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HARD ROCK  |  LIVE

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1975 Ritchie Blackmore's R...
1976 Rising
1977 On Stage
1978 Long Live Rock'n'roll
1979 Down To Earth
1981 Difficult To Cure
  The Best Of Rainbow
1982 Straight Between The ...
1983 Bent Out Of Shape
1986 Finyl Vinyl
1995 Stranger In Us All
2006 Live In Munich 1977
2013 Black Masquerade
2016 Monsters Of Rock : Live ...
  Memories In Rock – Live ...
2018 Waiting For A Sign
 

- Style : Astral Doors
- Membre : Deep Purple, Tank, Ez Livin', Aerosmith, Black Sabbath, Tony Martin , Zed Yago, Riot, Quiet Riot, Gillan/glover, Warlock, Impellitteri, Empire, Trans-siberian Orchestra, Cornerstone, Dio, Blackmore's Night, Ozzy Osbourne , Heaven & Hell, Plasmatics, Dokken, Ted Nugent , Alice Cooper, Blue Öyster Cult, Wami, Doro, Cain's Offering
- Style + Membre : Brazen Abbot, A. Kajiyama & J. L. Turner, Axel Rudi Pell , Alcatrazz, Joe Lynn Turner , Pink Cream 69, Yngwie Malmsteen, Doogie White & La Paz, Hear 'n Aid, Ian Gillan Band, Gary Moore, Uriah Heep, Msg

RAINBOW - Memories In Rock - Live In Germany (2016)
Par JEFF KANJI le 18 Octobre 2017          Consultée 1281 fois

Ritchie Blackmore fait partie de ces personnalités atypiques dont les positions tranchées et l'absence totale de remise en question ont fait la légende. Depuis dix-huit ans, il coulait des jours heureux dans son coin, revisitant la musique de la Renaissance avec moult mandolines et guitares classiques, contant les temps d'autrefois en compagnie de sa compagne de longue date Candice Night au sein de BLACKMORE'S NIGHT, soit pour Ritchie une manière de continuer RAINBOW sous une forme un peu différente.

Mais déjà la guitare électrique le démangeait et il revisitait son ancien répertoire, jusqu'à ce que la rumeur enfle, à cause d'une info balancée inopinément par Joe Lynn Turner, elle-même étayée par les propos tenus par Ritchie Blackmore en interview où déjà à l'époque de son passage en France avant la sortie de "All Of Our Yesterdays" il pensait à rejouer du Rock, des titres de DEEP PURPLE et RAINBOW. À l'époque Ritchie révélait d'ailleurs qu'il ne ferait sans doute pas appel à Turner ; ce dernier ne le savait pas encore…

Comme promis juste avant l'été 2016, le Ritchie Blackmore's RAINBOW se reforme avec Ronnie Romero de LORDS OF BLACK au chant, le batteur de BLACKMORE'S NIGHT David Keith et Jens Johansson aux claviers. Après le disciple Malmsteen qui s'est débrouillé pour attirer à lui les anciens chanteurs de RAINBOW, Ritchie à son tour récupère celui qu'on ne présente plus et qui aura la lourde tâche de tenir l'essentiel du tissu sonore de ces concerts.

Car première constatation qui a pu dépiter quelques fans, c'est que derrière le patronyme de RAINBOW, Ritchie était bien décidé à revisiter aussi les années DEEP PURPLE. Et sur les quatorze titres, on en retrouve cinq du Pourpre avec en bonus un petit clin d'œil à "Woman From Tokyo", un peu dans le même esprit que "Black Night" sur le "Black Masquerade" enregistré en 1995. La conséquence directe c'est qu'on se retrouve avec une belle partie du répertoire reposant sur les parties jadis gravées par Jon Lord. Et le bougre est loin de démériter même si sa marge de manœuvre est assez limitée (à part pendant les solos auxquels "Difficult To Cure" est un prétexte). Ici la star c'est clairement Ritchie.

