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SAMAEL - Above (2009)
Par CANARD WC le 19 Avril 2009          Consultée 7125 fois

« Above » en anglais, ça signifie « au-dessus ».

Après plusieurs écoutes désespérantes d’"Above", je me demande au-dessus de quoi SAMAEL a la prétention d’être. Au-dessus du ras des pâquerettes ou de la fosse des Mariannes, allez savoir. Artistiquement par contre, ça donne une nouvelle illustration de l’infiniment petit. De quoi filer de nouvelles sueurs froides à Pascal (1) vu le misérable niveau déployé par les petits suisses. Comme quoi, en matière de nullité, on peut toujours aller plus loin.

Vous allez me dire que je suis dur, que je suis un enculé notoire, que je suis méchant et que je me gausse du malheur des autres… Blabla. Le pire, c’est que j’exagère à peine (et j’ajouterais qu’à la base j’aime bien SAMAEL). Sincèrement, le contenu même d’Above me laisse pantois devant sa vacuité. C’en est presque fascinant. Toutes les fois que j’ai réécouté l’album, je me suis dit « Nan, c’est pas possible, ça peut pas être complètement à chier ». Bah si. Comment ont-ils réussi avec leur talent à faire un truc aussi nul avec si peu d’inspiration à la minute ?

Ce minimalisme à l’état pur confine au foutage de gueule. Je suppose qu’au moment où j’écris ces lignes, SAMAEL doit être en train de rédiger une lettre d’excuse type à envoyer aux fans en expliquant qu’ils ont eu un moment de faiblesse, qu’il y a eu une couille au moment de l’enregistrement, qu’ils ont quelques problèmes personnels… Que sais-je encore ? Mais doit bien y avoir une raison à ce marasme. JE NE VEUX PAS admettre que SAMAEL ait de son plein gré accouché d’un si horrible bébé. Surtout après un « Solar Soul » encourageant et bourré de potentiels. Rien qu’à ce titre, "Above" est incompréhensible.

Par cet album, SAMAEL a choisi de revenir à ses sources les plus sombres. Soit une espèce de Black Metal. Le problème – bien entendu – ne réside pas dans le choix artistique du groupe (orientation qu’il ne convient pas de contester), mais dans le résultat. Un Black Metal insipide, linéaire, chiant comme la mort, souffreteux, inutile et inepte (pratique ce dictionnaire des synonymes). Les compos sont d’une nullité affligeante : VORPH hurle comme il peut sur une bouillie de riffs, le tout nappé de pauvres synthés. Sur le devant de la scène, la chiantissime batterie programmée aspire toute votre attention (erreur de mixage j’ai l’impression) et fait terriblement tâche. Je dirais sobrement en hommage à Arthur : « Above oscille comme un pendule de gauche à droite, allant de souffrance à ennui (2)».

Reste la question de fond : comment SAMAEL a pu réussir à faire un tel étron ? Je reprends "Solar Soul" par exemple, à la simple évocation de l’album, j’ai tout de suite en mémoire des morceaux comme « Slavocracy » ou « Ave ! ». Y avait des titres accrocheurs, une trame musicale, un « air » à retenir. Sur "Above", c’est le grand RIEN, l’absolu néant, un vide angoissant et vertigineux. Limite si le CD fait pas appel d’air quand vous l’ouvrez. Les quelques notes de musique (je n’ose pas parler de mélodie) ne passent jamais le brouhaha de la batterie et des grattes sous-accordées. Même en faisant preuve d’imagination, on ne sait pas ce qu’a voulu faire SAMAEL. Je me pose encore cette question en rédigeant la sentence.


Bref, "Above" est un album si décevant qu’il en est paradoxal. Jetons donc un voile pudique sur cette incroyable merde en attendant que le groupe se ressaisisse (faut voir le bon coté des choses, ce sera pas bien dur de faire mieux). As usual, il va bien y avoir quelques fans mongolos pour saluer ce retour aux sources (ce « courage ») de la part de SAMAEL. Je suppose que la vacuité d’Above n’a d’égal que l’aveuglement de ceux-ci(3).


Note : 0,0001/5 (l’infiniment grand, l’infiniment petit… toussa)


Morceau détesté : tous.


(1) « Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie » - PASCAL.
(2) Cf. "Le Monde comme Volonté et comme Représentation" – SCHOPENHAUER.
(3) (Spéciale Casse-queue-die) « Il n'existe que deux choses infinies, l'univers et la bêtise humaine... mais pour l'univers, je n'ai pas de certitude absolue » - EINSTEIN.

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