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2009 Cows And Whisky
 

- Style : Godsmack, Soundgarden, Tigerleech, Wolfmother

JUMPING JACK - Cows And Whisky (2009)
Par KOL le 25 Octobre 2023          Consultée 366 fois

Petit conseil bienveillant à nos valeureux lecteurs lorsque vous postez une suggestion dans la Boîte à demandes : soignez vos injonctions, donnez-nous envie que diable, et allumez la flamme dans notre regard blasé d’écrivaillons de pacotille ! Prenez en modèle le camarade Maxmax pour ce "Cows And Whisky" ! Je le cite : "du bon gros Stoner", "comme dirait Lemmy", "wock n woll", "sacrément burné", "MADE IN FRANCE", et, cerise sur la Forêt noire, une pochette en mode Jack Daniels qui hume la vanille du Bourbon à cent lieues ! Comment résister à pareille tentation, je vous le demande ? Mon sang n'a fait donc qu’un tour : je me suis précipité pour subtiliser la réservation à mes chers confrères.

Première impression, à chaud : notre cybernaute (oui, j’adapte mon langage à la charte graphique 0.2 de votre webzine favori) n’a pas menti sur la marchandise, on retrouve bien tous ces éléments sur cet EP séminal des Nantais de JUMPING JACK, groupe formé en 2008 et ayant connu l’honneur des scènes du Hellfest en 2011, et bien plus encore. En dépit de sa classification en tant qu’EP, la galette est plus que généreuse dans son effort, puisqu’elle nous propose tout de même six pistes, pour près de trente minutes de musique directe, lourde et ultra-efficace. Et quoi de mieux qu’un bon vieux trio à l’ancienne, basse-batterie-guitare/chant pour l’exécuter proprement, dans les règles de l’art (et du cochon).

Car l’ensemble sent vraiment la sueur, le son chaud des lampes des amplis Marshall d’une salle de répétition aux murs violets et verts, la moquette mutilée et marquée de trous de mégots. Pour un peu, on y décèlerait de petites traces Grunge (je parle bien du disque, pas du sol du studio, quoique…). Pas celui de NIRVANA bien entendu, mais plus la version pesante que SOUNDGARDEN ou plus encore ALICE IN CHAINS avaient su si bien cristalliser à la grande époque ("Blues Reject", poisseuse à souhait). Les influences seventies sont également omniprésentes, dans les progressions ou les quelques soli, sans pour autant conférer au disque un côté rétro artificiel. Le bon côté de WOLFMOTHER n’est pas si loin, à l’écoute de "Angel’s Motel", par exemple. Tous ces aspects confèrent à l’œuvre des Frenchies une épaisseur éminemment bienvenue, évitant ainsi le classique écueil du Stoner unidimensionnel qui nous est trop souvent offert en guise de prétexte d’intégrité.

La dimension instinctive et organique de la production, que l’on imagine quasiment "live" est un sincère bain de jouvence, à l’heure où la plupart des formations tendent à maquiller outrancièrement leur mixture. La démarche n’est pas sans risque bien entendu, surtout lorsque l’on compare le résultat à celui plus moderne des collègues. Mais JUMPING JACK délivre suffisamment de gras et de consistance, porté par une section rythmique qui remplit avec succès le spectre sonore, particulièrement dense. On retrouve pareillement une signature proche du Post Grunge (la boucle étant ainsi bouclée) des premiers albums de GODSMACK notamment, où Julian Bells aborde des lignes de chant pas si éloignées de celle choisies par Sully Erna ("Smoke The Clouds").

Il ne manque finalement pas grand-chose à "Cows And Whisky" pour pleinement remporter la bataille. Peut-être un brin d’accroche mélodique dans les refrains, assez peu recherchés et impactants, ainsi qu'une légère tendance à étirer quelque peu leur propos de manière excessive sur les fins de titre. Pour le reste, c’est vraiment du tout bon, du son à la construction des morceaux qui n’oublient jamais de tataner consciencieusement sur certains passages, pour mieux se montrer aériens la minute suivante. Un premier essai indubitablement abouti, donc, qui donne envie de découvrir le reste de la discographie, le combo ayant depuis sorti deux LPs, en 2012 et 2021. Miam !

Note réelle : 3,5/5.

Or : "Smoke The Clouds".
Argent : "Blues Reject".
Bronze : "Blow".

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- Manu Redhead (basse)
- Christophe Dabrown (batterie)
- Julian Bells (chant, guitare)


1. Blues Reject
2. Angel's Motel
3. Smoke The Clouds
4. Blow
5. Dark Beginning
6. Cows And Whisky



             



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