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- Style : Testament, Annihilator
 

 Overkill Wreckingcrew (946)

OVERKILL - Immortalis (2007)
Par CANARD WC le 26 Octobre 2007          Consultée 7193 fois

Canard avance vers la scène, il est bouleversé, il peine à articuler. La grosse boule dans la gorge.

« Que dire ? Tout d’abord dire que je ne m’y attendais pas. C’est une récompense fantastique que cet « oscar du meilleur chroniqueur Metal du Net ». Qui plus est à l’occasion de ma centième chronique pour NIME. Je ne sais pas comment vous remercier (il essuie pudiquement d’un revers de la main une larme). Je tiens tout d’abord à remercier Steph sans qui rien n’aurait été possible, mes proches – ils se reconnaîtront – et tous les amateurs de Thrash qui ont comme moi vibré en écoutant SLAYER... hein quoi ? Ah apparemment, on me demande en réalité de donner cet oscar d’honneur à OVERKILL pour l’ensemble de leur oeuvre. Damned ! »

Canard cède l’oscar à Bobby « Blitz » Ellsworth et s’enfuit de la scène en courant sous les rires de la salle.

...

Immortels, je ne sais pas, mais le moins qu’on puisse dire, c’est que les mecs d’OVERKILL sont increvables. Die Hard New-Yorker. Suffit de faire le ratio : 15 albums en 20 ans de carrière. Un album tous les 1,33 an. Un rythme de stakhanoviste pour une discographie très homogène. Même si tout n’est pas parfait, on ne peut qu’être admiratif devant le travail accompli (et la vitesse d’exécution associée). Cette efficience Thrash incite à l’indulgence. OVERKILL aurait pu au bout de 10 ans baisser le rythme et espacer ses productions. Comme le font l’immense majorité des groupes en passant d’un album tous les deux ans (en début de carrière) à un album tous les 4 ou 5 ans. On ne leur en aurait pas voulu de prendre un peu plus leur temps.

Bah non. OVERKILL ne mange pas de ce pain là. Les new-yorkais n’arrêtent jamais et produisent avec le même entrain du début. Cette fraîcheur juvénile continue de passer sur leur album, elle est vectrice d’une énergie proprement touchante. C’est un rouleau compresseur immuable, réglé comme un coucou suisse.

Saluons donc cette ardeur au travail, j’insiste. Mais pas trop non plus, car le fait de sortir un album « quoiqu’il arrive » est aussi l’un des principaux écueils du groupe. Avec le temps et le nombre d’albums, cette productivité – somme toute « Motorheadienne » - est devenu un brin problématique. La quantité primant à force sur la qualité. Cet état de fait est bien entendu la conséquence directe du savoir-faire du groupe acquis au fil des années. Du coup, avec une poignée de riffs, 3 mélodies et 2 refrains ; OVERKILL pond un album en quelques semaines. Quand on a les ficelles et quelques bouts de tricot, il y a toujours de quoi faire un pull-over.

Il est évident que le groupe refait du neuf avec du vieux, faisant de ce nouvel album une sorte de jeu de piste pour fan attentif. Alternant des éléments « traditionnels » (pour ne pas dire Old School) et des éléments plus modernes, une vague odeur de compromis se fait sentir. Ceci dit, faut avoir le nez sensible pour râler.

En ce sens, Immortalis est un album moyen. Pourtant, ça marche. La sauce prend. Alors pourquoi ? Pourquoi OVERKILL arrive à s’en tirer si facilement avec si peu ? Le métier sans doute. Et cette conduite des morceaux qui transpire de professionnalisme, une articulation parfaite et une certaine diversité. Arrêtez de rigoler. Prenons les trois premiers morceaux :
« Devil in the Mist » : un titre speedé qui tabasse comme au bon vieux temps (ça ne vous rappelle pas un certain « Hello from the Gutter » sur Under Influence ?). Suit « What it takes » qui nous renvoie vers le Thrash plus lourd, plus mid tempo des albums récents. On enchaîne ensuite sur un très étonnant (avec un guest sorti de nulle part : Randy BLATHE de LAMB OF GOD) « Skull and Bones » alternant différents registres. Ca accélère, ça ralentit, ça re-tabasse. On se marre bien avec OVERKILL.

Mais cette triplette est un trompe l’oeil. Sur le reste de l’album, le groupe se montre beaucoup moins inspiré. OVERKILL va se contenter de dérouler de façon plus conventionnelle. Les titres se suivent sans génie mais avec pile poil ce qu’il faut de matières premières pour bâtir un Thrash solide. De la track 4 à 9 (en gros), c’est le grand déballage de la sauce OVERKILL allant du moyen au bon, avec une exception notable (judicieusement placée) : « Walk into Fire ». Ca tue. Rien d’autre à dire. Un riff à décorner les boeufs et un tempo irrésistible. Boudiou que c’est bon ! Ca relance de deux l’intérêt. Suivi. Check. Double paire aux dames.

Il est déjà temps de conclure et force est de constater qu’OVERKILL s’en est encore tiré. Une fois de plus. Il manquait une cerise (en papier mâché) sur le gâteau. Allez hop, ils nous font le coup de la cinquième version du titre éponyme (Overkill V). Un peu facile quand on n’a plus grand chose à dire. Ou comment créer un lien avec le préexistant sans trop se fouler. C’est sûr qu’il en faut plus pour pondre un « Walk into Fire » qu’un « Overkill V », mais bon ça fait toujours plaisir aux fans.


Décidément, sont malins ces New-Yorkais.


Note : un gros 3/5


Morceau préféré : Walk into Fire
Morceau surprenant : Skull and Bones
Ca rappelle le bon vieux temps : Devil in the Mist, Overkill V
On ne peut pas réussir à tous les coups : Shadow of a Doubt, Head On.
"

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   CANARD WC

 
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- Bobby 'blitz' Ellsworth (chant)
- D.d. Verni (basse)
- Dave Linsk (guitare)
- Derek 'skull' Tailer (guitare)
- Ron Lipnicki (batterie)


1. Devils In The Mist
2. What It Takes
3. Skull And Bones (guest : Randy Blathe - Lamb Of Go
4. Shadow Of A Doubt
5. Hellish Pride
6. Walk Through Fire
7. Head On
8. Charlie Get Your Gun
9. Hell Is
10. Overkill V



             



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