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THRASH METAL  |  LIVE

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SLAYER - Decade Of Aggression (1991)
Par CANARD WC le 30 Avril 2006          Consultée 14730 fois

En fin de compte, 'faut pas grand chose pour faire un live correct. Un bon son, un choix judicieux des morceaux, un public pas trop endormi, le groupe à peu près en forme, quelques retouches par si par là, un ou deux remplissages pour l’ambiance, un bon mixage... et hop vous l’avez votre live ! C’est loin d’être ce qu’il y a de plus compliqué à produire. Surtout en Metal où les fans veulent surtout une prestation « carrée ».

Pourtant, plus qu’une compile faite en plein air, il existe quelques lives qui surnagent parmi l’océan des productions ordinaires. Et DECADE fait justement partie de cette race des Lives mythiques. Ça ne veut pas dire pour autant qu’il est parfait – loin de là – mais il a ce quelque chose en plus : DECADE capte plus que du son. DECADE sent la sueur. DECADE a la goût du sang. DECADE capte l’esprit de SLAYER.

DECADE, c’est SLAYER dans toute sa splendeur.

Si on remet un peu les choses dans le contexte, avant ce Live, la puissance scénique de SLAYER était surtout une rumeur. On entendait partout qu’il n’y avait « rien de plus puissant que SLAYER » en concert, que c’était un summum, un pic et une expérience unique, que c’était pas possible de faire plus « fort » qu’eux... blabla. Mais avant que « DECADE OF AGGRESSION » tombe dans l’escarcelle des fans, on avait pas grand chose à se mettre sous la dent : quelques vidéos bidons, des reports, quelques photos éloquentes... mais pas de preuves sonores de la formidable violence du groupe.

Quoi ? Hein ? LIVE UNDEAD ? ... Ah ah ah. J’avais oublié. A peine une moitié de live, un son pourri, truqué et sorti à la va-vite entre deux contrats par quelques mesquines personnes : indigne de SLAYER et de la réputation qui allait bon train avant la sortie de DECADE.

Et DECADE est ce live tant attendu par les fans. Rien que parce qu’il n’est pas décevant, il en devient presque mythique. J’exagère à peine. Plus qu’une synthèse ultime, chaque micro seconde reproduit la puissance, la rage et la brutalité de SLAYER. Et pas n’importe quelle brutalité ! Il s’agit bien de cette brutalité terriblement « crédible », celle qui ne prête jamais à sourire, celle surtout qui trace une ligne sur le sol séparant d’un coté ce qui est VRAIMENT extrême de ce qui ne l’est pas. C’est quasiment l’odeur du souffre qu’on inhale en sortant les galettes de leur coffret. La quintessence du groupe flotte tout au long de cette heure et demie de Metal extrême.

Car c’est bien du coté du Metal extrême que bascule SLAYER. Faut voir cette rapidité d’exécution et cette assourdissante énergie pour comprendre ! Le ton se durcit considérablement, repoussant un peu plus loin les limites du Thrash. Même les morceaux les plus mélodiques prennent une autre dimenssion sur cet effort. Prenez « MANDATORY SUICIDE » et « DEAD SKIN MASK » : ces titres pourtant abordables et mélodiques en deviennent denses et d’une violence inattendue. Je vous parle même pas des « boucheries » comme « REIGN IN BLOOD » (exécuté en moins de 3 minutes, étourdissante de brutalité), « BORN OF FIRE » (une haine sourde à la limite du bourrinage), ou encore « BLACK MAGIC » (mais quelle intensité putain !).

Rien que l’intro, ce brouhaha qui monte... ce public qui scande avec passion : « SLAYER ! SLAYER ! SLAYER ! »... puis ce riff démoniaque... cette intro époustouflante... putain c’est pas possible...

HELLLL AWWWAAAAIIITTTTSSS !!!!

Rien que d’écrire ces quelques lignes, j’ai le cœur qui bat à 200 à l’heure ! Quelle intro mes amis ! « HELL AWAITS » enchaîné sur « THE ANTICHRIST » (solo de fou, refrain blasphématoire, entraînant et agressif) : le ton est donné. ÇA VA CHIER ! C’est la guerre. De quoi faire headbanguer les morts. Et le pire là-dedans, c’est que tout DECADE est à l’avenant.

