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PRIMAL FEAR - Rulebreaker (2016)
Par JEFF KANJI le 3 Février 2016          Consultée 2216 fois

"Rulebreaker" et un aigle en gros plan et de face. Un titre qui rappelle bien évidemment les classiques PRIEST-iens et celui du tout premier opus des Allemands, à savoir "Chainbreaker". Que doit-on attendre d'un PRIMAL FEAR qui sort son onzième album et approche lentement mais sûrement les vingt ans de carrière ?

Je suis pour commencer heureux de constater que j'ai été loin d'être le seul à prendre mon pied sur "Delivering The Black" qui est aujourd'hui le plus grand succès des Allemands, qui ont par ailleurs eu fort à faire sur le plan personnel après sa sortie, avec le départ d'un Randy Black qu'on pensait inamovible et qui avait livré une superbe prestation sur l'album. Mais des incompatibilités d'humeur avec Ralph Scheepers auront eu raison de son mandat de onze ans avec le groupe. Les deux parties ont eu la classe de laver leur linge sale en famille et c'est sans doute mieux pour tout le monde. L'arrivée d'Aquiles Priester (ex-ANGRA) fut une aubaine de courte durée hélas puisque les contraintes géographiques ont eu raison de cette union qui a largement fait ses preuves sur scène. Le recrutement du batteur d'UDO Francesco Jovino semble présenter des garanties supérieures de ce point de vue. Ensuite, tel un Gary Moore des temps modernes, Tom Naumann a rejoint pour la troisième fois ses compères... Le retour de ce membre fondateur, au départ pour suppléer à l'indisponibilité de Magnus Karlsson pour la tournée s'est mué en réintégration permanente.

Fini pour la rubrique Closer, voyons ce que "Rulebreaker" a dans le ventre.

Le onzième album de PRIMAL FEAR s'ouvre de la meilleure des façons, avec une approche synthétique qui vient donner du relief aux riffs en acier trempé de la bande. Majoritairement mid-tempo, "Rulebreaker" base sa réussite sur des lignes mélodiques de grande qualité que Ralph Scheepers a pris grand soin de varier. S'il reste un clone d'Halford absolument parfait (et clairement l'un des tout meilleurs du genre), il module sa voix avec autant de brio que sur "Delivering The Black", ce qui permet d'oublier complètement la légendaire formation anglaise. Et l'intelligence des arrangements vocaux d'un "The End Is Near" sur fond de Heavy groovy ou encore l'accroche instantanée d'un "Angels Of Mercy" ou d'un "At War With The World" font de ses titres de redoutables futures cartouches live. On observe plus de classicisme néanmoins sur "Rulebreaker" si l'on fait exception de l'ambitieuse "We Walk Without Fear" qui au fil des écoutes prend du galon pour devenir une réelle pièce maîtresse de l'opus où soli mélodiques, lignes de chant soignées et habitées se passent le témoin pendant onze minutes qui passent en un éclair ! Difficile de ne pas y voir l'influence du somptueux "One Night In December" de l'opus précédent, et le talent de Magnus Karlsson pour les orchestrations modernes y est sans doute pour beaucoup. Il donne l'occasion à Alex Beyrodt de nous régaler avec son jeu, qui possède des aspects bluesy que n'ont pas ses deux compères.

Faisant dans l'efficace sans s'encombrer de fioritures, PRIMAL FEAR fait bien le taf, et l'album est étonnamment digeste. Je sais pas vous, mais cette production grasse et monstrueuse typiquement allemande (tendue et compressée) que j'adore, a tout de même vite tendance à me fatiguer les oreilles, me contraignant à l'écoute de la plupart des albums de PRIMAL FEAR en deux fois (seuls "Seven Seals" et "Delivering The Black" faisaient jusque-là exception). Pas de souci avec "Rulebreaker". Depuis que PRIMAL FEAR a décidé de ne plus tout miser sur la testostérone (depuis "Unbreakable" en fait), sa musique est à la fois plus mélodique et plus digeste sans perdre de sa force d'impact. Après on est en face d'un album de Heavy très classique, mais de très bonne facture, même si le morceau-titre me semble bien trop proche de "Six Times Dead" (sur "16.6") pour convaincre totalement et que le Speed "Constant Heart" est vraiment trop banal pour passer à la postérité.

En tout cas si vous aimez PRIMAL FEAR à la base, n'hésitez pas une seule seconde, le demi-point que je ne lui mets pas en plus, vous l'ajouterez sans doute sans problème ; c'est incontestablement de la bonne came, et PRIMAL FEAR sort un successeur digne à "Delivering The Black".

Note réelle : 3,5/5.

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   JEFF KANJI

 
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- Mat Sinner (basse, chant)
- Tom Naumann (guitare)
- Ralph Scheepers (chant)
- Magnus Karlsson (guitare, claviers)
- Alex Beyrodt (guitare)
- Francesco Jovino (batterie)


1. Angels Of Mercy
2. The End Is Near
3. Bullets & Tears
4. Rulebreaker
5. In Metal We Trust
6. We Walk Without Fear
7. At War With The World
8. The Devil In Me
9. Constant Heart
10. The Sky Is Burning
11. Raving Mad



             



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