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FEAR FACTORY - Mechanize (2010)
Par POSSOPO le 9 Février 2010          Consultée 7827 fois

Pour une fois, parlons notation dès le début de la chronique. Cet album de la reformation vaut une, deux, trois, quatre et cinq étoiles.

Une étoile :
Ah mais quelle pochette atroce ! Dans le genre "Aliens VS Predators", on ne pourrait pas faire mieux donc pire. FEAR FACTORY a eu la bête idée de se trouver un symbole nul (le double F), il le décline toujours plus mal. En plus, le line-up voit l'arrivée d'un nouveau gros et le retour d'un énorme. FEAR FACTORY plus enveloppé que CROWBAR, il fallait le faire. Du gros boudin qui déborde de partout et des photos promos totalement ridicules. Z'ont vraiment l'air de (gros) débiles, Bell et sa bande.

Deux étoiles :
FEAR FACTORY aura été le groupe d'un album, une référence sinon la référence Cyber Metal. Du MACHINE HEAD joué par des fans de Terminator qui auront gentiment écouté GODFLESH en ne retenant du génie anglais qu'une infime partie de son talent. Suffisant pour accoucher d'une petite bombe en 1995, bien trop léger pour nourrir une carrière entière. Depuis "Demanufacture", FEAR FACTORY se sera un peu cherché sans jamais trouver quoi que ce soit de cohérent à proposer à ses fans. Alors, il se sera remis à faire du "Demanufacture". FEAR FACTORY n'est pas un grand artiste, ce n'est qu'un one-shot réussi. Et si "Mechanize" relève sacrément le niveau par rapport à "Transgression", s'il se permet même de faire la nique à "Archetype", inutile de le comparer à l'étalon et unique véritable création absolue du quatuor de Los Angeles, il en deviendrait rouge de honte. Mieux vaut donc penser ce skeud comme un bel expédient pour une nouvelle tournée qui devrait tout arracher grâce à un répertoire passé destructeur et que l'on connaît et à quelques nouveaux brûlots pas franchement innovants mais foutrement efficaces. Des morceaux en béton extirpés d'une galette qui pioche aussi sur "Obsolete" une partie de son inspiration. Et puis, c'est toujours sympa de voir Gene Hoglan en vrai.

Trois étoiles :
Bell et Cazares à nouveaux copains, FEAR FACTORY revit totalement. Bell a retrouvé son chant clair dénaturé depuis des années, Rhys Fulber gratifie ses protégés d'une production ni trop ni trop peu, acérée et cryogénisée comme il se doit. De la surpuissance sans excès. Musicalement, place à quelques gimmicks qui permettent d'enjoliver l'écoute d'un ensemble qui sonne tout de même beaucoup comme le FEAR FACTORY des vertes années. Rien de bien original, on le regrettera mais du bon headbanging des familles, quelques refrains bien sentis et une batterie superstar qui assure le train sans discontinuer. Le minimum syndical est assuré, même dépassé.

Quatre étoiles :
Comment ça, rien de bien original ?
Et le piano inquiétant de "Christploitation" qui laisse à penser qu'un des membres de FEAR FACTORY a déjà écouté DØDHEIMSGARD (géant norvégien qui explose les Ricains dans les grandes largeurs) ? Une mélodie remarquable autour de laquelle se tisse une trame brutale qui poutre avec intelligence.
Et ces autres trouvailles ? FEAR FACTORY ne s'est jamais autant renouvelé. On ne va tout de même pas lui demander de virer jazzy. Un énorme clin d'œil tellement malicieux à "Demanufacture" sur la fin d"Industrial Discipline" (vous retrouverez le morceau copié-collé vous-même, moi j'ai la flemme), des guitares qu'on n'a jamais vu aussi volubiles sur "Fear Campaign", un mélange toujours plus dense de marteau-pilon et de refrains gay sur "Powershifter", de très timides pourtant très présents samples laseroïdes sur "Oxidizer"… Je pourrais multiplier les exemples à l'infini. "Mechanize" marque un retour insolent de réussite et totalement inattendu quand on a suivi les déboires juridiques grotesques ayant précédé cette sortie déjà garantie bonne bombe de l'année 2010.

Cinq étoiles (attention, grosse exagération pour les besoins de la chronique) :
J'ai pleuré (vraiment, ça se voit tant que ça ?) sur "Designing The Enemy". J'ai halluciné sur la courtitude et la sobriété de "Metallic Division", je suis tombé avec "Last Exit". Un disque qui termine encore mieux qu'il ne commence, trois plages qui ne surprennent pas car la formule existait déjà sur "Obsolete" mais une conclusion d'une incroyable dignité. FEAR FACTORY n'aurait-il pas, contre toute attente, atteint une maturité qu'on lui croyait interdite ? La frénésie du deuxième album, les tentatives mélodiques du troisième album cette fois-ci transformées, un quatrième, un cinquième et un sixième album effacés des mémoires.

Une notation ascendante pour la surprise de ce début d'année et qui me fait revoir une position tenue depuis des années. Bell, Cazares et n'importe quel entourage avaient trouvé une formule il y a quinze ans. Ils viennent aujourd'hui de la développer, de tourner autour pour la renouveler. Un petit exploit sur lequel je n'aurais pas parié un kopeck lorsque j'ai entendu parlé du retour de l'usine qui fait peur.
Une vraie petite claque (même en la rapportant au niveau de l'artiste, talentueux, jamais génial) !

Comme quoi, c'est pas toujours mieux avant…

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- Burton C. Bell (chant)
- Dino Cazares (guitares)
- Byron Stroud (basse)
- Gene Hoglan (batterie)


1. Mechanize
2. Industrial Discipline
3. Fear Campaign
4. Powershifter
5. Christploitation
6. Oxidizer
7. Controlled Demolition
8. Designing The Enemy
9. Metallic Division
10. Final Exit



             



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