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- Style : God Seed
- Membre : Arcturus, Mezzerschmitt, Earth Electric, Aborym, Thorns, Aura Noir, Hellfest Open Air Edition, The Kovenant , Nader Sadek

MAYHEM - Chimera (2004)
Par POSSOPO le 22 Avril 2004          Consultée 9564 fois

A Grand Declaration Of War avait aliéné de nombreux fans de MAYHEM tandis que rares étaient les nouveaux convertis à ce black metal très largement abâtardi par des sons rapidement qualifiés de cybernétiques. Ce mariage osé suscita de nombreuses critiques, qui condamnaient entre autres l’abandon de toute une esthétique qui révolutionna en son temps le monde l’extrême et l’assemblage artificiel qui résultait de l’évolution musicale du groupe.

Chimera est donc le deuxième album longue durée du nouveau MAYHEM, celui sans les morts et les églises qui brûlent. Le retour aux sources annoncé par le managérat du combo afin de rameuter les anciens fans est vite démenti car, si le disque est nettement plus compact que son prédécesseur, qu’il ne propose pas ces expérimentations atmosphériques qui affaiblissaient terriblement l’impact d’un opus se voulant novateur, il conserve une ligne directrice similaire, traçant une frontière entre nostalgie black et avant-garde extrémiste et électronique.Les riffs les plus vindicatifs sont toujours nappés de cette fine couche de modernité qui, évitons de l’oublier, n’est point l’apanage du groupe. Snorre Ruch et son casier judiciaire chargé suivent une voie comparable avec son délectable projet THORNS, tout comme le psychotronique DØDHEIMSGARD.

Mais alors que les deux entités susnommées apportent sans nul doute un vent frais dans un sombre et poussiéreux grenier, la formation de Maniac, Blasphemer, Necrobutcher et l’illustre Hellhammer commence déjà à voir se former les premières toiles d’araignées sur son corps décharné. La surprise que constituait A Grand Declaration Of War est passée et ses imperfections n’ont pas toutes été intelligemment effacées. Car plus massif, Chimera ne fourmille pas des mêmes idées que son aîné (certaines sont d’ailleurs reprises avec peu d’élégance) et cette densité retrouvée s’accommode assez mal de riffs souvent quelconques et manquant de brillance. Beaucoup diront aussi que sur les mouvements les plus lourds et les plus lents, le groupe s’en tire moins que correctement. L’occasion est peut-être ratée, comme semblent le démontrer l’excellente psalmodie clôturant my death ou la basse aride et métallique d’impious devious leper lord, dont l’intérêt ne suffit malheureusement pas à masquer les faiblesses de l’ensemble.

Cette nouvelle offrande est étouffée par sa raison d’être, et ne représente pas la version ultime du disque auquel il succède. Il possède lui aussi ses défauts, différents car le gommage des erreurs passées en a fait surgir d’autres. Plus direct, il ne possède pas ce (petit) côté novateur dont pouvait s’enorgueillir l’album sorti en 2000. Evidemment, l’exercice était difficile et le quatuor s’en tire une nouvelle fois honorablement mais possède-t-il tous les atouts qui lui permettrait un jour de faire encore mieux? Le groupe a des choses à dire, mais sont-elles suffisantes et suffisamment bien évoquées? Franchement, tout cela, je ne le crois pas.

Avez-vous remarqué qu’a aucun moment, je n’ai évoqué le nom d’Øystein Aarseth (il n’est jamais trop tard)? Cela signifie qu’il serait anachronique et vain de juger ce disque par rapport à De Mysteriis Dom Sathanas (ne parlons pas de Deathcrush) et que tous ceux qui ont parlé de trahison lors de la sortie de A Grand Declaration Of War peuvent aujourd’hui ravaler leur salive. MAYHEM est mort avec son géniteur. Tout au plus pourrait-on critiquer que cette nouvelle formation ait repris un nom légendaire afin, aussi, d’y gagner une plus grande exposition médiatique. Chimera n’est qu’un cousin très éloigné du disque le plus noir de l’histoire du black metal.

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   (3 chroniques)



- Maniac (vocaux)
- Blasphemer (guitares)
- Necrobutcher (basse)
- Hellhammer (batterie)


1. Whore
2. Dark Night Of The Soul
3. Rape Humanity With Pride
4. My Death
5. You Must Fall
6. Slaughter Of Dreams
7. Impious Devious Leper Lord
8. Chimera



             



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