Recherche avancée       Liste groupes





L'antépremier : Ca commence par un B, c'est en deux mots.
Les relayeurs : PENTAGRAM, TROUBLE, WITCHFINDER GENERAL, SAINT-VITUS, THE OBSESSED, MASTERS OF REALITY et les MELVINS…
Les incontournables ensablés : KYUSS et ses sbires, FU MANCHU, QUEENS OF THE STONE AGE, UNIDA…
Les tristes sires encore pas mal doom : CATHEDRAL, SLEEP, ELECTRIC WIZARD…
Les vrais faux apparentés superstars (polémique inside) : DOWN, CORROSION OF CONFORMITY, METALLICA (écoutez "Load" nom de dieu), HAMMERFALL (juste parce que je les adore vraiment, eux)…
Les autres en vrac : MONSTER MAGNET, SHEAVY, ORANGE GOBLIN, GOATSNAKE, ABDULLAH, FIREBALL MINISTRY, KARMA TO BURN, OM…
Les internationaux : GRAND MAGUS, DOZER, BORIS, STÖNER KEBAB (juste pour le nom car totalement inconnu)…


Heavy Metal, Speed Metal, Metal Gothique, Death Metal, Black Metal, Thrash Metal, Doom Metal, Viking Metal, Power Metal, Neo Metal, Stoner, Grindcore

Lexique Stoner
Par POSSOPO           Consultée 38105 fois

Définition

Stoner : en argot anglophone, un fumeur régulier de cannabis. Un fumeur auquel on associe un caractère tranquille, un gars peace plutôt sale sur lui, avant tout un incurable branleur mal peigné. C'est par ce bout-là que le relais passera vers ce qui nous intéresse véritablement. Mal peigné, mal rasé, et même souvent barboïde, pantalon pattes d'eph', chemise en velours ou t-shirt ajusté aux couleurs vives, un des nombreux looks adoptables par le stoner. Pas le plus commun évidemment, plutôt un des plus rares. De toute manière, le fumeur régulier de cannabis n'a pas de look, il ressemble à tout le monde, c'est-à-dire à rien, il est tout le monde, il n'est rien. Détail sans intérêt aucun que de se rouler son herbe soi-même ou de faire chauffer son meuj de shit en se faisant de la corne aux extrémités digitales. Sauf quand cette pratique aussi fréquente que le coït buccal fait irruption dans l'art. Et j'arrête enfin de tourner autour du pot. Car le stoner, pour nos bons amis métalleux, c'est avant tout un style musical extrêmement simple à définir. Le stoner, c'est du BLACK SAB'. Et c'est avec le morceau "Sweet Leaf" que l'on rejoint les premières lignes de mon article. Le stoner parle donc rarement de sorcières et de rites kitcho-sataniques, le stoner parle de drogue, se nourrit au psychédélisme, plane dans un univers teinté seventies. Jimi Hendrix, Pink Floyd, Jefferson Airplane et plein d'autres, voilà quelques influences plus ou moins lâches. Le stoner, c'est aussi l'esprit road movie, un certain mysticisme, le tuning avec des flammes (pas celui de "Confessions Intimes", hein), Jack Kerouac, les bikers, les blondes aux gros seins…
Mais resserrons les boulons, le stoner, c'est du BLACK SAB', musicalement en tout cas. Rarement plus lent (sinon, c'est du doom), un peu plus rapide, un peu plus lourd, un peu plus rock, un peu plus metal, un peu plus pop, la base reste indéboulonnable, signée Iommi and friends. Et surtout Ozzy. BLACK SAB' sans Ozzy, ce n'est plus BLACK SAB' dixit tous les experts en stoner.

Historique

Tout commence donc à Birmingham…puis d'autres courants déboulonnent l'idole qui peine à conserver son statut. IRON MAIDEN est dans la place, fini BLACK SAB' qui a perdu son chanteur au meilleur moment. 1980, fin des seventies, fin de l'histoire.
Bien sûr, quelques poilus tentent bien de réveiller la bête 3, 4 ans après sa mise en sommeil. Ils s'appellent SAINT-VITUS, PENTAGRAM, TROUBLE, WITCHFINDER GENERAL. Géniteurs du mouvement doom de même rang que CANDLEMASS, ils ne se laissent pas séduire par la mode eighties heavy metal (vestimentaire mais aussi musicale), au contraire du géant suédois. Stoner dans l'esprit, mais l'étiquette n'existe pas encore, je m'arrêterai donc là, tout a été dit dans l'historique du doom également disponible sur ce fabuleux site. Et puis, nettement moins connoté et à la popularité très timide, MASTERS OF REALITY, orchestre de l'état de New-York, tantôt pop, tantôt hard-rock, tantôt un poil progressif…

S'il fallait poser des limites strictes, le stoner naît véritablement dans deux villes totalement antinomiques, Palm Desert et Coventry. Commençons par le plus compliqué.
CATHEDRAL sort en 1991 un album de doom death odieusement lent (et donc absolument pas death, je vous avais dit que c'était compliqué à suivre). Pas évident d'y voir une véritable filiation musicale avec BLACK SABBATH malgré un look et une imagerie qui étonne dans le milieu death. Bien, on oublie, on attend…deux ans…un deuxième album…une mutation. "The Ethereal Mirror" sera immédiatement catalogué doom death rock'n roll. Puis on réfléchit, on analyse et on comprend. La formule est finalement inchangée, le métronome a juste été sacrément accéléré, avec pour résultat une espèce de…BLACK SABBATH modernisé. La voix crayonneuse d'un ex-NAPALM DEATH, des guitares grasses, un sens du groove et un look passé à la moulinette spatio-temporelle, entre berger du larzac, Cat Stevens et d'Artagnan.
De l'autre coté de l'Atlantique, et même tout près du Pacifique puisque Palm Desert se situe en Californie, se trouve le deuxième lieu de la genèse. En Californie donc, mais dans le désert, pas de fusion ni de punk rock mélodique donc mais quelque chose de franchement neuf. Le groupe s'appelle SONS OF KYUSS, puis plus simplement KYUSS, il joue du desert rock. C'est lourd, c'est lent, c'est chaud, ça sent le sable (chaud ?), c'est rond et ça groove. Y voit-on encore du BLACK SABBATH ? Nettement moins, raisons climatiques obligent. Mais il reste toujours un fond de quelque chose, tout juste palpable.

Et si la seule existence de CATHEDRAL aurait donné lieu à un revival qui tient parfois du simple copier-coller, KYUSS a réellement inventé. Il sera le premier a bénéficier de cette nouvelle étiquette et CATHEDRAL attendra patiemment son tour, qui viendra avec les albums suivants, toujours plus groove, un poil moins doom à chaque nouvelle sortie.
Et comme à Seattle, comme dans la Bay Area, comme dans tant d'autres endroits, une véritable scène s'est développée dans cette infâme bourgade écrasée de soleil. Toujours les mêmes musiciens, une fameuse compilation, "The Desert Sessions" et l'implosion de KYUSS après le sublime "And The Circus Leaves Town" qui laisse éclater toutes les velléités. QUEENS OF THE STONE AGE fera du rock et gagnera des sous, UNIDA, SLOBURN et HERMANO resteront cloués au sein d'une niche qui leur va bien. Citons également FU MANCHU qui aime le skateboard.
Retour en Albion, Lee Dorian, maître à penser de CATHEDRAL fonde son propre label, Rise Above. Il y fait signer des artistes doom, très doom même et d'autres qui groovent un peu plus. La face triste et brumeuse du stoner est née. Exceptions notoires, le populaire ORANGE GOBLIN et son hommage permanent à Easy Rider, ainsi que SHEAVY, Canadien et qui aime l'espace.

Et c'est vite l'explosion. MONSTER MAGNET sera le premier à connaître une véritable reconnaissance médiatique en dehors du milieu metal dans un style très calibré radio, assez éloigné des longues plages désertiques de qui vous savez. CORROSION OF CONFORMITY quitte l'univers renfermé du hardcore pour s'inspirer de la même recette. La scène de Louisiane apparaît sous l'impulsion de Phil Anselmo. DOWN, c'est du stoner, oui mémé, parfaitement. Et on commence à discuter des limites du genre, qui empiète sur les plates-bandes du simple rock lourd, du hardcore et du post-hardcore, à moins que ce ne soit le contraire. Ne parlons pas du drone et du sludge, ce serait tomber dans le hors sujet.

Tiens au fait, stoner metal ou stoner rock ? Les deux, mon neveu, question d'exposition, certainement. De son de guitares aussi ? Pas tant que ça, non. Juste équilibre entre deux mondes qui se refusent souvent à s'aimer.







JOHN GARCIA
The Coyote Who Spoke In Tongues

PSYCHEDELIC WITCHCRAFT
Magick Rites And Spells

PRESIDENT EVIL
Hell In A Box

PSYCHEDELIC WITCHCRAFT
The Vision

HANGMAN'S CHAIR
This Is Not Supposed To Be Positive

MONSTER MAGNET
Cobras And Fire (the Mastermind Redux)

EAGLES OF DEATH METAL
Zipper Down

MONSTER MAGNET
Last Patrol

MONSTER MAGNET
Milking The Stars: A Re-imagining Of Last Patrol

ORANGE GOBLIN
Back From The Abyss




DOWN
Nola (11939)

QUEENS OF THE STONE AGE
Songs For The Deaf (10436)

QUEENS OF THE STONE AGE
Queens Of The Stone Age (9505)

CATHEDRAL
The Carnival Bizarre (9233)

DOWN
Over The Under (8748)

QUEENS OF THE STONE AGE
Era Vulgaris (8447)

KYUSS
Wretch (8202)

KYUSS
Blues For The Red Sun (7714)

CATHEDRAL
Supernatural Birth Machine (7550)

QUEENS OF THE STONE AGE
Lullabies To Paralyze (7205)







1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod