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DARKTHRONE - Darkthrone Holy Darkthrone (1998)
Par POSSOPO le 4 Décembre 2007          Consultée 5087 fois

On n'avait jamais vu une telle dream team s'atteler à un album tribute. Certes, les différents hommages à MAYHEM et Euronymous (et en particulier l'excellent "Nordic Metal") proposaient déjà à l'auditeur une belle brochette de grands noms de l'extrême. Mais ici, le filtre est tellement serré qu'on se retrouve face à face avec la crème de la crème, et uniquement celle-ci. Petite revue des effectifs, on se rend compte que seul THORNS ne fait pas réellement figure de pointure du black norvégien. Et encore, le statut culte de l'artiste, en partie du à ses accointances avec Varg Vikernes (monsieur était le compagnon de route du Comte lors du périple qui termina par l'assassinat d'Øystein aarseth) et à son séjour en prison lui confère une légitimité exceptionnelle dans l'underground. GEHENNA a toujours bénéficié du soutien des foules grimées et DØDHEIMSGARD est rapidement devenu, après des débuts plus obscurs que ses voisins de plastique, le prince du black cyber. GORGOROTH est nul mais jouit d'une popularité remarquable. Pour les autres, rien à dire, on touche le ciel (enfin l'enfer).

SATYRICON démarre avec le plus difficile, à savoir le premier morceau du premier album de black metal moderne, "Kaatharian Life Code". Une intro similaire et un respect touchant de l'original. Un sample vocal facétieux prend la suite du riff génial qui rend ce titre si particulier et phénoménal. Hormis ses débuts véritablement crasses, SATYRICON propose des sonorités nettement plus soignées que DARKTHRONE et cette version n'a finalement guère d'intérêt. "Kaatharian Life Code" vaguement passé au savon, idée inutile.

ENSLAVED préfère foncer tout droit dans la fange. Lui aussi s'attaque à un monument, le sinistre " Natassja In Eternal Sleep", perle noire de "Under A Funeral Moon". Il ne s'agit plus là de respect mais de copie conforme. A peine observera-t-on une augmentation de tempo ne changeant rien à la conclusion de l'écoute : voilà un calque parfaitement inintéressant sinon pour le collectionneur.

C'est avec THORNS que tout change, on s'en serait douté. THORNS trempe dans le black indus et se refuse à modifier son style (encore imparfaitement affirmé comparé à la version finale de son unique album éponyme). Et là, "The Pagan Winter" (retour à "A Blaze In The Northern Sky") se voit défiguré, torturé, intoxiqué par des substances venant d'usines ravagées par la mort. Et un premier bon point desservi à cette version particulièrement climatique et qui charcute allégrement la charpente de la version originale, qui lui fait tirer la pire grimace indus sans pour autant la défigurer de hideuse manière. Là encore, on parlera de respect, sauf que celui-ci s'accompagne d'une prise de risque qu'il y a tout lieu d'applaudir.

EMPEROR ! EMPEROR ! EMPEROR ! Le génie des génies ! Et une idée géniale ! Revenir sur la passé death de Nocturno Culto, Fenriz, Zephyrous et l'oublié Dag Nilsen. "Cromlech" à la sauce maléfique, avec claviers grandiloquents, un solo brouillon charmant et un faux air de "IX Equilibrium". Et la maîtresse sort une nouvelle carte de son tiroir.

En 1998, DØDHEIMSGARD est encore en pleine mutation indus. Et cela se sent. Premier souci, on se demande quel peut bien être ce morceau joué, "Green Cave Float". Et il faudra dix bonnes minutes pour s'apercevoir qu'il s'agit du dernier extrait du crétinissime "Goatlord". Choix peu judicieux. Deuxième souci, cette fameuse mutation, un mélange death black bordélique simplement saupoudré des toutes premières épices futuristes et absconses qui rendront "Satanic Art" et "666 International" si délicieux. L'ébauche, le pressentiment de quelque chose de pas mal, mais encore un trucmuche bidule chose plutôt fouillis.

"Transilvanian Hunger", le morceau étendard de la haine black ! Mais GEHENNA n'a peur de rien. Personnellement, GEHENNA, je n'aime pas. Cette version, je ne l'aime pas. Je ne reconnais que difficilement le morceau (mais je ne fais pas non plus de grand effort), et je passe à la suite.

Hahahahaha ! GORGOROTH et son habit de lumière ! Un son débile qui n'a rien à faire lorsqu'on s'attaque à un autre titre du quatrième album de DARKTHRONE. Une bouillie que n'accepterait même pas de goûter un troll névrosé. Honteux, la maîtresse se lève et aplatit la face de rat de ce vilain Infernus contre le tableau noir (non, la maîtresse n'est pas commode).

Et pour en finir, l'échec d'IMMORTAL, qui a le bon goût de balancer une basse énorme bien que pataude (et presque risible dans son énormité) mais qui peine à insuffler un climat lugubre à sa version de "Walk The Infernal Fields", pourtant un moment fort de "Under A Funeral Moon". Rien ne se passe, copie parfaitement médiocre et deux univers trop contradictoires pour coller l'un à l'autre.

Conclusion impossible d'un tribute qui, comme tous les tributes (celui-ci fête les dix ans d'existence de DARKTHRONE), souffre de son manque de cohésion. A picorer ça et là donc (ça, c'est THORNS, là, c'est EMPEROR).

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1. Kathaarian Life Code (satyricon)
2. Natassja In Eternal Sleep (enslaved)
3. The Pagan Winter (thorns)
4. Cromlech (emperor)
5. Green Cave Float (dodheimsgard)
6. Transilvanian Hunger (gehenna)
7. Slottet I Det Fierne (gorgoroth)
8. To Walk The Infernal Fields (immortal)



             



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