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SAMAEL - Solar Soul (2007)
Par CANARD WC le 6 Octobre 2007          Consultée 6394 fois

Ca fait un petit moment que SAMAEL évolue un peu à part dans le monde du Metal. Forcément, avec leur espèce de Dark-Doom à tendance Black Gothique parsemé de touches Indus et Electro, il n’y a pas grand monde pour les suivre. Leader d’un « sous-sous-genre » dans lequel la concurrence n’existe pas, SAMAEL tente depuis 1996 de se forger une identité et une cohérence. Les deux à la fois mon capitaine.

Comme souvent, les fans hurlent au génie démentiel et les rétracteurs soutiennent que le groupe s’est perdu en route. Comme souvent, c’est pas si simple. Disons sobrement, en évitant tout manichéisme, que la vérité est entre les deux pour un résultat assez mitigé.

Pour les 20 ans d’activisme du groupe, SAMAEL a décidé de revenir en force en arrêtant ses incartades 100 % Electro-synthétiques (Cf. Era One) pour nous proposer un vrai album de Metal avec des poils et de la sueur. Si comme moi on était plutôt allergique à l’évolution trop « technoïde » de la musique de SAMAEL, cette réorientation est plutôt une bonne nouvelle.

Les suisses refont donc du Metal avec plein de décibels, de la grosse basse, des beuglements (option : growl gentillet de Vorph) et même un retour timide de la batterie (dommage que la batterie programmée ait été préférée pour la majorité des titres). Les effets « arabisants » du précédent album s’estompent doucement, mais pas complètement (Cf. « Slavocracy » et « Quasar Waves »). L’ambiance de Solar Soul se veut plus froid, plus martiale – presque totalitaire.

SAMAEL semble vouloir se réapproprier un registre qu’il avait mis de coté ces dernières années. Si globalement l’album se situe dans la droite lignée de « Reign of Light », les ressemblances avec « Eternal » et surtout « Passage » restent nombreuses. Les suisses ont fait de ce « Solar Soul » une sorte de résumé des trois précédents albums. Cohérence ou stagnation artistique : réponse au choix.

Ce coté « synthèse » de cet album lui confère une homogénéité terrifiante. « Solar Soul » est une masse, un bloc impressionnant de 11 titres qui n’en finissent pas. 45 minutes qui en paraissent faire le double. C’est seulement au bout de nombreuses écoutes que l’album s’aère, il défile un peu plus vite, cette première impression de rugosité se transforme et de nouvelles impressions pointent le bout de leur nez. Mais bon sang de bois qu’il est mastoque.

Fin des expérimentations « existentielles » au profit d’un travail bien rôdé, SAMAEL présente alors un nouveau visage, celui d’un groupe à maturité qui sait bien faire sa tambouille. Sans briller mais sans démériter pour autant. Le morceau éponyme est à ce titre révélateur du recul que le groupe a réussi à trouver : un tube qui passe tout seul sans tapage mais agréable, parfaitement pensé et qui ouvre l’album « comme il se doit ». Ce savoir-faire indéniable est le signe d’un groupe arrivé à une certaine maturité musicale. Il y a fort à parier que les successeurs de Solar Soul ne seront que des resucées en plus ou moins bien. Selon l’inspiration et les humeurs du moment.

Son unité fait sa force. Solar Soul s’apprécie en tant que tel, comme une entité dans laquelle chaque titre se justifie. Pas de mauvais élèves ni de rebut, mais une orchestration sans faille pour un résultat monolithique. SAMAEL s’est laissé aller à un album – attendu – pour un résultat clinique qui, par bien des égards, ressemble à une sorte de RAMMSTEIN auquel on aurait insufflé une grandiloquence horrifique (pas étonnant de voir Stefan GLAUMAN au mixage). Les grandes perdantes, ce sont les guitares noyées par la production pendant que les synthès (et autres effets « ambiance ») occupent le devant de la scène.

Sans fulgurance, Solar Soul avance tel un tank lancé à plein régime pour un résultat un peu conventionnel (eu égard à la disco du groupe). Cette absence de surprise est le principal et le plus pertinent des reproches qu’on pourrait lui faire. Pas de quoi crier au scandale non plus. Mais c’est suffisant pour laisser derrière lui cette nuance douce-amère qui laisse quelques regrets. On voulait que SAMAEL continue d’avancer à grands pas. Ils ont choisi de progresser tranquillement à 120 km/h sur la file de droite. Tranquille peinard.


De la noirceur spatiale de Passage aux éclaircissements fugaces d’un Reign of Light, SAMAEL sous la luminosité lunaire de son nouvel opus a trouvé sa vitesse de croisière. La noirceur du groupe a laissé place à une froideur implacable. Reste à savoir quelle face du groupe vous préférez. Dans tous les cas, Solar Soul saura vous combler. Un peu.


Note : un petit 3/5


Morceaux préférés : Slavocracy, Ave
Morceau « savoir-faire » : Solar Soul

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   (2 chroniques)



- Vorph (chant+guitare)
- Xy (claviers)
- Makro (guitare)
- Mas (basse)


1. Solar Soul
2. Promised Land
3. Slavocracy
4. Western Ground
5. On The Rise
6. Alliance
7. Suspended Time
8. Valkyries' New Ride
9. Ave !
10. Quasar Waves
11. Architect (bonus Track)
12. Olympus



             



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