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DIO - The Last In Line (1984)
Par DARK SCHNEIDER le 10 Janvier 2007          Consultée 16512 fois

Suite au grand succès remporté par le très bon Holy diver, Dio ne tarde pas à sortir un second album, The last in line. Cet album ne décevra aucunement les fans de l’ex-chanteur de BLACK SABBATH et RAINBOW. En effet, The last in line reprend la même recette que Holy Diver en dosant encore mieux les ingrédients. La mixture obtenue est similaire, la structure de cet album étant calquée sur celle de son prédécesseur (tout comme le sera également son successeur, Sacred heart), mais son goût est encore meilleur.

The last in line commence donc de la même façon que Holy diver : par un morceau rentre-dedans auquel fait suite un morceau épique. Si « We rock » est un poil moins agressif qu’un « Stand and up shout », il est plus speed, plus mélodique et tout simplement plus attrayant. Après cette ouverture du tonnerre on enchaîne sur un des poids lourds de l’album : le majestueux « The last in line ». Ce morceau grandiloquent, épique, fait la part belle au nouveau venu Claude Schnell, dont les claviers sont mis très en avant. Au chant, Dio nous emmène dans un voyage de près de six minutes durant lequel il brille de mille feux de par la somptuosité et la conviction qui émanent de son chant. Le reste du groupe n’est pas en reste : une section rythmique toujours aussi solide et un Vivian Campbell aux riffs incisifs et aux soli impeccables. Ce title track est sans aucun doute un des plus grands hymnes de la carrière de Dio.

Nous aurions pu croire qu’un tel morceau fasse de l’ombre au reste de l’album, que nenni. Une des forces de The last in line par rapport à Holy diver est bien de faire preuve de plus d’unité. Pas de morceau un peu ennuyeux comme « Invisible » ou « Caught in the middle » ici. L’influence BLACK SABBATH se fait également moins sentir, les riffs de Campbell se veulent plus mélodiques, ce qui n’est franchement pas pour me déplaire. Et les interventions lead du guitariste sont toujours d’une pertinence et d’une efficacité à toute épreuve. Vivian Campbell privilégie cette efficacité à une démonstration de virtuosité, alors qu’il ne fait aucun doute que le guitariste pourrait faire la nique à bien des shredders. La symbiose entre la guitare et les claviers est aussi un des points forts de l’album.

L’articulation centrale de l’album avec la triplette « I speed at night », « One night in the city » et « Evil eyes » est une tuerie. DIO se fait tantôt speed, tantôt mid-tempo, tantôt hypnotique. Du grand art. Difficile de ne pas garder en tête le refrain obnubilant de « One night in the city », et comment ne pas sauter au plafond à l’écoute des cris stridents de cette perle de heavy metal qu’est « Evil eyes » ? Impossible je vous dis. « Mystery » est quant à lui l’alter ego de « Rainbow in the dark », certainement moins tubesque et mémorable que ce dernier, il lui sera peut-être préféré par ceux qui ne supportaient pas le côté un peu kitsch des claviers de « Rainbow in the dark ». « Breathless » par contre, l’emportera sans problème sur « Straight through the heart ».

Aucun moment faible donc sur The last in line. Le plus grand moment de l’album est d’ailleurs le morceau de clôture, « Egypt (the chains are on) ». Ce titre est à lui seul un véritable chef d’œuvre de heavy metal épico-mélodique. Tout le talent de Dio et de ses musiciens est ici à son comble. Phrasé de guitare mélodique, parfaitement combiné aux nappes de claviers, ambiance empreinte de mysticisme, d’orientalisme. Ce voyage en terre égyptienne est magique, seul Dio est capable de procurer de tels moments. Enfin le lutin à la voix d’or renoue avec ce qui avait fait la grandeur de RAINBOW avec les chef-d’œuvres que furent « Stargazer » et « Gates of Babylon ». Ni avec BLACK SABBATH, ni sur Holy diver, Dio n’avait réatteint un tel niveau de magnificence. C’est beau tout simplement. Le meilleur morceau de la carrière solo de Dio.

Avec The last in line DIO a affiné son style et a déjà atteint le sommet de sa carrière. Par la suite, aucun de ses albums ne lui sera supérieur. Si « Sacred heart » et « Dream evil » sont encore de très bonnes factures la suite ne sera malheureusement qu’une dégringolade sans fin dans un heavy de seconde zone dénué d’envergure. La carrière de DIO est finalement bien triste, les fans désespèrent d’entendre un nouvel album de la trempe de ceux sortis dans les 80’s. Au lieu de nourrir de faux espoir, le mieux à faire est encore de réécouter The last in line, dont la qualité demeure intemporelle.

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   DARK SCHNEIDER

 
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- Ronnie James Dio (chant)
- Vivian Campbell (guitare)
- Vinny Appice (batterie)
- Jimmy Bain (basse)
- Claude Schnell (claviers)


1. We Rock
2. The Last In Line
3. Breathless
4. I Speed At Night
5. One Night In The City
6. Evil Eyes
7. Mystery
8. Eat Your Heart Out
9. Egypt (the Chains Are On)



             



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