Mythique, on vous dit.

La relative baisse de régime entrevue sur l’album « SEASONS » est donc infirmée, au profit d’un son compact et d’une débauche de violence qui risque d’en laisser beaucoup au bord du chemin. Et c’est un peu ce qui ressort de ce Live : DECADE est un autre summum. Oui, encore un autre. Il vient ainsi parachever la trinité slayerienne désormais composée du Père REIGN IN BLOOD (l’origine), du Fils SEASONS (la synthèse) et du Saint Esprit DECADE (l’esprit de SLAYER).

Alors je vous vois venir. « Ouais Canard. Pas super objectif quand même. Chronique de fanatique ! ». Même pas vrai. Le Live « parfait » n’existant pas, DECADE souffre bien de quelques petits défauts... Soyons exhaustif. Pour commencer, la production est perfectible : ça manque un chouia de puissance. En clair, il faut quasiment foutre la chaîne à fond pour bien entendre. Niveau Setlist, LOMBARDO n’est pas au firmanent de son jeu : il fait son job mais sur certains titres, c’est prestation minimale (flagrant sur « WAR ENSEMBLE »). De même, ARAYA semble distancé sur certains morceaux : on sent qu’il est à la limite de ses moyens (il en chie sur « ANGEL OF DEATH » par exemple). Résultat : il a parfois du mal à suivre, ce qui affaiblit du coup certains titres. Presqu’un signe avant coureur ça ! Au niveau du contenu sinon, un premier constat : SEASONS est sur-représenté. J’aurais préféré un meilleur panachage des albums (manque une petite originalité), quitte à rajouter un ou deux morceaux moins connus (des exemples ? Pas de problème : « AT DAWN THEY SLEEP », « GHOST OF WAR », « PIECE BY PIECE » ou encore “METAL STORM / FACE THE SLAYER”). Mais bon je chipote là, parce que niveau “tracklisting” c’est quasiment le sans-faute. Allez un dernier bémol pour la route : l’équilibre entre les deux CDs. Le CD1 est mieux foutu que le CD2. On a quasiment tous les tubes sur le premier CD, ce qui rend le CD2 plus dur à digérer.

Mais que sont ces petits « riens » face à l’évidence ?


DECADE est le Live que SLAYER devait faire après SEASONS. Il est sorti au bon moment et est à la hauteur du groupe ce qui constitue en soi un véritable tour de force. Il fait partie de ces Lives, qui en plus d’être terrible, va vous procurer des instants de bonheur metallique uniques. J’en parlais récemment avec un pote fan de SLAYER qui a commencé à découvrir le groupe avec DECADE. Je me rappelle encore de ce qu’il m’a dit :

« J’ai découvert SLAYER avec DECADE. Au début, je dois dire que j’ai dû m’accrocher. Puis au bout de quelques écoutes, c’était terminé. J’étais fan. Accroché à DECADE, c’est comme rentrer dans une secte : une fois que t’es dedans, t’es aspiré ».

Amen.


Moments cultes : l’intro “HELL AWAITS” sur “THE ANTICHRIST”.
Moments forts : MANDATORY SUICIDE, DEAD SKIN MASK, REIGN IN BLOOD, SPIRIT IN BLACK, DIE BY THE SWORD, CHEMICAL WARFEAR.
Moment un peu décevant : ANGEL OF DEATH (ARAYA chie dans la colle).

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- Tom Araya (chant, basse)
- Kerry King (guitare)
- Jeff Hanneman (guitare)
- Dave Lombardo (batterie)


1. Hell Awaits
2. The Anti-christ
3. War Ensemble
4. South Of Heaven
5. Raining Blood
6. Altar Of Sacrifice
7. Jesus Saves
8. Dead Skin Mask
9. Seasons In The Abyss
10. Mandatory Suicide
11. Angel Of Death
12. Hallowed Point
13. Blood Red
14. Die By The Sword
15. Black Magic
16. Captor Of Sin
17. Born Of Fire
18. Postmortem
19. Spirit In Black
20. Expendable Youth
21. Chemical Warfare



             



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