Recherche avancée       Liste groupes



      
BLACK METAL  |  STUDIO

Commentaires (17)
Questions / Réponses (5 / 16)
Lexique black metal
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

- Style : God Seed
- Membre : Arcturus, Mezzerschmitt, Earth Electric, Aborym, Thorns, Aura Noir, Hellfest Open Air Edition, The Kovenant , Nader Sadek

MAYHEM - Ordo Ad Chao (2007)
Par POSSOPO le 13 Juin 2007          Consultée 11527 fois

Il est revenu et tout le monde a peur (ou se marre, question de caractère). Il, c'est Attila Csihar, l'homme qui collectionnait les critiques pour son interprétation sur "De Mysteriis Dom Sathanas". Tout le monde, ce sont les amateurs de MAYHEM. Car, il est toujours bon de le rappeler, MAYHEM, au contraire d'un EMPEROR, peut-être même d'un DARKTHRONE, n'a jamais fait l'unanimité. Pour certains, le groupe ne vaut d'ailleurs que pour les activités extramusicales de ses membres, et surtout ex-membres décédés.
Peu importe votre chapelle, il est une information essentielle qui pourrait bien faire bouger les lignes entre amateurs et détracteurs du combo le plus historique de la scène black norvégienne. "Ordo Ad Chao" ne ressemble pas à "Chimera". "Ordo Ad Chao" ressemble encore moins à "Grand Declaration Of War". "Ordo Ad Chao" n'est pas pour autant un nouveau "De Mysteriis Dom Sathanas". "Ordo Ad Chao" (félicitations pour la nouvelle faute de grammaire), une écriture liquéfiée, un climat de peur. Explication :

MAYHEM n'a jamais été réputé pour ses riffs taillés au couteau. L'anti-thèse d'IMMORTAL. Mais enfin, "Ordo Ad Chao" va plus loin dans la déliquescence que tout ce qu'on a connu auparavant. Il en devient parfois difficile de distinguer les morceaux tant le brouillard règne sur un ouvrage tout en atmosphères. Et dans cette brume ténébreuse, deux personnages prennent un étrange relief. Le premier, c'est Hellhammer, le surhomme, le véritable génie de MAYHEM, qui nous gratifie de frappes tout en contretemps au sang tribal du meilleur effet. Omnipotent derrière ses fûts, le batteur balance aujourd'hui entre blast beats d'une extrême rigueur et déhanchements arythmiques formidablement à-propos. Subtil, surpuissant et parfois révolutionnaire. Le deuxième héros de cette aventure n'est autre qu'Attila lui-même. Car Attila n'est pas un mauvais chanteur, il n'est à vrai dire pas vraiment chanteur, ses performances vocales au sein de son premier groupe, le mésestimé TORMENTOR valant uniquement pour leur caractère et nullement pour une technique inexistante ni un timbre manquant ô combien de versatilité. Seulement, si Attila a souvent failli, c'est pourtant bien lui, la surprise du chef de ce cru 2007. Conscient de ses limites, il use et abuse de ces mélopées mortifères qui sauvaient du désastre sa prestation sur "De Mysteriis Dom Sathanas". Le reste de ses interventions fait dans le bestial, l'animal, le carnassier et s'accommode à merveille de ces nouvelles atmosphères qui font graviter "Ordo Ad Chao" dans un espace effroyable. D'autant plus effroyable que jamais l'attaque tant attendue ne se produit. L'orchestre joue avec nos nerfs, nous laisse flétrir, rongés par une angoisse qui ne s'éloignera jamais.

Revenons sur les comparaisons avec la discographie passée du quatuor. De "Grand Declaration Of War", il ne reste rien. Le deuxième longue durée restera une parenthèse d'expérimentation cyber et post quelque chose. "Chimera" est également loin, très loin et je serais bien le dernier à m'en plaindre. "Deathcrush"…restons sérieux. Et "De Mysteriis Dom Sathanas" alors ?
La question est plus problématique et les points communs existent. En nombre à peu près équivalent à celui des divergences. Oserait-on dire que la présente galette représente "De Mysteriis Dom Sathanas" poussé à l'extrême, celui qu'il aurait finalement toujours du être ? Après la ratatouille froide, l'anulingus et le vote Sarkozy, je me libère aujourd'hui de mes derniers tabous. Oui, "Ordo Ad Chao" reprend la démarche qui avait abouti à l'édification du monument érigé en 1994 et la mène à son terme, technique en sus. Et en cela, "Ordo Ad Chao" est peut-être artistiquement supérieur à son très envahissant prédécesseur. Cela est en tout cas mon avis et si jamais je n'applaudirai à deux mains les créations de MAYHEM, je reconnais que l'artiste vient de m'étonner, à tel point qu'il vient, d'un coup d'un seul, de s'extirper de mon bien trop touffu panthéon de la médiocrité. Si, si.

A lire aussi en BLACK METAL par POSSOPO :


PESTE NOIRE
Macabre Transcendance (2002)
Black metal




NACHTMYSTIUM
Assassins: Black Meddle Part 1 (2008)
Meilleur qu'ENSLAVED ?


Marquez et partagez




 
   POSSOPO

 
   METALINGUS
   ONCLEGUUD
   T-RAY

 
   (4 chroniques)



- Attila Csihar (voix, ambiences)
- Blasphemer (guitares, ambiences)
- Necrobutcher (basse, ambiences)
- Hellhammer (batterie, génie, ambiances)


1. A Wise Birthgiver
2. Wall Of Water
3. Great Work Of Ages
4. Deconsecrate
5. Illuminate Eliminate
6. Psychic Horns
7. Key To The Storms
8. Anti



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod