Recherche avancée       Liste groupes



      
HEAVY METAL  |  STUDIO

Commentaires (24)
Questions / Réponses (5 / 21)
Metalhit
Lexique heavy metal
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

- Style : Astral Doors, Axel Rudi Pell , Hear 'n Aid, Locomotive Breath, Blaze Bayley, Nightmare
- Membre : Ac/dc, Def Leppard, Stratovarius, Yngwie Malmsteen , Black Sabbath, Dokken, Msg, Riverdogs, Rainbow, Revolution Saints
- Style + Membre : Wami, Heaven & Hell

DIO - Holy Diver (1983)
Par DARK SCHNEIDER le 15 Novembre 2006          Consultée 21572 fois

Nous sommes au début des années 80 et Ronnie James Dio, le lutin à la voix d’or, à déjà un long passé discographique derrière lui. Le chanteur fait déjà figure de vétéran par rapport à toute la jeune garde du heavy metal qui a décidément les dents bien longues au début de cette décennie. Mais le farfadet n’a jamais pu voler de ses propres ailes : au sein de RAINBOW, il faisait ce que Ritchie Blackmore voulait de lui, Dio, ne souhaitant pas s’engager dans la voix plus FM abordé par l’arc en ciel, a finit par claqué la porte. Avec BLACK SABBATH il a trouvé un terreau musical qui correspondait plus à ses attentes. Il enregistra deux albums (dont le superbe The mob rules) et un live. C’est ce live qui acheva la collaboration entre Dio et la bande à Iommi, les problèmes d’ego ressurgiront et les raisons de la séparation furent pour le moins ridicule : Dio et Vinnie Appice d’un côté, Iommi et Butler de l’autre, chacun accusant l’autre camp de vouloir se mettre en avant sur le mixage ! Tout cela était signe que Dio avait besoin d’être une bonne fois pour toute son propre leader, vu son expérience déjà immense et sa reconnaissance acquise dans le milieu, c’était sans aucun doute le moment idéal pour se lancer dans une carrière solo. Son groupe s’appellera sobrement DIO (qui signifie « Dieu », je le rappelle !).

A l’instar d’Ozzy Osbourne, Dio a su s’entourer des bonnes personnes pour réaliser son premier album, Holy Diver en 1983. Accompagné de Vinnie Appice à la batterie, Dio renoue contact avec une vieille connaissance : Jimmy Bain ancien bassiste de RAINBOW. Reste la question cruciale : le guitariste ! Habitué à jouer avec de très grands maîtres de la six-cordes, Dio ne pouvait pas se planter ! Il embaucha alors un quasi-inconnu à l’époque : Vivian Campbell, le choix s’avéra payant, Campbell ayant tout du guitare héro rêvé ! Son absence de véritable passé artistique (il a juste enregistré quelques démos avec le groupe SWEET SAVAGE) l’empêche d’avoir un ego surdimensionné pouvant occasionner des tensions avec le chanteur. Cela ne dura qu’un temps bien sur ! Quoiqu’il en soit, Campbell était un guitariste de très grande classe, de loin le plus talentueux des gratteux de DIO, il se révéla magistral sur scène.

Holy diver est un album entre deux mondes. Dio était alors très marqué par son expérience au sein de RAINBOW et BLACK SABBATH, cela se ressent fortement sur ce premier album. Mais à côté de ça, on sent une volonté évidente du farfadet à vouloir conquérir le cœur des jeunes fans de Heavy metal, ceux qui headbanguent en écoutant les derniers albums d’IRON MAIDEN ou JUDAS PRIEST. Ce n’est donc pas un hasard si le morceau d’ouverture, « Stand up and shout » le bien nommé, est aussi rageur, speed et agressif ! Bref, Dio signe là le morceau le plus violent de sa carrière et se mets d’ores et déjà dans la poche un public plus jeune, pas forcément très réceptif au hard « intelligent » de RAINBOW. Dès le second morceau, le title track « Holy diver », les influences Sabbathiennes refont surface. Ce long morceau se base sur une rythmique très lourde et appuyée, une sorte de rouleau compresseur à la Tony Iommi. Ce morceau met surtout en valeur la voix du chanteur, on ne peu pas dire ici que Campbell nous balance le riff qui tue, tout cela reste inférieur à ce que proposait le SAB’ récemment. A noter le travail sur les claviers (joué par Dio lui-même sur ce 1er album) afin de doter une ambiance mystérieuse à ce morceau. Je n’ai jamais cependant considéré ce morceau comme étant un classique ultime, il manque quelque chose en fait, un peu plus de mélodie à la guitare ? Un riff plus accrocheur ? Bon cela dit, ça reste très bon.

L’album contient des classiques imparables. Le plus connu étant le tubesque « Rainbow in the dark » avec ses fameux claviers très en avant et l’excellent riff de guitare. Mais la perle de l’album est sans aucun doute le magnifique « Don’t talk to strangers », on sent que Dio a voulu faire son propre « Die young » et on peut dire qu’il y est plutôt parvenu. Le début commence donc comme une ballade très belle avant une accélération très puissante, le morceau devient véloce et terriblement incisif, l’effet est ravageur ! Sans aucun doute le meilleur morceau de l’album.

Cependant, Holy Diver n’est pas un album très homogène, et à côté de certains morceaux géniaux il faut bien avouer que d’autres sont beaucoup moins accrocheurs voire même ennuyeux. Le puissant « Straight through the heart » se révèle finalement un peu lourdingue et plutôt pénible à force. « Invisible » malgré son aspect atypique finit par ennuyer l’auditeur. « Gypsy » et « Caught in the middle » sont de bons morceaux mais qui valent surtout pour la voix en or de Dio, pleine de feeling. Reste le morceau qui clôt l’album : « Shame on the night ». On sent que Dio veut renouer avec l’aspect doom de BLACK SABBATH, et c’est plutôt une réussite ! Ce morceau contraste avec l’enjoué « Rainbow in the dark » qui le précède.

C’est également au niveau du son que cet album semble être entre deux mondes. Il n’y a pas ici de second guitariste, pas de mur de guitare donc, la basse est beaucoup plus mise en avant ce qui donne un son épais, proche des dernières réalisations de BLACK SABBATH. DIO conserve donc une certaine tradition 70’s, mais la puissance émanant des instruments contentera largement n’importe quel fan de Heavy 80’s. La musique reste globalement Heavy, même si sur des titres comme «Gypsy » ou « Caught in the middle » on sent que le hard rock des 70’s est vraiment très proche, l’influence RAINBOW sans doute.

Holy diver est un coup de maître pour DIO, un indispensable du heavy 80's (et donc du metal tout court), un album qui semblait auguré du meilleur pour la suite. Ce qui fut d’ailleurs confirmé par le formidable "The last in line".

A lire aussi en HEAVY METAL par DARK SCHNEIDER :


UDO
Faceless World (1990)
Le meilleur album d'udo!




OMEN
Battle Cry (1984)
Un album qui mérite son statut "culte"


Marquez et partagez




 
   DARK SCHNEIDER

 
   ALANKAZAME

 
   (2 chroniques)



- Ronnie James Dio (chant)
- Vivian Campbell (guitare)
- Vinny Appice (batterie)
- Jimmy Bain (basse)


1. Stand Up And Shout
2. Holy Diver
3. Gypsy
4. Caught In The Middle
5. Don't Talk To Strangers
6. Straight Through The Heart
7. Invisible
8. Rainbow In The Dark
9. Shame On The Night



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod