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Axel Rudi PELL - Sign Of The Times (2020)
Par GEGERS le 9 Juillet 2020          Consultée 874 fois

La difficulté est de trouver un angle d'attaque. Une chronique, ce n'est pas qu'une analyse ou une opinion, c'est également un récit. Une bonne chronique raconte une histoire, donne vie à un album sans que le lecteur en ait encore écouté la moindre note. Mieux, donne le goût d'écouter un album dont on ne connaissait pas l'existence quelques minutes plus tôt. La chronique est censée aiguiser l'appétit, prévenir de la supercherie, et surtout flatter l'esprit critique de son destinataire. Axel Rudi PELL, qui arpente la deuxième division du Heavy allemand depuis plus plus de trente ans, n'aide pas le chroniqueur. Car sortir du sempiternel "ARP ? C'est toujours pareil, mais c'est toujours bien", n'est pas chose aisée. Car quoi qu'on en dise, quelle que soit la manière d'approcher la musique du vétéran, eh bien c'est vrai. Ce nouvel album, le dix-huitième dans son escarcelle et le treizième enregistré en compagnie du chanteur Johnny Gioeli, est un bon cru, c'est certain. Peut-être plus accrocheur que ses prédécesseurs directs, et autant abouti que "Into The Storm", son dernier "grand" album en date. Dire cela pourrait suffire, et vous sauriez quoi faire.

Néanmoins, "Sign Of The Times" mérite bien que l'on s'attarde un peu sur son cas. Ne serait-ce que pour "Living A Dream", véritable révolution dans l'univers d'Axel Rudi PELL, puisque ce dernier débute ce morceau sur des sonorités Reggae surprenantes. Assez vite, le bonhomme retrouve ses sonorités habituelles, construites autour d'un riff rugueux sur lequel se pose la voix éraillée de Johnny Gioeli, mais voici qui prouve que le guitariste semble décidé à ne pas laisser complètement mourir sa créativité. Finalement, ce nouvel album du musicien séduit, car contrairement aux réalisations publiées dans la deuxième moitié des années 2010, il ne sent pas l'autopilote à plein nez. Il y a une tradition, farouchement respectée, celle de l'intro censée mettre dans l'ambiance, mais l'artwork de l'album étant particulièrement hideuse cette fois-ci, elle ne participe pas vraiment à créer une imagerie épique ou fantasy permettant de solliciter l'imagination de l'auditeur. Et puis, lui succède un premier riff, nécessairement efficace. "Gunfire" ne déçoit pas. Le son de guitare est "crunchy", et ce côté "cru" se mêle fort bien à la sophistication apportée par les claviers. Énergique et enlevé, ce titre nous offre une bonne dose d'ARP "tradi", le solo du morceau se faisant particulièrement mélodique et, chose surprenante, plutôt entêtant. Une réussite.

Jouant sur deux tableaux, ajustant sa jauge pour proposer tour à tour un Heavy Metal épique ou un Hard Rock orienté années 80, Axel Rudi PELL varie ainsi ses ambiances sans forcer son talent. Si le refrain de "Bad Reputation" tombe un peu à plat, force est de reconnaître que "Sign Of The Times", qui donne son nom à l'album et culmine à sept minutes, est sans aucun doute un des meilleurs moments de ce nouvel opus. Mid-tempo engagé et engageant, ce titre muscle son jeu au fur et à mesure de sa progression, offrant sur sa deuxième moitié une agressivité bienvenue, lui offrant une substance supplémentaire.

Passons sur la ballade contractuelle (la sympathique "As Blind As A Fool Can Be") pour nous concentrer sur ce qui constitue la force du milieu d'album, à savoir des titres rapides et énergiques, certes sans grande ambition, mais portés par des riffs percutants et des mélodies savoureuses. "The End Of The Line", et surtout "Wings Of The Storm" offrent une véritable profondeur à l'album, et pavent le chemin pour aboutir au majestueux "Into The Fire" qui clôture l'album. Fortement influencé par RAINBOW (on pense parfois à "Stargazer"), ce morceau prévaut grâce à un refrain de grande classe.

Du Axel Rudi PELL standard, c'est une évidence. Mais il y a sur cet album un cheminement et une démarche qui rendent les morceaux solidaires et nous permettent de comprendre la volonté de son auteur. De même qu'il varie avec réussite les styles et les tempi, le musicien livre ici un album solide et efficace, ne souffrant que de peu de temps faibles. Après deux albums moins aboutis, voici qui constitue un sympathique retour aux affaires pour le guitariste germain et ses camarades de jeu.

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   GEGERS

 
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- Johnny Gioeli (chant)
- Axel Rudi Pell (guitare)
- Ferdy Doernberg (claviers)
- Volker Krawczak (basse)
- Bobby Rondinelli (batterie)


1. The Black Serenade (intro)
2. Gunfire
3. Bad Reputation
4. Sign Of The Times
5. The End Of The Line
6. As Blind As A Fool Can Be
7. Wings Of The Storm
8. Waiting For Your Call
9. Living In A Dream
10. Into The Fire



             



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