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BLOODBOUND - In The Name Of Metal (2012)
Par GEGERS le 19 Décembre 2012          Consultée 2632 fois

L'absence de DREAM EVIL vous pèse, le Heavy Metal à la teutonne des Scandinaves vous donnait le pêchon, la motivation pour vous lever le matin, sortir les gosses, amener le chien à l'école, et vous rendre au boulot. Hosannah ! Voilà que DREAM EVIL est ressuscité, sous la forme de ce premier titre du cinquième album éponyme des Suédois de BLOODBOUND. "In The Name Of Metal", son riff pachydermique, les cris stridents du chanteur Patrik JOHANSSON (qui détient le record de longévité à ce poste), les chœurs gonflés de testostérone, nous donnent l'impression de faire face à un mur d'amplis crachant de douces mélopées Heavy éblouissantes. Car oui, il faut bien tenter de s'enthousiasmer, de trouver un récif auquel s'accrocher à l'écoute de ce nouvel album qui voit BLOODBOUND poursuivre sa régression et son retour à un Heavy des plus basiques, après un "Unholy Cross" déjà peu enthousiasmant. Si le groupe fut un temps considéré comme un espoir du Heavy (tout comme DREAM EVIL d'ailleurs), il faut bien reconnaître que cet espoir a laissé place à un marasme et une indifférence qui stimulent plus la volonté de frapper fort et parer au plus pressé que de se remettre en question et tenter d'innover.

"In The Name Of Metal", le morceau, est donc une tuerie. C'est une constante sur cet album : BLOODBOUND est ras les pâquerettes, à l'image de la troisième coupure pub sur TF1, en plein milieu de Camping Paradis, celle que l'on regarde amorphe, le regard dans le vide et la bave à la commissure des lèvres. Mais les Suédois savent également mettre à leur profit notre temps de cerveau disponible pour faire passer comme une lettre à la poste leur Heavy guerrier et fédérateur. L'esprit humain étant d'une naturelle faiblesse, il se laisse prendre au jeu, à croire que "When Demons Collide", avec ses cavalcades de riffs, sa mélodie épique et cinématique, va être la bande-son de nos futures chevauchées champêtres en compagnie de Fido, le chien de la pub Frolic. Il faut dire que si BLOODBOUND n'invente pas la poudre, le groupe est composé d'éléments de qualité, parmi lesquels l'excellent chanteur Patrik JOHANSSON, qui est sans doute des trois chanteurs qu'a connu le groupe le plus compétent à son poste. Lui-seul parvient à nous embarquer et à nous faire avaler des couleuvres, comme sur "I'm Evil" qui voit sa prestation parvenir à cacher la misère d'un titre Heavy burné certes, mais aussi inventif qu'un sujet de Jean-Pierre Pernault.

BLOODBOUND fait donc de nos faiblesses sa force, et n'hésite pas à jouer sur plusieurs tableaux pour rattraper quelques fans de Heavy égarés hors du troupeau : Il y a là du FREEDOM CALL (le refrain sucré de "King Of Fallen Grace"), du HAMMERFALL ("Son Of Babylon"), et suffisamment de clins d’œils appuyés pour que toute la scène Heavy mélodique européenne se décide à coller un procès aux fesses de ces paltoquets suédois, « façon PPDA ». L'auditeur bienveillant écoutera avec plaisir une première moitié d'album qui regorge de riffs sympathiques et de refrains efficaces, puis s'ennuiera assez vite à l'écoute de ce "Monstermind" inutilement pachydermique ou ce "Bounded By Blood" poussif et redondant. Seule la relecture actualisée de "Book Of The Dead", présentée en fin d'album, permet à l'auditeur de sortir de sa torpeur. Pas de grand mérite, puisque ce morceau étant déjà excellent sur l'album du même nom, il ne fait que confirmer son potentiel à devenir un standard du groupe.

L'album fini, on reste ainsi partagé entre l'envie de se réécouter ces tueries que sont "In The Name Of Metal", "When Demons Collide" ou "Son Of Babylon", et cette légère honte de s'être fait ainsi berner par un album qui, décidément, aura bien du mal à nous tenir en haleine plus de trois ou quatre écoutes. Le cul entre deux chaises, une carrière en pointillés, BLOODBOUND semble décidément bien mal parti pour faire les gros titres des JT...

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- Patrik Johansson (chant)
- Tomas Olsson (guitare)
- Fredrik Bergh (claviers)
- Henrik Olsson (guitare)
- Pelle Åkerlind (batterie)
- Anders Broman (basse)


1. In The Name Of Metal
2. When Demons Collide
3. Bonebreaker
4. Metalheads Unite
5. Son Of Babylon
6. Mr. Darkness
7. I'm Evil
8. Monstermind
9. King Of Fallen Grace
10. Black Devil
11. Bounded By Blood
12. Book Of The Dead (2012 Version)



             



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