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Axel Rudi PELL - Knights Call (2018)
Par GEGERS le 1er Mai 2018          Consultée 741 fois

Le meilleur album d'Axel Rudi PELL est celui par lequel vous avez découvert l'artiste. Le répertoire musical créé par le guitariste allemand et ses comparses et tellement homogène qu'il est impossible d'en dégager un classique ou un album majeur. Selon votre point de vue sur le bonhomme, vous jugerez que tous ses albums sont grands, ou qu'aucun ne mérite d'être sauvé. Pour ma part, si "Circle Of The Oath", excellent album de 2012, est celui vers lequel je reviens avec le plus de plaisir, "Shadow Zone", qui m'a permis de découvrir l'univers Heavy-médiéval-fantastique du musicien en 2002 reste mon album fétiche. Vous avez très certainement le vôtre. Et nul doute que ceux qui découvriront ARP en cette année 2018 feront de "Knights Call" leur album de chevet. Car ce dix-septième album du musicien, qui publie un nouvel opus studio toutes les années paires depuis 1998, est une excellente cuvée.

Là où "Game Of Sins" se faisait un poil fadasse, "Knights Call" se fait plus mordant d'emblée grâce à un son de guitare plus crunchy, plus épais également. Si la Stratocaster d'Axel se faisait parfois oublier sur le précédent album, elle est ici omniprésente, et ne se laisse pas écraser par les claviers de Ferdy Doernberg. Si ce dernier se fait globalement moins présent sur l'album, il compense sa discrétion par un véritable moment de bravoure sur l'instrumental collégial "Truth And Lies", qui est sans doute le titre sans parole le plus fun publié par un groupe de Hard Rock depuis le "Into The Arena" du MICHAEL SCHENKER GROUPqg. C'est en tout cas ce qu'inspire l'excitation des premières écoutes d'un titre inventif et entraînant.

La volonté d'Axel Rudi PELL semble être de simplifier le propos sur ce nouvel album. Le bonhomme paraît désireux de revenir non pas aux fondamentaux de sa musique, mais aux fondamentaux d'un Hard Rock « alambiqué » dont il est l'un des plus fiers représentants. "The Wild And The Young", en ce sens, bénéficie d'une mélodie imparable et d'une énergie brute qui fait de la simplicité non pas un élément accessoire, mais bien un objectif pour maintenir l'intérêt du morceau. Et bordel, que ce titre est bon. "Black Night", qui propose une introduction calquée sur le "Black Night" de DEEP PURPLE, est un autre exemple, plus sombre, plus 70s encore dans l'âme, qui laisse durer les mélodies, laisse s'imposer les ambiances, et se révèle un des meilleurs titres de l'album. C'est bien là une des forces d'ARP. Lorsque le gratteux balance des titres de 8 ou 9 minutes, ce n'est pas pour faire de la descente de manche et de la démonstration technique, c'est pour se laisser le temps de plonger l'auditeur dans une atmosphère enveloppante au sein de laquelle les époques s'entrechoquent, les titans se clachent, les destins se font et se défont. Tout le contraire de "Long Live Rock", titre hédoniste au riff basique mais efficace, porté par un refrain d'une simplicité inédite, et dont le propos autant que la forme évoquent le titre "Rock The Nation" sur l'album "Mystica".

La faiblesse de "Knights Call" réside peut-être cette fois-ci dans les pièces les plus alambiquées. "The Crusader Of Doom" fait le job et convainc grâce à quelques moments plus mordants, tandis que la ballade contractuelle, "Slaves On The Run", est portée par une prestation vocale de très grande qualité de Johnny Gioeli. En revanche, "Tower Of Babylon", qui clôture l'album, ne voit jamais son encéphalogramme décoller. Les 10 minutes que dure le titre s'écoutent sans déplaisir, mais le tempo se fait lancinant, sans qu'à aucun moment une mélodie réellement intéressante ne vienne accrocher l'oreille. Il y a du savoir-faire et de la maîtrise, évidemment, mais rien à faire, cette pièce épique ne fonctionne pas.

Cela ne suffit pas néanmoins à entamer le plaisir que l'on ressent à l'écoute de cet album résolument inspiré d'ARP. L'artiste se fait plus direct, plus tranchant, plus espiègle presque, et livre avec "Knights Call" un album dont les motifs de satisfaction sont nombreux. Si la formule est largement éprouvée, le plaisir reste intact, et bien aidé par un Johnny Gioeli impérial (là où ses mimiques pouvaient parfois se faire agaçantes), le guitariste offre un album qui deviendra à coup sûr le favori de ceux à qui il servira de porte d'entrée dans son univers musical.

3,5/5.

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   GEGERS

 
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- Johnny Gioeli (chant)
- Axel Rudi Pell (guitare)
- Ferdy Doernberg (claviers)
- Volker Krawczak (basse)
- Bobby Rondinelli (batterie)


1. The Medieval Overture
2. The Wild And The Young
3. Wildest Dreams
4. Long Live Rock
5. The Crusaders Of Doom
6. Truth And Lies
7. Beyond The Light
8. Slaves On The Run
9. Follow The Sun
10. Tower Of Babylon



             



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