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METAL PROG  |  STUDIO

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VANDEN PLAS - The God Thing (1997)
Par JEFF KANJI le 24 Septembre 2014          Consultée 2297 fois

VANDEN PLAS ou l’art d’entrer au panthéon du Metal Prog par la grande porte… Tel DREAM THEATER six ans plus tôt avec son splendide "Images And Words", la formation allemande délivre son second opus studio… Et par là même son premier chef d’œuvre.

"Colour Temple" avait bien défriché déjà en 1994, mais malgré sa qualité, on peinait à identifier clairement la ligne artistique du groupe et les éléments caractéristiques de sa musique. Sur "The God Thing" c’est désormais le cas. Un concept empli de mysticisme sur les croyances et la foi, et son rapport à l’humanité de l’Homme, voilà une caractéristique que reprendra désormais VANDEN PLAS sur toutes ses productions à l’avenir, le concept ayant une importance capitale sur la composition de l’album.

Du côté de la musique, on a, en conséquence, également franchi un cap. Le Hard Mélodique aux tendances Prog s’est mué en un Metal Progressif de haute volée, complexe et riche en rebondissements et autres cassures de rythme. La première partie de "Garden Of Stones" peut évoquer par exemple le "Wait For Sleep" de DREAM THEATER même si c'est sur "Salt In My Wounds" que Günter Werno nous fait une démonstration de virtuosité. On retrouve cette complexité dans les nombreux passages instrumentaux où les quatre instrumentistes se font plaisir avec un sens inné de l’accroche (je pense à ceux de "Rainmaker", de "In You: I Believe" ou encore de "You Fly").

Musicalement, on avait déjà remarqué que les cinq musiciens avaient du niveau, mais là c’est encore plus flagrant. On a notamment un super bassiste en la personne de Torsten Reichert qui se paye le luxe de faire parler, quand la guitare se tait, sa quatre-cordes gorgée de chorus, avec une égale mise en valeur. VANDEN PLAS a toujours su respecter le grain des instruments dans sa production, ce qui donne beaucoup de chaleur à l’ensemble, tant le timbre de la basse, ou encore les subtilités de la caisse claire insufflent la dynamique nécessaire à la réussite des passages techniques et la nuance essentielle pour maintenir cet équilibre entre pêche et agressivité (Andy Kuntz, entièrement immergé dans ses paroles y va même de quelques cris sur le noir "Day I Die"). Cette production, équilibrant parfaitement puissance et aération, rend cet album très immersif agréable d’écoute (au casque je vous dis pas).

J’ai toujours cependant regretté que Günter Werno fasse le choix du synthétiseur quand de belles parties de piano auraient sans doute ajouté du cachet et de la profondeur à l’ensemble, notamment le magnifique "Crown Of Thorns", sans doute la pépite de "The God Thing" après le plus efficace "Rainmaker". Sur cette sixième piste, c’est vers MARILLION qu’on a l’impression de se tourner, avec le chant habité et les harmonies particulièrement bien choisies. Dans une longue progression, VANDEN PLAS délivre l’un des parangons du Metal Prog, avec en trame de fond évidente le christianisme. Je pourrais parler de cette pièce pendant encore plusieurs paragraphes si je n’avais pas à cœur de finir de vous décrire cet essentiel du Prog, et si possible vous convaincre d’en faire enfin l’acquisition pour certains.

Neuf titres, neuf réussites, à commencer par cette introduction instrumentale, où Stephan Lill nous raconte sa première histoire jusqu’aux dernières mélopées d’Andy Kuntz. "The God Thing" s’il est un essentiel, sera encore amélioré par ses géniteurs à l’avenir, car si du point de vue de la musique les Allemands n’ont déjà plus rien à apprendre, ils parviendront néanmoins à optimiser davantage leur propos. Car oui on peut être désarçonné par le refrain étrange de "We’re Not God" ou encore la lente agonie de "Day I Die". Toutefois, ces deux titres disposent de deux des textes les plus forts de l’opus, le premier particulièrement, traitant de la peur de la mort. Par cohérence, je me dois donc d’arrondir à l'inférieur le 5 que je promettais à cet album. Mais c’est vraiment chipoter, ce disque valant bien ses cinq étoiles ne serait-ce que pour l’époque contextuelle qui le voit sortir, accompagné de l’autre fleuron de cette nouvelle génération de progueux (SYMPHONY X) et son "Divine Wings Of Tragedy" très différent mais tout aussi important.

Note réelle : 4,5/5.

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   (2 chroniques)



- Andy Kuntz (chant)
- Stephan Lill (guitare)
- Torsten Reichert (basse)
- Gunter Werno (claviers)
- Andreas Lill (batterie)


1. Fire Blossom
2. Rainmaker
3. Garden Of Stones
4. In You: I Believe
5. Day I Die
6. Crown Of Thorns
7. We're Not God
8. Salt In My Wounds
9. You Fly
10. Combien De Larmes (bonus Track)
11. Spanish Rain (bonus Track)
12. Days Of Thunder (acoustic Version) (bonus Track)
13. Raining In My Heart (bonus Track)



             



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