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BLACK SYMPHO / ATMO  |  STUDIO

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ROTTING CHRIST - Theogonia (2007)
Par ORPHANAGE le 30 Avril 2007          Consultée 5748 fois

Ce n'est rien de moins que le onzième album studio de ROTTING CHRIST qui s’offre à nous avec ce "Theogonia" bien mûr ! Long break de 3 ans pour le groupe qui avait habitué son public à sortir un nouvel opus tous les ans ou tous les 2 ans, mais finalement, quand on écoute le rendu d’un labeur encore plus travaillé et réfléchi que tous ces prédécesseurs, on peut se réjouir de l’attente, et se dire que nous avons été récompensés pour notre patience ! Concept album relatif à la théogonie, plus précisément une très ancienne discipline destinée à étudier l’origine des dieux, "Theogonia" est ambitieux, mais pas prétentieux. Il nous fait voyager dans le folklore ancestral grec (pays d’origine du groupe, pour ceux qui ne le sauraient pas) et Sakis Tolis (chant/guitare) écrit même la plupart des titres de l’album en grec – par contre, je ne sais pas du tout si c’est du grec ancien ou moderne ! Pour l’heure, rentrons un peu plus dans le vif du sujet.

Depuis toujours plus ou moins en marge de l’intégrité Black Metal plébiscitée par bon nombre d’acteurs ou spectateurs de la scène extrême, ROTTING CHRIST a préféré mener sa carrière au-delà des considérations hâtives des soucieux-de-leur-image. Faire son truc, vivre sa musique comme une prolongation de l’esprit, tout en insufflant tout de même à l’ensemble la flamme passionnelle du rageur Black Metal.
"Theogonia" est un conteste de plus de la particularité de ROTTING CHRIST. On ne peut dire que l’on a déjà entendu un tel melting-pot d’influences dans un disque de Metal. L’auditeur lambda ne peut y voir que du feu, mais si l’on se plonge un peu plus dans l’ensemble, on remarquera sans mal la volonté de véhiculer des atmosphères tout à fait uniques, mélange d’un folklore historique passionnant et visuel, d’un Dark très atmosphérique et soigné, et d’un Black/Death mélo riche en vibrations et en mélodies.

La grande force de l’album, c’est de parvenir à conserver la brutalité de son art Black Metal toujours majeur dans la manifestation de son background, et de rendre service à ses morceaux en ne les limitant à rien de précis, si ce n’est la personnalité que le groupe souhaite insuffler à sa musique. Rares sont les titres qui sont suffisamment marquants et bien agencés pour marquer dès la première écoute. Pourtant, la plupart des morceaux de ce "Theogonia" sont exceptionnellement bien écrits, au point qu’ils ont chacun un élément de démarcation extrêmement bien trouvé et différenciable. Depuis les déclamations incantatoires du fabuleux "Nemecic" jusqu’à la rythmique robotique de "Enuma Elish", en passant par les leads guitaristiques finals de "Kervanos Kivernitos" et "He, The Aethyr", on a toujours droit à une mélodie, une rythmique, ou encore un gimmick vocal à quoi se raccroche pour explorer en bon thuriféraire la totalité de l’album.

Catégoriser "Theogonia" n’est certes pas une affaire aisée. Sa personnalité semble forgée dans une roche claire mais rare, et même si le Black Metal reste prépondérant, les avances que fait ROTTING CHRIST au Death Mélodique deviennent de plus en plus évidentes. Si l’on n’en retrouve pas les rythmiques syncopées à la DARK TRANQUILLITY, il en reste une approche apparentée des soli et de la dynamique générale assurée par les mélanges des rythmiques aux claviers. Parlons-en, des claviers : on ne peut pas rapprocher ROTTING CHRIST de la scène Black Symphonique car son comportement n’est en rien grandiloquent, ni du Black Atmosphérique car l’emploi des claviers est plus varié et moins éthéré que chez un THY SERPENT, par exemple. On situerait l’ensemble entre ces deux-là, en gardant bien à l’esprit que la démarche est assez unique : intégrations d’instruments traditionnels (notamment sur le final "Threnody") et percussions plus ethniques, approche assez cinématographique avec les voix narrées de "Rege Diabolicus" ou l’introduction ambiancée de "Phobos’ Synagogue" … ROTTING CHRIST fait voyager l’auditeur dans un monde noir et funeste, mais aussi beau et limpide. Alors que la diversité est de mise sur l’ensemble de l’album, il n’y a aucune disparité comportementale de la part du groupe : il se tient à un fil rouge indéfinissable, mais dont la présence se ressent toujours. Ce fil rouge permet de cerner la personnalité de "Theogonia" et permet de comprendre vraiment où il veut en venir (ce qui, vous le savez, est très important pour moi !) et d’en apprécier toutes les riches ondes.

Des morceaux riches, travaillés et accrocheurs, une ouverture d’esprit toujours plus grande, un effort certain de renouvellement et de mariage des genres (Black Sympho/Atmo avec chœurs splendides, Death Mélodique, Dark Metal…) parfaitement mené… Le nouvel album de ROTTING CHRIST est réellement une excellente surprise et peut déjà être considéré comme l’une des sorties majeures du Black pour 2007. Si "Theogonia" n’explose pas encore à la figure comme les plus grands albums, il reste délectable et intelligent, ce qui n’est en rien négligeable. Sa production est à la hauteur et refuse de donner dans une grandiloquence non appropriée, et on sent ROTTING CHRIST prêt à sortir, très prochainement, quelque chose de parfait en tout point, et d’encore plus transcendant que ce fantastique "Theogonia".

4.5/5.

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- Sakis Tolis (chant/guitare)
- Themis Tolis (batterie)
- Andreas Lagios (basse)
- Kostas Vassilakopoulos (guitare)


1. The Sign Of Prime Creation
2. Keravnos Kivernitos
3. Nemecic
4. Enuma Elish
5. Phobos' Synagogue
6. Gaia Tellus
7. Rege Diabolicus
8. He, The Aethyr
9. Helios Hyperion
10. Threnody



             



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