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ARIA - Megalomania (1985)
Par JEFF KANJI le 7 Février 2019          Consultée 293 fois

Du fond des caves moscovites, Alik Granovsky et Andrey Bolshakov (qui n'intervient qu'aux chœurs ici) joignent leurs forces à celle du talentueux Vladimir Holstinin pour former ce qui va s'affirmer dès ce premier album comme la formation de référence du Heavy Metal russe. L'Union Soviétique ne facilite pas ce genre d'entreprise et le groupe sortira clandestinement ce premier album le 31 octobre 1985.

L'année n'est pas anodine car IRON MAIDEN vient de percer le rideau de fer pendant son World Slavery Tour et marque durablement les hardos slaves. Et pourtant cette influence sera beaucoup plus marquée à l'arrivée de Vitaly Dubinin. Pour l'heure l'équipe de choc, formée de futurs musiciens et/ou fondateurs de MASTER et GORKY PARK livre une partition soignée, déjà particulièrement bien produite (même si d'évidence on n'est pas au niveau des productions rutilantes anglaises), et pour le moins intrigante.

ARIA est à l'époque constitué d'un guitariste et d'un claviériste, même s'il apparaît assez nettement que la musique est écrite pour deux six-cordes, ce qui justifiera l'intervention d'Andrey Bolshakov dès le stade des démos de l'album suivant. Car s'il se cherche encore, ARIA a déjà une personnalité balbutiante, un sens mélodique bien particulier notamment, qui ne renie en rien ses origines russes. La variété est de mise, entre les morceaux SABBATH-iens type "Volunteer" et le MAIDEN-ien "Torero", premier tube du groupe. Et puis il y a ces ambiances inquiétantes, presque fantastiques : le final de "Volunteer", "Megalomania" et ses sons de voix qui donnent l'impression de se replonger dans le "Heaven And Hell" de VANGELIS.

Mais il y a un élément qui vient donner son unité et son intensité lyrique à cet album, vous l'avez deviné c'est l'organe déjà incroyable de Valery Kipelov ! Le vocaliste brille de mille feux et se distingue dès les premières encablures de "This Is Doom". Le ténor à la puissance vocale imposante va être l'un des grands artisans du succès d'ARIA et on comprend déjà pourquoi, même si ses lignes vocales gagneront encore en ampleur à l'avenir. Alors certes "Maniya Velichiya" (si on devait le prononcer comme l'original) n'est pas exempt de petits défauts, mais son incohérence n'est jamais au service de l'inconstance, ce qui permet à l'album de se tenir fièrement encore aujourd'hui, même si deux ans plus tard il s'avèrera déjà capable de le surpasser allègrement.

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   DARK SCHNEIDER

 
   JEFF KANJI

 
   (2 chroniques)



- Valery Kipelov (chant)
- Vladimir Holstinin (guitare, chant sur 3)
- Kirill Pokrovsky (claviers, chant sur 3)
- Alik Granovskiy (basse, chœurs)
- Alexander Lvov (batterie)
- Andrey Bolshakov (chœurs)


1. This Is Doom
2. Torero
3. Volunteer
4. Tusks Of Black Rocks
5. Megalomania
6. Life For Free
7. Dreams
8. America Is Behind



             



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