Recherche avancée       Liste groupes



      
POWER METAL  |  STUDIO

Commentaires (31)
Questions / Réponses (2 / 5)
Metalhit
Lexique power metal
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

- Style : Secret Sphere, Kamelot, Aquaria
- Membre : Megadeth, Twilight, Symfonia, Andre Matos , Almah, Kiko Loureiro , Virgo
- Style + Membre : Rhapsody, Shaaman, Viper
 

 Site Officiel (350)
 Myspace (236)
 Chaîne Youtube (372)

ANGRA - Angels Cry (1993)
Par POSSOPO le 25 Juin 2004          Consultée 13349 fois

Qui oserait encore aujourd’hui traiter ANGRA de sous-HELLOWEEN ? Même une comparaison faisant preuve d’une objectivité polie semblerait presque déplacée. Souvenons-nous pourtant qu’il y a dix ans, la plupart des chroniqueurs évoquaient les cultivateurs de potiron germain afin d’accrocher Angels Cry à une amarre connue. Depuis, le metal symphonique a conquis ses galons dorés et s’est émancipé de son célèbre parent, tonton speed mélodique.

Trop peu au fait de la scène actuelle, je ne peux que regretter le manque de reconnaissance de ce disque, album splendide sans lequel une flopée de poilus transalpins n’auraient peut-être pas eu l’idée de mêler orchestres classiques (ou leur contrepartie synthétique) et guitares électriques et très métalliques. Certes, Angels Cry est apprécié de beaucoup mais il semble avoir pris place dans un coin sombre du cœur des fans, qui ont laissé les lofts les mieux éclairés à d’autres opus que, par simple lâcheté, je ne qualifierai pas de moins bons. En 1994, cette galette bénie ne reçut qu’un accueil timide du grand public et il fallut attendre l’excellence d’Holy Land pour que le monde puisse citer, après le crasseux SEPULTURA et le charnel Chico Buarque, un troisième nom de la sphère musicale brésilienne (Jorge Ben, João Gilberto et autres Vinicius De Moraes se contentant, eux, de l’adoration de quelques amateurs) et que le quintette atteigne des sommets de popularité desquels ils retombèrent promptement dès la sortie du contesté Fireworks.

La porte d’entrée à ce disque est lourde. Elle brille jusqu’à en éblouir le passant. Unfinished allegro, annoncé dans le livret comme une composition d’André Matos, je me demande bien pourquoi, est un emprunt à Schubert, et aussi efficace soit-il, l’usage d’une telle pièce pour introduire le premier opus d’une troupe d’illustres inconnus relève du quasi-suicide. Il serait si facile de leur tomber dessus à bras raccourcis pour cet acte irrespectueux et prétentieux. Pourtant, personne, à ma connaissance, ne leur a jamais ouvertement fait grief de cet acte, alors qu’un tsunami de moqueries a tenté de noyer RHAPSODY. Oui, mais Angels Cry ne souffre pas de la même pompe que Legendary Tales et Symphony Of Enchanted Lands. Point ici de concept acnéique et de poses guerrières, les cinq sud-américains se contentent d’un minimum syndical salvateur sur des photos exhibant de simples couples jeans-perfectos.

ANGRA est accessible, même lorsqu’il revisite Paganini, Mozart et Vivaldi, respectivement sur angels cry et evil warning. Wuthering Heights n’est pas assailli de guitares trop grasses et peu élégantes, ni d’une double grosse caisse indigeste. Peut-être cette reprise de Kate Bush n’est-elle destinée qu’à montrer les capacités vocales du chanteur, l’important est que cela ne se sente pas, les cinq trublions conservant discrétion derrière leur ambition immense.

Ambition immense car il fallait oser, en ces temps de mainmise grunge sur le monde musical, proposer une décoction mêlant speed metal Hansenien et influences (néo-?) classiques. Entouré de Charlie Bauerfeind et Sacha Paeth, ANGRA a réalisé le croisement improbable et l’être hybride, fruit d’amours incestueuses, est beau. Ses quelques imperfections, ces quelques minutes inutiles sur lasting child, ce très court riff de streets of tomorrow, issu d’un mauvais rêve de MEGADETH, le manque d’inspiration évident du solo final de never understand, touts ces petits défauts attestent juste qu’il reste quelques minuscules coups de piolet à donner avant la pose du drapeau sur le mont de la maturité. Alternant speed mélodique connu mais à l’incroyable efficacité, parenthèses baroques redoutables et douceurs au piano, le disque varie les ambiances avec un succès constant.

Inutile de recommander cet achat, déjà effectué par la grande majorité, ce dernier paragraphe se contentera de l’évocation d’un nom, Luis Mariutti, patronyme du bassiste, moins exposé que ses collègues six-cordistes et suceur de micro. L’homme possède des doigts rares, qu’un savant fou aimerait ranger aux côtés de ceux de Steve Harris et autres Robert Trujillo mais que trop peu considèrent à leur juste valeur. Angels Cry est truffé de pépites déposées par ce personnage au look d’anti-éphèbe qui ajoutent à la saveur de la galette. Bon appétit et belle écoute !

A lire aussi en POWER METAL par POSSOPO :


HELLOWEEN
Keeper Of The Seven Keys Part 1 (1987)
Quelqu'un connaît-il ce disque ?

(+ 6 kros-express)



HELLOWEEN
Live In The Uk (1989)
Speed mÉlodique

(+ 1 kro-express)

Marquez et partagez



Par THE MARGINAL



Par STEF




 
   POSSOPO

 
   AAARGH
   BAST
   FREDOUILLE

 
   (4 chroniques)



- Andre Matos (chant ,clavier)
- Kiko Loureiro (guitare)
- Rafael Bittencourt (guitare)
- Luis Mariutti (basse)
- Ricardo Confessori (batterie)


1. Unfinished Allegro
2. Carry On
3. Time
4. Angels Cry
5. Stand Away
6. Never Understand
7. Wuthering Heights
8. Streets Of Tomorrow
9. Evil Warning
10. Lasting Child



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod