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1995 Herzeleid
1997 Sehnsucht
2001 Mutter
2004 Reise Reise
2005 Rosenrot
2009 Liebe Ist Fur Alle Da
2019 Rammstein
 

- Style : Oomph!, Ham, Secret Discovery, Heldmaschine, Stahlmann, Megaherz
- Style + Membre : Lindemann, Emigrate

RAMMSTEIN - Rammstein (2019)
Par JEFF KANJI le 3 Juin 2019          Consultée 811 fois

Certains groupes cultivent l'absence pour créer la demande, mais surtout s'abstiennent de sortir quoi que ce soit temps qu'il ne sont pas convaincus de pouvoir présenter quelque chose d'intéressant à leurs yeux. Alors que METALLICA a fait patienter ses fans huit ans, que TOOL s'apprête à mettre fin à treize années de disette, RAMMSTEIN, en dépit d'une activité live régulière, vient de rompre le silence discographique, dix ans après "Liebe Ist Für Alle Da". Entre temps on aura eu "Mein Land", comme inédit présenté sur la rétrospective "Made In Germany" et "Ramm4" présenté en live (notamment au Hellfest 2016)… Et autant dire qu'ils ne bousculaient pas franchement la palanquée de tubes produits par les Allemands depuis le milieu des nineties.

"Rammstein" opte pour l'opus eponymous, la sobriété, même si les clips débordent une nouvelle fois d'ambition avec notamment "Deutschland", aisément l'un des titres les plus accrocheurs, qui ouvre ce septième opus en fanfare, synthés quasi Dance, kick monstrueusement profond et guitares toujours aussi lourdes. Le radiophonique "Radio" enfonce le clou quasi immédiatement avec sa rythmique syncopée du plus bel effet et on y apprécie alors tout le travail de finesse (oui oui) mis en œuvre par RAMMSTEIN et son nouveau producteur, synthés évoquant autant l'EBM que KRAFTWERK, gimmicks à la "Sehnsucht", et vocoders subtilement posés sous les paroles de Till.

Paroles qui semblent avoir une très grande importance ici, et l'hispanophone LV2 que je suis en est bien perdu ma foi. Le chant est par ailleurs mixé très en avant, et Till en a soigné chaque recoin de l'interprétation ; du ton grave et désabusé de "Deutschland", à l'intimité de "Diamant", en passant par la dérision teintée de cynisme de "Ausländer" ou encore les hurlements de bête à la "Bückstabu" de "Puppe".

Derrière, et bien l'accompagnement fait preuve de variété, de cohérence, et en cela on ne retrouve pas l'écueil de "Rosenrot" qui était décousu en plus d'être mal fagoté. Tout sur ce disque a été parfaitement pensé, et les différentes ambiances se répondent admirablement, rendant "Rammstein" très digeste et ce en dépit de quelques écueils.

Car dans un sens, "Rammstein" est assez proche de son prédécesseur, même si "Liebe Ist Für Alle Da" avait fait le choix des guitares en avant. Ici Flake retrouve toute son importance dans l'élaboration du son RAMMSTEIN ("Zeig Dich", "Radio" ou encore "Weit Weg" où il constitue le principal attrait du morceau). Sauf que là où son prédécesseur se dévoilait de façon relativement frontale, ce septième opus est moins immédiat que ses prédécesseurs sans aucun doute, et son écoute intégrale d'un bloc n'est sans doute pas la seule façon de l'apprécier, car la majorité des titres, pris un par un, est quand même sacrément bien foutue, notamment quand on regarde du côté des plus classiques "Zeig Dich" ou "Tattoo" (façon "Sehnsucht" meets "Links 2 3 4") ou encore des innovations franches ("Puppe", "Ausländer").

Mais il est vrai que "Puppe" est pour le moins clivante, "Was Ich Liebe" manque son but de sonner foncièrement Rock, "Sex" tape un peu dans le vide à défaut de dans l'fond, "Hallomann" peine à succéder au martelage bruyant de "Tattoo", et que l'intimiste "Diamant", porté par le jeu toujours exceptionnel d'Oliver Riedel, peine à trouver sa place, même si j'apprécie beaucoup de l'écouter à part, avec sa mélancolie exacerbée à la "Ohne Dich".

RAMMSTEIN a fait un vrai travail de recherche artistique, une rigueur qui lui a jusqu'à présent évité de s'auto-pomper, et qui permet à "Rammstein" de présenter un réel intérêt même s'il n'a pas l'étoffe des plus grands classiques des Allemands. Il affiche un RAMMSTEIN qui a vraiment renouvelé son approche, un peu comme "Reise Reise" était parvenu à le faire en son temps.

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   (3 chroniques)



- Till Lindemann (chant)
- Richard Z. Kruspe (guitare)
- Paul Landers (guitare)
- Ollie Riedel (basse)
- Christoph Schneider (batterie)
- Flake Lorenz (claviers)


1. Deutschland
2. Radio
3. Zeig Dich
4. Ausländer
5. Sex
6. Puppe
7. Was Ich Liebe
8. Diamant
9. Weit Weg
10. Tattoo
11. Hallomann



             



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