Recherche avancée       Liste groupes



      
HEAVY METAL  |  STUDIO

Commentaires (2)
Questions / Réponses (1 / 0)
Metalhit
Lexique heavy metal
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

- Style : Judas Priest, Astral Doors, Helloween, Cage, Sinergy, Metalium, Silent Force, Hibria
- Membre : Last Tribe, Saidian, Thunderhead, The Sygnet , Voodoo Circle, Mat Sinner , Freedom Call, Kiske - Sommerville, Bob Catley , Magnus Karlsson's Freefall , Allen - Lande, Annihilator
- Style + Membre : Starbreaker, Midnight Sun, Gamma Ray, Cans, Sinner, Rebellion
 

 Site Officiel (356)
 Myspace (249)
 Chaîne Youtube (238)

PRIMAL FEAR - Unbreakable (2012)
Par JEFF KANJI le 13 Mars 2014          Consultée 1511 fois

"Unbreakable" est déjà le neuvième opus studio de PRIMAL FEAR, qui approche, lui, les quinze ans de carrière. Dire que "Nuclear Fire" me donne l’impression d’être encore assez récent… Si le groupe a, à ses débuts, bénéficié du tremplin qu’apportait le revival True Metal, mouvance dans laquelle il s’inscrivait totalement, l’alignement d’albums semblables bien qu’honorables et la remise en question diversement accueillie de "Seven Seals" a progressivement poussé nos Allemands vers la seconde division du Heavy alors que Ralph Scheepers apportait avec lui la sympathie du public acquise pendant l’ère GAMMA RAY (1990-1994). Trop cliché et tourné vers le passé, le public s’est désintéressé de l’aigle de fer du Bade-Wurtenberg qui a vu son line-up secoué avec en quelques années avec les départs de Tom Naumann et surtout du fidèle Stefan Liebing.

Et une nouvelle paire de guitaristes pour PRIMAL FEAR. Henny Woltner aura tenu deux albums dont un divertissant "16.6" suffisant pour me tenir en haleine avant ce "Unbreakable". Magnus Karlsson est resté, mais on ne peut que se réjouir de l’arrivée d’un six-cordistes de la trempe d’Alex Beyrodt (Mat SINNER, SILENT FORCE, VOODOO CIRCLE). Étant particulièrement client du Heavy de l’ « autre » groupe de DC Cooper (ce dernier a retrouvé ses compères de ROYAL HUNT en 2011 et laissé son poste dans SILENT FORCE à Michael Boorman), je suis, dois-je l’avouer, assez curieux de voir ce que va donner ce PRIMAL FEAR moins graisseux. Après tout on a eu "Seven Seals" pour prouver les capacités de la formation teutonne dans un registre moins typiquement Heavy Metal.

La production, si elle est toujours très bonne (merci Mat Sinner), est un peu plus lisse cette fois-ci, et particulièrement la batterie qui est moins agressive (tout en restant définie faut pas déconner). Mais là où on est davantage surpris c’est par la variété sonore de "Unbreakable". J’avais déjà dit je crois que "Seven Seals" était le seul opus que je pouvais écouter d’une traite, et bien en voilà un deuxième et en partie grâce aux arrangements de clavier soignés de Magnus Karlsson. Les incartades FM signées Beyrodt sont d’une efficacité sans faille ("Metal Nation" est même carrément un hymne) et l’alternance entre morceaux Speed (en quantité plus réduite cette fois-ci) et mid-tempi tantôt très Heavy Old School ("Bad Guys Wear Black") tantôt plus aérés, voire progressifs dans une certaine mesure (la convaincante "Where Angels Die" avec son pont acoustique du plus bel effet).

La régénération du line-up a boosté PRIMAL FEAR. Il devient bien moins monocorde et ennuyeux musicalement, et Ralph Scheepers chante mieux que jamais. Mais malheureusement cette variété cache une certaine perte de repères. Si effectivement le groupe se fait plus mélodique, il semble un peu démuni quand il doit faire autre chose que du Heavy Metal rageur d’inspiration PRIESTienne. Car si les couplets de "Where Angels Die" évoquent avec un mimétisme impressionnant le registre posé du Robounet, le parti-pris mélodique, s’il montre quelques signes encourageants (les morceaux que j’ai cités) est encore un peu limité et la formation germanique manque visiblement d’imagination pour faire aboutir ces idées-là… Ce qui rend au final ce "Unbreakable" moins accrocheur que "16.6", les morceaux Heavy purs et durs étant vraiment dans ce qui se fait de plus consensuel et traditionnel ("Strike" ou encore "Marching Again" tout peine sauvé par le pont où les claviers prennent la parole avec brio).

En revanche, on peut saluer la qualité des soli de guitare qui peuvent se permettre de laisser transparaître le feeling des musiciens sur des ambiances plus posées ("Where Angels Die"). D’autre part, cette approche mélodique sied à merveille à Ralph Scheepers qui prouve à ceux qui ne le savaient pas qu’il est bien loin du simple hurleur que les premiers GAMMA RAY et PRIMAL FEAR ont révélé. Gageons que le groupe a besoin de temps pour s’acclimater à cette ouverture stylistique où l’influence de Magnus Karlsson est flagrante. Au final, j’avais jugé "16.6" assez sévèrement par nécessité de cohérence dans la discographie de PRIMAL FEAR, mais il est clairement meilleur que ce "Unbreakable" qui aurait peut-être mérité une gestation plus longue pour réussir le pari gagnant, ce que "Delivering The Black" va montrer avec classe en 2014 pour livrer un quasi-chef d’œuvre inattendu. "Unbreakable", malgré ses maladresses, avait semé les graines…

Un 2,5 officieux d’encouragement !

A lire aussi en HEAVY METAL par JEFF KANJI :


TRIOSPHERE
The Heart Of The Matter (2014)
Comportement d'un leader




SATAN JOKERS
Sex Opéra (2014)
MILFS! Mothers i'd like to fuck!


Marquez et partagez




 
   JEFF KANJI

 
  N/A



- Mat Sinner (basse, chœurs)
- Magnus Karlsson (guitare, claviers)
- Randy Black (batteries)
- Alex Beyrodt (guitare)
- Ralph Scheepers (chant, chœurs)
- Oliver Hartmann (chœurs)
- Erik Mårtensson (chœurs)


1. Unbreakable (part 1)
2. Strikes
3. Give 'em Hell
4. Bad Guys Wear Black
5. And There Was Silence
6. Metal Nation
7. Where Angels Die
8. Unbreakable (part 2)
9. Marching Again
10. Born Again
11. Blaze Of Glory
12. Convictions



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod