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- Style + Membre : Pink Cream 69, Yngwie Malmsteen, Doogie White & La Paz, Hear 'n Aid, Ian Gillan Band, Brazen Abbot, Uriah Heep, Joe Lynn Turner , Msg, Axel Rudi Pell , Gary Moore, Alcatrazz, A. Kajiyama & J. L. Turner

RAINBOW - Live In Germany (1976)
Par JEFF KANJI le 7 Janvier 2019          Consultée 811 fois

Appelé aussi "Live In Europe", "Live In Germany" est plus une pièce de collection qu'autre chose aujourd'hui, à la rigueur une forme de best of Live des prestations allemandes de la tournée "Rising" entreprises par le groupe à la rentrée 1976. Depuis lors, non seulement les concerts de Düsseldorf, Cologne et Nuremberg sont sortis indépendamment au fil des années – en version intégrale – et Purple Records a même sorti "Deutschland Tournee 1976" en 2006, compilant les trois concerts précités en un coffret gargantuesque, qui vaut en définitive bien plus le coup que ce "Live In Germany".

Mais bon, faisons preuve de recul : la tournée "Rising" est celle d'un groupe dont la cote de popularité grimpe de façon exponentielle et dont le mythique line-up peut à bien des égards être considéré comme le meilleur qu'ait jamais eu RAINBOW. Lorsqu'elle débarque en Europe au sortir de sa tournée américaine, la bande à Ritchie Blackmore est ultra affûtée et a même écrit un opener canon pour mettre son arc-en-ciel sur orbite ; il s'agit bien sûr de "Kill The King". Le seul avantage que pouvait avoir "Live In Germany" à l'époque, c'est qu'il permettait d'écouter une compilation reprenant la setlist intégrale de la tournée, réparant ainsi l'inexplicable omission de "Stargazer" sur "On Stage".

RAINBOW peine encore à s'imposer outre Atlantique (à une période où son ancien groupe périclite), ouvrant à l'occasion pour des formations de plus grande ampleur comme JETHRO TULL. En Europe par contre, Ritchie est considéré comme l'âme de DEEP PURPLE et jouit donc d'une popularité certaine. Si on ajoute à ça les performances erratiques de son remplaçant Tommy Bolin, les fans sont plutôt du côté de l'homme en noir et les concerts font quasi tous salle comble. Le plus intéressant sans doute, c'est qu'à l'époque, RAINBOW est à l'image de pas mal de groupes de Hard Rock ayant démarré sur les cendres de la British Invasion, et les shows s'éternisent, laissant la place à des jams plus ou moins extensibles. Sur cette tournée largement documentée par la suite, RAINBOW embarque en première partie une formation australienne qui commence sérieusement à faire ronfler les amplis : AC/DC.

On retiendra donc sur "Live In Germany" des extraits du concert de Munich (le seul à ne pas être sorti seul de son côté, celui de la fin de tournée allemande, où Ritchie fracasse sa guitare dans ses amplis). De ce concert est extrait "Kill the King", ce qui est un peu tarte, car c'est la même version qui avait été choisie pour ouvrir "On Stage"… Heureusement il s'agit là du seul doublon et on peut surtout écouter un RAINBOW survolté du même acabit que celui entrevu sur le mythique enregistrement. "Live In Germany" possède pour lui une grande qualité, c'est de respecter la setlist des shows de la tournée "Rising", où après un "Kill The King" tonitruant, Ritchie et Ronnie se lançaient dans une interprétation survoltée de "Mistreated" de DEEP PURPLE. On y retrouve également "Stargazer"… Enfin !

Le titre le plus apprécié des fans de RAINBOW est livré dans une version dantesque. Ritchie sweepe ses cordes comme un forcené sur "Catch The Rainbow", fait dans la délicatesse en empruntant à BACH, mais là c'est Tony Carey qui a tout loisir de s'amuser avec les boutons de son Moog, pour délivrer un solo futuriste, faisant monter la tension longuement. Il faut dire que si "Rising" n'est pas sorti depuis bien longtemps, le public de Cologne l'accueille avec un enthousiasme motivant. Le riff passe de majestueux à cavalier, et bien entendu on s'y attend tous : Ronnie James Dio y brille de mille feux ! Que le lutin est touché par la grâce lors de ces prestations ! S'il va encore écrire de sacrées perles, le duo Blackmore/Dio est à son apogée quand il reprendra la route pour soutenir son "On Stage" qui fait un joli carton chez les disquaires, et "Stargazer" devient l'un des moments les plus épiques de ce disque avec un "Sixteenth Century Greensleeves" où Ritchie, entre délicatesse et traits musclés, fait tout l'étalage de son touché.

Après, n'oublions pas que huit morceaux servent à garnir deux cds ! La durée moyenne ici est le quart d'heure et ces concerts sont de sacrées expériences, mais la multiplicité des pistes tend à faire ressentir la même chose que sur l'antédiluvien "The Song Remains The Same", un concert sans rythme, à prendre davantage comme des suites de petites expériences, portant le nom de quelques titres de RAINBOW dans lesquels il se passe à chaque fois quelque chose de différent. Personnellement pas vraiment ma came, même si la prestation de Blackmore & Co ne souffre en elle-même d'aucune véritable critique. Je serai davantage friand des concerts intégraux désormais disponibles.

Pour les historiens, voici un petit decoupage pour savoir d'où provient chacune des prestations gravées sur "Live In Germany" :
"Stargazer", "Sixteenth Century Greensleeves", "Still I'm Sad" – Cologne 25/09/1976
"Catch The Rainbow" – Düsseldorf 27/09/1976
"Man On The Silver Mountain – Nurnberg 28/09/1976
"Kill The King", "Mistreated", "Do You Close Your Eyes" – Munich 29/09/1976

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   JEFF KANJI

 
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- Ronnie James Dio (chant)
- Ritchie Blackmore (guitare)
- Jimmy Bain (basse)
- Cozy Powell (batterie)
- Tony Carey (claviers)


1. Kill The King
2. Mistreated
3. Sixteenth Century Greensleeves
4. Catch The Rainbow
5. Man On The Silver Mountain
6. Stargazer
7. Still I'm Sad
8. Do You Close Your Eyes



             



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