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POWER METAL  |  STUDIO

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POWERWOLF - Bible Of The Beast (2009)
Par BAST le 17 Février 2010          Consultée 7055 fois

Qu’une formation résulte de la fusion ultime entre MANOWAR et IRON MAIDEN et qu’elle embauche le fantôme de Wagner ; alors on l’appellera POWERWOLF.
MANOWAR entrevu sur l’ambiance alourdie par des mélodies plus épiques que la lutte antédiluvienne jetant dans l’arène le bien et le mal ou au niveau du chant d’Attila Dorn, rocailleux comme un paysage de Robert E. Howard. IRON MAIDEN évoqué par la guitare qui assène une diction NWOBHM. Wagner audible sur les chœurs, enfilés comme des pierres sur un chapelet, martiaux comme une marche dans la légitimité ne souffre aucune opposition.

POWERWOLF, c’est du Heavy Metal appuyé par une chorale dont les membres arborent des poignets de force et s’emmitouflent dans plusieurs épaisseurs de cuir. Rares sont les groupes à s’être aventurés aussi loin dans l’emploi des chœurs. Et pourtant, on ne rattachera assurément pas l’aboutissement ici constaté à la scène symphonique. On parlera de Heavy Metal ; presque pur, totalement dur.

D’autres influences saillent, toutefois : HELLOWEEN sur "Panic In The Pentagram" et son solo estampillé "I Want Out", RHAPSODY sur le refrain de "Werewolves Of Armenia" ou l’intro de "St. Satan's Day" (en même temps, peut-on dire que RHAPSODY constitue une influence quand ce dernier s’approprie lui-même le travail séculaire de la scène classique ? L’influence RHAPSODY est davantage un leurre auquel je mords en néophyte), HAMMERFALL sur les onomatopées scandées de "Midnight Messiah".

"Bible Of The Beast", titre que l’on aurait cru édifié par IRON MAIDEN, est l’une des plus belles aires de jeu proposées au Metal épique. Des fragrances de sang et de metal fraîchement sorti du fourreau s’en dégagent. On sue à l’unisson de ces combattants d’Outre-Rhin, on mêle nos cris aux leurs quand ils semblent affronter une armée insensible à leur cause. Tout débute aux premières secondes quand retentissent les chœurs de "Raise Your Fist, Evangelist". Résistez si vous voulez, je concède pour ma part une résistance réduite à néant confronté à ces mélodies chauffées à blanc dans le creuset de l’épopée. "Panic In The Pentagram" aère un peu le propos, jouant à IRON MAIDEN sur une rythmique plus tranchante avant que "Catholic In The Morning... Satanist At Night" s’insurge comme l’hymne de l’album, fédérateur d’un bout à l’autre, imposant ses vues avec la facilité d’un gouvernant auquel on prête allégeance avec certitude ; ce serait un Tzar alors, car des passages exsudent le folklore russe. "Seven Deadly Saints" est du même acabit, fédérateur et hypnotisant sur des passages hachurés comme le précepteur le ferait d’une leçon, martelant pour appuyer leur essentialité des mots à la fois graves et emprunts d’espérance. "We Take The Church By Storm" est une gemme extraite d’une veine speed mélodique ; pas la plus brillante ni la plus rare, reste qu’elle irradie des teintes attachantes dont l’œil se contente avec plaisir. Enfin, "Wolves Against The World" débute comme un requiem, Attila Dorn larmoie avec sa raucité jamais démentie un propos lourd de sens avant que l’esprit de vengeance torde sa résignation en espoir.

Des points faibles, il y en a. Deux comme le conçoivent mes sens. D’abord la profusion de chœurs qui étouffent à la longue un album dont on aurait aimé le voir respirer plus fréquemment. Il y a comme une indigestion, vers une fin qui n’épargne pas davantage les effets "bombastics" privilégiés par les Allemands que sur tout l’album. Seconde amélioration à espérer, un raffermissement de l’accroche, mise à mal sur quelques mélodies ou refrains. Il s’agit surtout d’une vilaine tendance à emprunter la même direction que celle entrevue sur d’autres titres (le refrain de "Midnight Messiah", peu novateur, par exemple). On pense parfois tourner en rond, être revenu à la même croisée sans avoir progressé comme prévu. Peu de choses, je l’assure. L’écoute de "Bible Of The Beast" n’y perd guère en persuasion.

A l’instar de DRAGONFORCE qui personnalise son Metal en recourant à une technique étirée dans ses plus fines manifestations, les Allemands dont il est ici question construisent leur identité à force de chœurs emphatiques et martiaux s’additionnant sans répit. Les clichés sont abondants, bien sûr. Qu’ils emplissent une coupe et je m’en abreuverai jusqu’à la lie. Car le nectar est unique et l’expérience de son goût corsé indispensable : pour satisfaire sa curiosité ou bien pour adhérer corps et âme à cet album dantesque.

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   BAST

 
   JEFF KANJI

 
   (2 chroniques)



- Attila Dorn (chant)
- Matthew Greywolf (guitare)
- Charles Greywolf (basse)
- Stéfane Funèbre (batterie)
- Falk Maria Schlegel (clavier)


1. Raise Your Fist, Evangelist
2. Moscow After Dark
3. Panic In The Pentagram
4. Catholic In The Morning... Satanist At Night
5. Seven Deadly Saints
6. Werewolves Of Armenia
7. We Take The Church By Storm
8. Resurrection By Erection
9. Midnight Messiah
10. St. Satan's Day
11. Wolves Against The World



             



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