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SABATON - Coat Of Arms (2010)
Par JEFF KANJI le 7 Août 2014          Consultée 2097 fois

SABATON a enfin réussi à attirer un peu d’attention sur lui avec un très bon "The Art Of War", sans doute l’un des meilleurs albums de Heavy Metal traditionnel de ces dernières années. Prochaine cible : "Coat Of Arms".

Déjà le groupe a un peu revu sa production, toujours massive et puissante mais plus équilibrée. Là où je trouvais que les claviers de Daniel Mÿhr avaient eu tendance à émousser les guitares de l’opus précédent, on profite parfaitement sur "Coat Of Arms" de ces dernières et les claviers prennent parfaitement leur place pour autant. Par contre le côté kitsch inhérent au style pratiqué par le groupe est un peu exagéré par ces choix de sons un peu pouet-pouet par moments. Pour s’assurer de gros chœurs bien amples, c’est une véritable armada de seize choristes (que je n’ai pas eu le courage de vous lister) où on retrouve la femme du batteur, déjà à l’œuvre sur "The Art Of War", qui accompagne le groupe avec souvent une franche réussite ("Uprising").

"Coat Of Arms" est en revanche sans doute l’opus le plus faible de SABATON. Pas une bouse, loin de là. Mais clairement, on a connu Joakim Brodén et ses acolytes plus inspirés. Par un habile subterfuge ils sauvent un peu la face ; car il faut le reconnaître, "Coat Of Arms" démarre en trombe. L’éponyme avec ses accents à la RUNNING WILD fait le boulot sans forcer, profitant de la production optimale allouée au groupe dans sa nouvelle écurie (Nuclear Blast). "Midway" et "Uprising" sont instantanément devenus de nouveaux hymnes du groupe. Avec son refrain dénué de chœurs, mais scandant le refrain, SABATON innove quelque peu sur les arrangements. Le morceau reste des plus virils et se trouve complété dans son podium par "Screaming Eagles".

On ne sera pas surpris outre mesure par les titres de morceaux comme "The Final Solution" ou encore "Wehrmacht" (quelle ratage celle-là en l'occurrence), les textes de "Coat Of Arms" s’ils sont toujours guerriers, se sont recentrés sur la seconde guerre mondiale avec des évocations pour le moins précises, entre le sort des pilotes étrangers engagés dans la bataille d’Angleterre ("Aces In Exile") ou encore du soulèvement de Varsovie en 1944 ("Uprising"). Par ailleurs, si on a parfois pu trouver le groupe de mauvais goût avec son look paramilitaire et le crâne rasé de son chanteur (qu’il n'est pourtant pas le premier à utiliser, Udo le faisait bien dès le début des eighties avec ACCEPT), SABATON dénonce clairement le nazisme à travers ses textes, écrits en majorité par son facétieux chanteur.

Et c’est un véritable hommage que livre SABATON à JUDAS PRIEST sur sa dernière piste avec cet emprunt au culte "The Ripper" suivi par de nombreux autres (le fameux cri introductif de "Crazy Train" entre autres) : SABATON trouve moyen de composer un titre efficace tout en piquant des idées un peu partout, pas mal non ? M’enfin tant que c’est présenté comme tel, ça passe… Il en est de même pour les "Saboteurs" et autres "The Final Solution" qui sont plutôt agréables mais qui ne marquent pas. La question que doit se poser maintenant SABATON est de savoir s’il a le talent nécessaire pour se maintenir au premier plan ou s’il doit retourner en deuxième division.

Toujours est-il que "Coat Of Arms" boucle une ère dans l’existence du groupe. D’ailleurs, quelques mois après sa sortie, Nuclear Blast, qui a fraîchement signé le combo prometteur, réédite les quatre premiers opus de la bande. Cela permettra de dissimuler, sous les qualités évidentes de "Primo Victoria" ou "The Art Of War", une fin de cycle pour un SABATON un peu à court d’idées dans un style qui supporte mal les innovations et où il peut sembler facile de se réfugier derrière un gros son pour masquer un léger manque de fond.

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   JEFF KANJI

 
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- Joakim Brodén (chant)
- Pär Sundström (basse, chœurs)
- Rikard Sundén (guitare, chœurs)
- Oskar Montelius (guitare, chœurs)
- Daniel Mullback (batterie, chœurs)
- Daniel Mÿhr (claviers)


1. Coat Of Arms
2. Midway
3. Uprising
4. Screaming Eagles
5. The Final Solution
6. Aces In Exile
7. Saboteurs
8. Wehrmacht
9. The White Death
10. Metal Ripper



             



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