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ARIA - Generator Of Evil (1998)
Par JEFF KANJI le 18 Novembre 2014          Consultée 1336 fois

La chute de l’URSS, ARIA y a survécu. Non sans mal, car elle y a laissé une partie de son feu sacré. Avec un premier aller-retour de Valery Kipelov, et surtout la perte du shredder Sergey Mavrin, "Night Is Shorter Than Day" concluait l’âge d’or du groupe. Car s’il ne se laisse pas démonter et conserve son line-up, le ARIA de 1998, qui a le bon goût de nous présenter son déjà septième opus assorti d’un joli artwork (pour une fois) devra faire face à un marché qui certes se tourne plus que jamais sur le Heavy, mais pas tellement sur sa branche traditionnelle, que la formation russe incarne à la perfection.

Et même si ce "Generator Of Evil" présente d’indéniables qualités, à commencer par sa production, sans doute la meilleure qu’a jamais eu le groupe, et des mélodies caractéristiques du style ARIA, mélangeant harmonies MAIDENiennes et sonorités slaves, la machine a incontestablement ralenti. Le chant de Valery Kipelov, toujours magistral, se fait nettement moins hargneux et il délaisse ses puissantes envolées lyriques pour un chant plus mélodique porté par des tempi plutôt moyens. Adieu donc les grandes échevelées à la "Serving Evil Forces" ou "What Have You Done To Your Dreams" pour taper dans le style plus plombé et mélodique qui a transformé la formule ultime de "Blood For Blood" sur l’album précédent.

L’ensemble des titres ne souffre que difficilement des critiques d’ordre technique, le groupe n’ayant sans doute jamais sonné aussi clairement et Heavy en même temps. Mais par exemple, "Deserter", quelques années plus tôt, serait devenu une sorte de nouveau "Play With Fire", épique et majestueux. Ici, on apprécie la rythmique heavy syncopée des couplets, elle nous caresse l’oreille plutôt que de nous l’écraser d’ailleurs, mais le passage central manque d’entrain pour se révéler pleinement efficace et l’absence de Sergey Mavrin se fait clairement sentir… Les soli manquent de flamboyance, malgré la maîtrise évidente de la recrue Terentiev.

Nouveauté : Vitaly Dubinin, élément plus que moteur depuis son arrivée en 1987, et compositeur principal du groupe avec Vladimir Holstinin, prend le micro sur "Torture By Silence". Plus qu’un renouveau, on assiste à l’une des manifestations criantes du manque de cohésion au sein d’ARIA à l’époque, Valery Kipelov ayant toujours assuré l’ensemble des vocaux sur album. De plus le morceau, certes un peu différent, très axé groove, n’est pas inoubliable, même s’il montre une timide volonté d’ARIA de ne pas se reposer sur ses lauriers, durement gagnés. Kipelov et Mavrin se sont retrouvés pour un projet commun (DARK AGES), pendant que Dubinin et Holstinin ont monté le projet AvARIA avant les sessions de "Generator Of Evil"... Autant dire que ça pue point de vue cohésion, même si les membres du groupe se supportent plutôt pas mal à ce moment-là, la tournée se passant sans ennui majeur.

Sans parvenir à égaler ses prédécesseurs (même pas "Night Is Shorter Than Day") mais sans réellement se montrer indigent, ARIA sort en 1998 un album de plus, et malheureusement c’est tout ce qu’on retiendra. Peu de titres ont en effet eu droit à une postérité live, aux exceptions notables du rapide "Deceit" et de "Sunset" qui semblent encore habités par le grand ARIA, comme l’est "Generator Of Evil" par moments ("Deserter", "Run After The Sun"). Et pourtant… Ce disque fait tristement penser au "No Prayer For The Dying" de la Vierge De Fer. Ici ARIA renoue davantage avec le Hard/Heavy de "Whom Are You With" voire de "Hero Of Asphalt" sans la fougue et l’envie d’en découdre qui animait les jeunes Russes à l’époque. Toujours difficile d’être et d’avoir été. C’est assez timidement que "Chimera" redressera la barre avant qu’un changement de chanteur salutaire ne vienne redonner un second souffle au tsar du Heavy russe.

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   JEFF KANJI

 
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- Ry Kipelov (chant)
- Vladimir Holstinin (guitare, claviers sur 10)
- Sergey Terentiev (guitare, claviers sur 2,9)
- Vitaly Dubinin (basse, claviers sur 1,3,5,7,8, chant sur 4)
- Alexander Manyakin (batterie)
- Margarita Pushkina (textes)


1. Behold!
2. Dirt
3. Deserter
4. Torture By Silence
5. Run After The Sun
6. Deceit
7. Hermit
8. Sunset
9. Diabolic Heat
10. Closed Circle



             



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