il a fallu que je m’arrête sous peine de me fendre d’un lapidaire « mais c’est de la merde cette connerie ! ». Parce qu’il faut bien l’avouer, ANNIHILATOR, c’est à peu de variations près toujours la même chose. Et au bout d’un moment ça saoule. Mais grave.

Après, Jeff Waters est doué. Ça, ce n’est pas le problème. Mais son don a évolué avec le temps. De riffeur fou, soliste de haut niveau et tout et tout, il est devenu un recycleur de génie. Il n’invente plus grand-chose, sinon des variations et il applique ses vieilles idées comme si elles étaient neuves, avec un entrain jamais feint. Vous allez me dire « ouais mais le Thrash, c’est quand même un peu un style qui tourne en rond, non ? ». Pourtant, il y a toujours eu des groupes dans le style qui ont su repousser les frontières, leurs frontières et au début de sa carrière, ANNIHILATOR en faisait partie.

Ajoutez à cela un batteur, Tony Chapelle, qui n’a pas la finesse d’un Mike Mangini, d’un Randy Black voire même d’un Ray Hartman. Le résultat ? Du bourrinage intensif sur lequel Waters surenchérit à la guitare (et à la basse, restriction de personnel, etc, etc…). Et franchement, ANNIHILATOR en mode frappadingue, c’est moche. Ça perd de sa saveur. "Alice In Hell" présentait une forme de bourrinage à sa manière, mais il s’agissait d’un bourrinage éclairé si vous me suivez. Les mélodies étaient tenaces et chaque morceau était propice à une démonstration de force qui ne donnait pas l’impression d’être faite par des égoutiers postulant à la WWE. Là, ça se contente de taper, fort de préférence, et de mettre au final l’efficacité au clou.

Parce que non, "Schizo Deluxe" n’est pas efficace. Un morceau comme "Plasma Zombies" bourrine dans le vide, tout le monde se contente de tabasser, jusqu’à James Padden qui éructe plus qu’autre chose. Et ben ça ne fonctionne pas. Merde, comparons ce titre avec "Human Insecticide" qui date tout de même de 1989. Ben le vieux titre s’avère bien plus efficace que le nouveau, parce qu’il était habilement construit, qu’il était à la fois vindicatif et nuancé et que le chanteur qui officiait dessus avait mine de rien un sacré charisme. Là, Padden ressemble à une huître en colère.

Ah mais on ne va pas tout jeter non plus, hein. Il y a de bonnes choses sur cet album et un titre comme "Invite It" est une excellente surprise, avec un Padden qui module beaucoup plus et des mélodies qui s’invitent pour embellir le tout. Ce n’est pas un grand morceau, faut pas déconner non plus, mais après le lessivage de cerveau qu’est "Plasma Zombies", ça fait franchement du bien. "Maximum Satan" vaut aussi son pesant de cacahuètes, une ouverture puissante et bien menée, un des morceaux sur lesquelles Waters s’est le plus appliqué.

Mais – et merci à James Padden pour cela – il n’y a pas de ballades sur cet album. Vu les calamités présentes sur "All For You", ce n’est pas un luxe. Le chanteur disait à Waters qu’il n’avait pas trop envie d’en chanter, ce qui emmerdait le guitariste qui aurait aimé pouvoir en poser deux par disques (grand fou, va !). Après, cela aurait permis une petite pause bienvenue au milieu de ce déluge de brutalité gratuite et sans trop d’âmes.

A la base, j’étais parti pour mettre un 2/5, qui ressemblait déjà à une note abyssale. Mais j’irai jusqu’au 1, qui exprime bien la déception qui fut mienne à la découverte de ce disque qui a eu un nombre assez fou de chances d’essayer de me séduire. Mais rien à faire. Ici, l’ADN ANNIHILATOR est comme altéré, et le groupe va entrer dans une ère où il n’invente plus rien et où les albums deviennent interchangeables, indignes de ce que la formation fut à ses débuts. Putain de nostalgie…

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   (2 chroniques)



- David Padden (vocals)
- Tony Chapelle (drums)
- Jeff Waters (guitars, bass)


1. Maximum Satan
2. Drive
3. Warbird
4. Plasma Zombies
5. Invite It
6. Like Father, Like Gun
7. Pride
8. Too Far Gone
9. Clare
10. Something Witchy
11. Weapon X (bonus Track)
12. I Am In Command (bonus Track)
13. Annihilator (bonus Track)



             



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