Le grain typique de sa stratocaster résonne, son touché n'a jamais été aussi délicat et le son est d'une rare pureté : l'Anglais fait chanter son instrument comme jamais mais n'a plus rien du guitariste de Hard Rock qu'il était au milieu des années 70. Usant régulièrement d'un octaver pour épaissir les mélodies qui tiennent des titres comme "Mistreated", le guitar hero délivre une prestation poussive, montrant à tous que si le talent et la légende ne sont point usurpés, l'âge a fait son effet : Ritchie n'est plus un rockeur depuis longtemps.

Cela se ressent d'ailleurs sur l'ensemble de la prestation, avec une section rythmique en place mais pas franchement groovy ni puissante. Si bien qu'on se retrouve vite à s'interroger sur la position de Ronnie Romero. Blackmore a fait un choix audacieux mais a priori gagnant sur le papier ; Ronnie, en plus de partager son patronyme avec son illustre prédécesseur (auquel il rend hommage sur "Man On The Silver Mountain"), dispose de cette hargne mélodique propre à Dio, et qui rend particulièrement bien sur un "Long Live Rock'N'Roll". Il est capable de nuance ("Catch The Rainbow"), et son registre médium est assez proche de celui de Gillan ; c'est particulièrement frappant sur "Child In Time".
En revanche, pas une once de Blues ne coule dans ses veines et son background plus Metal est un handicap plus qu'autre chose. Sa propension à pousser les potards gâche largement un "Highway Star" ou un "Spotlight Kid", dont on préfèrera sans peine la prestation un peu limite mais plus adaptée de Doogie White. Pour le Blues c'est carrément la catastrophe sur "Mistreated", clairement le ratage de ce Live, très loin des prestations du Mark III ou même de WHITESNAKE.

Ritchie Blackmore sait ce que live veut dire et les quelques extraits vidéo promotionnels que j'ai pu voir montrent clairement que c'est lui le chef d'orchestre, qui donne le La et le signal pour tous les enchaînements. Ainsi les structures fluctuent toujours, même si on est très loin des jams extensives de DEEP PURPLE, et on ressent à l'écoute du cd que beaucoup de choses interviennent sur le moment, insufflant un peu de vie à ce Live qui en manque tout de même pas mal, car étrangement, cette spontanéité dans le jeu ne laisse absolument pas de sentiment global, Ronnie Romero envoyant bien trop les watts (il est même plus que limite niveau justesse à pas mal d'endroits – "Spotlight Kid" – "Since You Been Gone") et Ritchie jouant comme un papy (qu'il est, malgré sa bonne tenue physique, le bonhomme a tout de même 71 ans !).

"Memories In Rock" oui mais pas trop fort car résolument on est trop vieux. Il est évident que j'aurais adoré me trouver à Loreley, Stuttgart ou Birmingham pour assister à un concert de la légende, le public de ce Live donnant particulièrement de la voix ("Long Live Rock'N'Roll", "Smoke On The Water"), mais le résultat est tout de même décevant.

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   JEFF KANJI

 
  N/A



- Ritchie Blackmore (guitare)
- Ronnie Romero (chant)
- David Keith (batterie)
- Bob Nouveau (basse)
- Jens Johansson (claviers)
- Candice Night (chœurs)
- Lady Lynn (chœurs)


1. Highway Star
2. Spotlight Kid
3. Mistreated
4. 16th Century Greensleeves
5. Since You Been Gone
6. Man On The Silver Mountain
7. Catch The Rainbow
8. Difficult To Cure (beethoven's Ninth)
9. Perfect Strangers
10. Stargazer

1. Long Live Rock’n’roll
2. Child In Time / Woman From Tokyo
3. Black Night
4. Smoke On The Water
- Bonus Tracks From Alternative Night
5. Spotllight Kid
6. Man On The Silver Mountain
7. Long Live Rock’n’roll
8. Stargazer



             



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