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FEAR FACTORY - Demanufacture (1995)
Par MEFISTO le 14 Mai 2014          Consultée 3226 fois

Quand j'étais ado, ma collection métallique se résumait à "Demanufacture" de FEAR FACTORY, "Roots", "Schizophrenia" et "Beneath The Remains" de vous-savez-qui et "Vulgar Display Of Power" de vous-savez-encore-plus-qui. J'écoutais ces albums en boucle jusqu'à les connaître par cœur, je les "air drummais", je les décortiquais dans mon sommeil, j'en étais habité.

Mais mon préféré était sans nul doute ce chef-d’œuvre de Metal Indus qu'est "Demanufacture", deuxième album des Américains de FEAR FACTORY, sorti trois ans après le curieux "Soul Of A New Machine", sur lequel le groupe offrait un Death groovy indus très noir. "Demanufacture" s'avérait donc une surprise totale, car tout ce que FF garde de son premier rejeton est cette facture Indus incendiaire qui fera sa renommée. Il mute aussi vers un Thrash moderne acéré et atmosphérique (merci Rhys Fulber au synthé, héros obscur chez FF qui n'aura jamais droit à un statut de membre en règle). C'est aussi en 1995 que la formation commence à jouer des reprises ; ici, c'est l'excellent "Dog Day Sunrise", planté en plein milieu de l'album comme un ovni.

Le premier constat dès que la double pédale de Raymond Herrera brise le silence sur la légendaire pièce-titre (dont le riff est à se jeter par terre) est que le son de FF est aussi étincelant qu'une lame en inox. Ça tranchait déjà d'avec le poisseux "Soul Of A New Machine" et pour 1995, c'était toute une révélation. Sans dire que "Demanufacture" a été le VAN HALEN de son époque pour l'avant-gardisme de la production, il sera toujours un modèle, ne serait-ce qu'en raison du bond de géant effectué en trois ans. Il a aussi réussi à pourfendre les ténors du genre de l'époque, soit les GODFLESH, KILLING JOKE, MINISTRY ou même MARILYN MANSON.

Second constat majeur : les samples et ambiances industrielles et futuristes projettent l'auditeur illico dans une autre dimension qu'on n'avait pas beaucoup explorée dans les 90's. Les images que fait naître le groupe évoquent la sci-fi dans ses plus ténébreux recoins. FF nous montre aussi sa propension au Metal dansant sur "New Breed", énervante un brin mais bluffante. Cette graine que plantait FEAR FACTORY grandira dans le futur avec nombre de E.P. et même quelques albums très axés sur les remix, probablement leur plus grosse erreur avec le recul.

FEAR FACTORY, c'est surtout deux gars archi talentueux : le guitariste et compositeur principal Dino Cazares, dont le jeu sera copié par de nombreux gratteux, et le chanteur Burton C. Bell. Ce dernier a été un des premiers frontman à marquer le monde métallique avec sa variation de timbre, passant d'une voix plus "parlée" à des growls de dingue ou cette fantastique tonalité claire, dont on peut apprécier la beauté à plusieurs moments (notamment à la fin de "Self Bias Resistor", au refrain de "Replica", sur "Body Hammer", "Flashpoint" et le magnifique trio de fermeture).

L'album recèle de classiques indémodables. Outre "Demanufacture", qui reste pour moi une des meilleures rampes de lancement pour un album, on pense d'abord à "Zero Signal" et son bridge mémorable au synthé et sa mélodie percutante, qui sera utilisée dans le navet "Mortal Combat". Comment passer ensuite à côté de "Replica", très différente de "Zero Signal", plus rentre-dedans, qui a permis au groupe de trouver un immense auditoire ? Si les quatre pièces du milieu (à part peut-être "Dog Day Sunrise") sont un chouia moins fortes, FF garde le meilleur pour la fin avec la furieuse "H-K" et la monumentale "Pisschrist", qui nous foutent une de ces raclées... Même la relaxante et planante "A Therapy For Pain" nous force à se cramponner tellement les émotions, déjà à fleur de peau grâce à la fin de "Pisschrist", nous ravagent. FF tentera de recréer ce concept sur quelques albums, mais n'y arrivera pas à ce niveau.

On ressort de ce dédale Indus avec une impression formidable, celle d'avoir été gavé avec soin, on se sent bourré d'énergie et on a surtout envie de recommencer ce tour de manège.

Ce disque m'obsédait à un tel point qu'un jour, j'ai traduit et adapté mon titre préféré, "Pisschrist", pour la chanter en... rap. Oui, moi, j'ai fait du rap. Vous ne pourrez pas dire que je ne vous ai jamais ouvert mon jardin secret, hein ? Bon, sous cette volée de "on s'en fout, connard", je conclus...

"Demanufacture" représente non seulement mes débuts en Metal, mais demeure aujourd'hui une référence de puissance, de production au poil, de variété et de sonorités absolument géniales. Si aujourd'hui les encyclopédiques tentent par tous les moyens de lui trouver des défauts, notamment dans les quatre plages du milieu, je continue de croire que toutes les pièces du puzzle s'emboîtent merveilleusement.

Dire que cet album aura vingt ans en 2015... Et il n'a pas pris une ride et n'en prendra probablement jamais.

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- Dino Cazares (guitare)
- Burton C. Bell (chant)
- Raymond Herrera (batterie)
- Christian Olde Wolbers (basse)
- Rhys Fulber (claviers)


1. Demanufacture
2. Self Bias Resistor
3. Zero Signal
4. Replica
5. New Breed
6. Dog Day Sunrise
7. Body Hammer
8. Flashpoint
9. H-k (hunter Killer)
10. Pisschrist
11. A Therapy For Pain



             



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