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IRON SAVIOR - Rise Of The Hero (2014)
Par JEFF KANJI le 1er Juin 2014          Consultée 2559 fois

"The Landing" était une nécessité pour Piet Sielck. Nécessité de reprendre le contrôle de sa vie et de sa musique. Avec le retour au bercail du complice de toujours Jan-Sören Eckert, Piet Sielck était parvenu à sortir IRON SAVIOR de sa routine Heavy Metal traditionnelle en proposant un très bon cru 2011.

Désormais plus serein et débarrassé de pas mal de problématiques personnelles et professionnelles (la faillite de son label Dockyard 1, Piet a eu pour ce nouvel opus – "Rise Of The Hero" - le temps de soupeser les choses. Et là où son prédécesseur s’enracinait fermement dans le Heavy allemand hérité d’ACCEPT, la cuvée 2014 voit le groupe retrouver les atours plus Speed qui avaient fait le succès des premiers opus. Un retour au Power en quelque sorte qui va sans doute ravir les amateurs.

On retrouve les sonorités de guitare corrosives et acérées typiques du son Piet Sielck contribuant réellement à créer une patte sonore qui va permettre à IRON SAVIOR d’affirmer son identité : vous pouvez écouter "Last Hero" ou encore "Dragon King" pour vous en convaincre. Autrement dit, côté production on reprend la recette qui a fait ses preuves sur "The Landing". Côté compo, et comme je l’ai dit, une puissance radicalement Speed est à l’œuvre sur "Rise Of The Hero", où IRON SAVIOR, après avoir clamé haut et fort son amour du Heavy Metal, retourne vers une imagerie plus sophistiquée et futuriste mise en place dès l’intro "Ascendence" qui rappellera les grandes heures de "Battering Ram".

Un petit point sur le chant également ; Piet Sielck n’a pas la réputation d’un chanteur monumental auquel on pense instinctivement quand on cherche des pointures du genre. Néanmoins la force de conviction dans chaque mot et ses accents « Kürschisants » tendent à se bonifier d’album en album en se faisant moins stéréotypés. Il faut dire que le bougre a du taf niveau guitare, entre riffs en lame de rasoir et soli classiques mais parfois techniques et véloces. Il est particulièrement convaincant sur "Burning Heart" et ses chœurs en écho et d’une manière générale parvient à transcender son Heavy toujours aussi classique.

Thomas Nack, toujours discret mais affûté, délivre encore une fois des parties de batterie efficaces où exactitude et interventions pertinentes ("From Far Beyond Time" sans doute la tuerie de l’opus) se passent le relais. On peut également apprécier le travail de Jan-S Eckert qui bétonne le tout avec sa basse ronde et charnue.

Comme ébauché plus haut, inutile de préciser qu’IRON SAVIOR fait du IRON SAVIOR et sa condition de groupe de Heavy allemand le confine dans un genre ultra-balisé où il vaut mieux se faire plaisir qu’essayer de se faire plus royaliste que le roi ; il y a MANOWAR pour ça. Malgré les ingrédients que l’on connaît sur le bout des doigts, Piet Sielck et ses acolytes parvient à nous embarquer poing levé, la gorge débordant de verve et le corps de testostérone et malgré un début d’album un peu trop commun (là où "The Landing" avait d’emblée attaqué avec un roboratif "The Savior"), le trio "From Far Beyond Time" - "Burning Heart" - "Thunder From The Mountains" fait un carton et vous assurera des séances de headbanging et de reprises de refrain en chœur intenses pour vos longues soirées d’hiver.

"Rise Of The Hero" semble bien parti donc. Hélas, dès qu’IRON SAVIOR redonne dans le mid-tempo, on est moins emballé. Pas d’hymne à la "Heavy Metal Never Dies" (même si le groupe tente de nous refaire le coup avec un "Dance With Somebody" presque Pop repris de Mando DIAO) et si la balance avec les morceaux Speed est au final plus équilibrée qu’il n’y paraît, le niveau du songwriting n’est pas aussi homogène et ce sont les dits titres Speed qui scorent le mieux (le trio des pistes 3,4 et 5 évoqué plus haut ainsi que "Firestorm") même si j’extrairais "Dragon King" avec son feeling très IRON MAIDEN meets JUDAS PRIEST et le refrain prenant de ce "Dance With Somebody" assez novateur pour du IRON SAVIOR et qui aurait mérité d’alléger un peu la prod tant la subtilité s’approche de celle du 38 tonnes.

Ainsi, avec un "Rise Of The Hero" un peu moins régulier que son salvateur prédécesseur, IRON SAVIOR entame 2014 la tête haute, sans grand génie dont il n’a de toute façon pas la prétention, avec un set de douze morceaux honnêtes qui parfois arrivent à nous transcender et parviennent à nous surprendre sur un terrain que nous connaissons pourtant fort bien. Ce sont des groupes comme IRON SAVIOR qui permettent aussi au Heavy traditionnel de perdurer en faisant fi des tendances et des époques.

PS: L'édition limitée japonaise nous montre aussi la volonté de Piet Sielck de se réapproprier son catalogue avec ces deux réenregistrements de "I've Been To Hell" et "Mind Over Matter" de l'ère Hansen.

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   JEFF KANJI

 
   GEGERS

 
   (2 chroniques)



- Thomas Nack (batterie, percussion)
- J. “piesel” Küstner (guitare, chœurs)
- Jan-s Eckert (basse, chœurs)
- Piet Sielck (guitare, chant)


1. Ascendence
2. Last Hero
3. Revenge Of The Bride
4. From Far Beyond Time
5. Burning Heart
6. Thunder From The Mountains
7. Iron Warriors
8. Dragon King
9. Dance With Somebody ( Mando Diao )
10. Firestorm
11. The Demon
12. Fistraiser



             



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