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- Style : Metal Church, QueensrΫche [queensryche], Fifth Angel, Riot, Savatage
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VICIOUS RUMORS - Digital Dictator (1988)
Par JEFF KANJI le 24 Novembre 2020          Consultée 859 fois

Avec des retours plutôt positifs sur son premier album, au moins dans sa Bay Area, VICIOUS RUMORS doit pourtant se reconstruire, puisque Geoff Thorpe se retrouve seul à la guitare et sans chanteur. Par chance Dave Starr, le bassiste, va lui recommander un de ses potes pour reprendre le micro ; il s'agit de Carl Albert.

Carl Albert est à VICIOUS RUMORS ce que Criss Oliva fut à SAVATAGE ; un inspirateur, un caractère affable et déconneur avec lequel il était facile de travailler, et surtout d'une régularité sans faille. Geoff Thorpe en parlera pendant des années encore : ce mec n'était jamais fatigué vocalement et envoyait systématiquement le bois sur scène (au point où un album live posthume sera entièrement dédié à son talent). Il va constituer le noyau dur de l'écriture avec le fondateur de VICIOUS RUMORS, avec un troisième larron qui aura lui aussi une importance déterminante dans le son du groupe ; je veux bien évidemment parler de Mark McGee. Avec lui, Geoff Thorpe trouve un partenaire de jeu avec lequel il trouve un parfait équilibre et qui va considérablement jouer dans le développement de l'identité de VICIOUS RUMORS.

En effet, là où le premier album visite avec bonheur égal à peu près tous les sous-genres du Heavy, "Digital Dictator" montre un groupe à l'écriture plus raffinée et plus directe aussi. Le propos se recentre sur un Heavy Metal toujours sombre mais soigné, très mélodique, tout en conservant son agressivité, un peu à la façon du JUDAS PRIEST de la fin des seventies. Les titres sont plus calibrés pour le live, leur efficacité maximisée, et pour accrocher l'auditeur, il peut compter sur les vocalises si particulières de Carl Albert, cette espèce de John Arch qui semble avoir pris des cours de chant lyrique. Et surtout ses lignes de chant sont un équilibre entre agression et mélodie habitée. C'est assez particulier mais on s'y laisse très vite prendre.

"Digital Dictator" dans les milieux autorisés est considéré comme une pierre angulaire du Heavy Metal des eighties, à ranger aux côtés du "Thundersteel" de RIOT sorti quelques mois plus tard. Il faut dire qu'il a tout pour lui : un artwork marquant, des compositions solides au niveau d'écriture constant, la première œuvre d'un line-up qu'on considèrera comme classique, et une petite pique amusante au PMRC avec cette piste fantôme qui passe un message à l'envers sur fond de piano tout gentil, et qui délivre un message tout bien-pensant et humoristique : "Sois gentil avec ton papa et ta maman, ne fais pas d'abus. Ne te défonce pas le cerveau avec la drogue – fais travailler tes méninges… D'ailleurs t'es en train de niquer ton aiguille".

L'alliance des riffs travaillés mais toujours volontairement brutaux (mais servis par un son aux petits oignons) et de guitares mélodiques qui s'insinuent dans tous les interstices fonctionne à merveille, le tout soutenu par une section rythmique toujours aussi solide et encore mieux mise en valeur que sur "Soldiers Of The Night". Difficile de faire ressortir un morceau plus qu'un autre ; tous méritent les éloges et se feront régulièrement une place sur les setlists du groupe (le tardif "Live You To Death 2 – American Punishment" y consacrera même ses cinq premiers titres, avant que le groupe ne le joue en intégralité au Keep It True avec le fils de Carl Albert au chant).

"Digital Dictator" échappe néanmoins à la note maximale pour une raison un peu conne : il n'invente pas grand-chose en fait. Nous sommes en 1988 et une bonne partie de ce que fait VICIOUS RUMORS a déjà existé sous d'autres formes. En revanche il a pour lui sa personnalité, ce qui l'extrait, en sus de la qualité de ses compositions, au-dessus de la masse des groupes ordinaires. Car hormis "Condemned", y a vraiment pas de quoi s'ennuyer sur ce disque, surtout que VICIOUS RUMORS n'a pas perdu son goût pour les élans Speed Metal qui relancent l'album et dans lesquels le groupe peut lâcher les chevaux et renforcer l'aspect frontal de son Heavy.

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   JEFF KANJI

 
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- Carl Albert (chant, chœurs)
- Geoff Thorpe (guitare, chœurs)
- Mark Mcgee (guitare, mandoline, chœurs)
- Dave Starr (basse, chœurs)
- Larry Howe (batterie, chœurs)
- -
- Dino Alden (chœurs additionnels)
- John Lavaysse (chœurs additionnels)


1. Replicant
2. Digital Dictator
3. Minute To Kill
4. Towns On Fire
5. Lady Took A Chance
6. Worlds And Machines
7. The Crest
8. R.l.h.
9. Condemned
10. Out Of The Shadows



             



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