Recherche avancée       Liste groupes



      
HEAVY METAL  |  STUDIO

Commentaires (4)
Metalhit
Lexique heavy metal
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

- Style : Machine Men, Wolf, Aria, Bruce Dickinson , Dio, Tokyo Blade, Raven, Saxon
- Membre : Iron Maiden, Wolfsbane, Rogue Male
 

 Site Officiel (486)
 Myspace (279)
 Chaîne Youtube (394)

BLAZE BAYLEY - The King Of Metal (2012)
Par JEFF KANJI le 10 Février 2013          Consultée 3338 fois

Dans l’ombre. Blaze Bayley semble subir la malédiction de la Vierge De Fer qui a sonné le début de la gloire ainsi que celui des emmerdes pour le vocaliste anglais (il a commencé ces premiers mois chez IRON MAIDEN par un accident de moto). Promis à une belle carrière du temps de WOLFSBANE, il a connu une vie romanesque, digne des écrits les plus épiques d’Alexandre Dumas. Et jamais il ne reconnut la gloire, contraint à rester dans l’ombre d’un combo dont il a tenu les rangs quatre courtes années. Cela est d’autant plus injuste car la production du chanteur, tant avec BLAZE (dont l’aventure éphémère durera le temps de trois albums) qu’avec son nouveau combo BLAZE BAYLEY, depuis trois albums et un Live, enchaîne les réussites et, comme le suggérait le titre de l'un de ses précédents opus, se refuse à mourir.

Et qu’on est heureux de l’avoir parmi nous Blaze. Injustement ignoré par le public et une partie des médias, BLAZE BAYLEY revient avec un nouvel opus dont le visuel (assez laid j’en conviens) et le titre provocateur et prétentieux ne vont une nouvelle fois pas lui attirer que des faveurs. Non seulement Blaze Bayley semble ne pouvoir en obtenir mais il en a fait son deuil depuis quelques temps. Malgré les épreuves, le Blaze est joueur.

"The King Of Metal" est tout ce qu’il y a de plus kitsch et caricatural et Blaze, quasi seul compositeur de l’album, a dû lui-même chercher à nous faire une bonne blague, car dès le deuxième titre, hommage humble à feu Dimebag Darrell, on touche au grandiose ! Avec deux guitares, une basse, une batterie et un chant habité, "Dimebag" prend des airs d’épopée chevaleresque évolutive, avec son pont à 2 : 30 qui donne un second souffle au morceau qui se serait sans doute essoufflé si on avait dû tenir six minutes sur le rythme martial de départ. Ici on ne les sent pas passer. Première réussite.

Et l’album est parfaitement représentatif de cette disparité. Contrairement aux deux précédents efforts, on alterne ici petits moments de bravoure humbles et sincères et plantages Heavy Metal de seconde zone. C’est qu’il faut de la patience pour supporter jusqu’aux derniers instants "The Black Country", "Fighter" ou encore "Difficult", lesquels s’éternisent. De plus, l’album est scindé en deux parties bien distinctes, la première, jusqu’à "Fate" où l’on sort progressivement des thématiques Heavy Metal surannées. À ce moment "The King Of Metal" devient plus introspectif, en tout cas au niveau des textes, et parfois musicalement.

Et il y a du déchet, "Fighter" ou "Difficult" sont interminables et malgré de bonnes intentions, s’engluent dans des poncifs usés jusqu’à la corde et une inertie certaine. Je pense aux twin-guitars de "Fighter" qui ne soulèvent aucun élan épique, peu aidés il est vrai par une production de nettement moins bonne qualité que sur "Promise And Terror". De plus, l’album semble avoir été enregistré à la va-vite tant certains passages semblent brouillons et les écarts de sons (la batterie en particulier) flagrants. Même ce bon Blaze ne s’avère pas d’une parfaite justesse, en particulier sur "Judge Me".

BLAZE BAYLEY peine réellement à stabiliser son line-up. Et après deux disques, les frangins Bermudez ainsi que les autres membres du groupe ont été renvoyés par le ténébreux chanteur qui par la même occasion a fait tomber ce qui lui restait de cheveux, le tout semblant s’être déclenché au départ de Larry Paterson. BLAZE BAYLEY devient ainsi pleinement le projet solo de son fondateur, chanteur et songwriter. Ce dernier fera désormais appel à diverses formations pour l’accompagner (comme PAUL DI’ANNO, lui aussi ancien chanteur d’une célèbre formation Britannique, quand je vous dis qu’il y a malédiction…).

Mais par les textes de sa deuxième moitié d’album, il parvient encore à atteindre une grandeur et une profondeur d’interprétation qui force le respect et dont peu sont capables ! La lente progression et montée en intensité continue du piano-voix "One More Step" donne une parfaite représentation des talents du bonhomme qui se présente tel qu’il est, brut, avec ses modestes armes et une volonté inébranlable. Si l’on décroche pendant "Difficult" qu’il faut presque écouter comme une chanson à texte où il clame sa volonté d’aller de l’avant, l’enchaînement sur l’acoustique "Beginning" constitue un final des plus réussis où concision et interprétation ne font qu’un !

Blaze Bayley se montre d’une manière générale plus convaincant sur les morceaux les plus dépouillés alors que les disques précédents le montrait plutôt impérial sur les titres Heavy ("The Man Who Would Not Die", "Watching The Night Sky"). Cela doit-il nous donner un indice sur la teneur du deuxième opus solo de Blaze Bayley ? Cela, seul l’avenir nous le dira, et je l’espère avec une réussite artistique supérieure, car je l’aime bien ce brave Blaze.

À sauver du naufrage car excellents : "Dimebag", "One More Step", "Beginning"

A lire aussi en HEAVY METAL par JEFF KANJI :


SATAN JOKERS
Iii (1985)
Le vol d'Icare




SAVATAGE
Return To Wacken (2015)
Ma compilation idéale pour découvrir le groupe


Marquez et partagez




 
   JEFF KANJI

 
  N/A



- Blaze Bayley (chant)
- Thomas Zwijsen (guitare)
- Andy Neri (guitare)
- Claudio Tirincanti (batterie)
- Lehmann (basse)
- Tineke Roseboom (chant féminin)
- Daan Willem Dragt (piano sur 6)
- Rick Plester (guitare additionnelle)


1. The King Of Metal
2. Dimebag
3. The Black Country
4. The Rainbow Fades To Black
5. Fate
6. One More Step
7. Fighter
8. Judge Me
9. Difficult
10. Beginning



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod