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SECRET SPHERE - One Night In Tokyo (2016)
Par JEFF KANJI le 26 Avril 2017          Consultée 914 fois

Bon on peut penser ce qu'on veut de SECRET SPHERE, de son changement de chanteur qui lui donne un faux-air de SONATA ARCTICA italien, ou de son style parfois ampoulé voire maniéré, mais il y a une chose qui est sûre, c'est que la formation transalpine est animée d'un nouvel élan depuis qu'elle est signée chez Frontiers et que Michele Luppi a rejoint ses rangs. Embauché entre temps comme claviériste live par WHITESNAKE, il est de retour au bercail et un nouvel album doit voir le jour début juin à l'heure où cette chronique paraît.

Un premier enregistrement live et d'ores et déjà la frustration de savoir que je n'entendrai pas la voix de Ramon Messina se poser sur "Under The Flag Of Mary Read" ou autres "Dance With The Devil"… Mais bon, comme déjà dit plusieurs fois, Michele Luppi chante vraiment bien, et ne peut être pris en défaut à aucun moment sur ce double Live proposé en coffret avec un DVD reprenant l'intégralité de la setlist, DVD limité par les lumières quasi inexistantes et la taille relativement modeste de la salle du Wild Side (dans le quartier de Shinjuku à Tokyo) qui créent cependant une proximité avec le public que l'on ressentira même à l'écoute du double CD, Michele Luppi envoyant des embrassades enflammées aux fans japonais. Il dira même, après un début de show sobre voire timide au niveau communication, que lui et ses comparses italiens ont l'impression d'être à New York, à l'autre bout du monde, sortis de leur Italie natale.

Le show a été enregistré le 12 janvier 2015, quasi deux ans avant la sortie de "One Night In Tokyo" pour la tournée de promotion du septième album de SECRET SPHERE. Ne vous attendez donc pas à un show axé sur "A Time Never Come" bien que le groupe ait publié sa version réenregistrée et revisitée la même année. Ici, "Portrait Of A Dying Heart" est largement mis à l'honneur et une bonne moitié du show lui est consacré, hélas, car si des morceaux comme "Lie To Me" ou "Healing" ne manquent pas de peps, ce concert fait carrément l'impasse sur "Mistress Of The Shadowlight" et sur "Sweet Blood Theory", ce dernier ne manquant pourtant pas de morceaux taillés pour le Live… En revanche le mi-figue mi-raisin "Archetype" s'invite via notamment un "The Scars That You Can't See" qui passe plutôt bien et un "Mr. Sin" aux accents très EDGUY. Il apparaît aussi que "Scent Of Human Desire" semble vouloir être oublié du groupe lui-même.

Le groupe a choisi d'équilibrer sa setlist en réservant la deuxième partie aux anciens morceaux, et c'est, selon moi, la partie la plus intéressante du show, car on sent le groupe se lâcher davantage (notamment ces aigus étincelants sur "The Scars That You Can't See") et surtout sur ce "Legend" toujours aussi fédérateur et un "Dance With The Devil" qui fait honneur à un "Heart And Anger" bien peu représenté (quid d'un "Faster Than The Storm" par exemple ?). Au final on est quand même satisfait par ce Live même s'il nous laisse un goût de trop peu dans la bouche. On ne peut pas reprocher au groupe de faire la promotion de son dernier opus, même s'il est loin d'égaler la plupart des réalisations précédentes, et que fatalement il aura tendance à plomber l'enregistrement live. Par contre, pour un premier Live en bientôt vingt ans de carrière, je dois avouer que je m'attendais à plus exhaustif, mais surtout à plus représentatif de l'ensemble de la discographie de SECRET SPHERE.

Mais bon, malgré deux albums prometteurs, le groupe ne s'est pas montré capable d'accéder à la première division et sa carrière s'en est ressentie, avec forcément moins de tournées, ou alors en première partie réduite à portion congrue (j'ai le souvenir de cette tournée avec GAMMA RAY et FREEDOM CALL ou le groupe disposait de trente minutes), un job à côté pour bouffer et des changements de line-up à répétition, Andrea Burrato et la tête pensante Aldo Lonobile restant les deux piliers du groupe depuis 1997.

Si vous aimez SECRET SPHERE, "One Night In Tokyo" ne sera pas un mauvais investissement à défaut d'être essentiel, il permettra avant tout de constater que la cohérence d'écriture des Italiens n'a pas foncièrement bougé en vingt ans mais qu'ils se montrent toujours aussi bordéliques quand ils doivent penser business même s'ils se donnent les moyens matériels pour que ça fonctionne. En somme, SECRET SPHERE c'est avant tout une sensibilité artistique qui s'exprime de façon relativement personnelle. N'est-ce pas le plus important finalement ?

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   JEFF KANJI

 
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- Michele Luppi (chant)
- Aldo Lonobile (guitare lead)
- Andrea Burrato (basse)
- Marco Pastorino (guitare, chant)
- Gabriele Ciaccia (claviers, piano)
- Marco Lazzarini (batterie)


1. Intro: A Journey Through Time
2. X
3. Healing
4. Union
5. The Fall
6. Lie To Me
7. Wish & Steadiness
8. Legend
9. Under The Flag Of Mary Read
10. The Scars That You Can't See
11. Eternity

1. Mr. Sin
2. Leonardo Da Vinci
3. Lady Of Silence
4. Dance With The Devil
5. Lie To Me (feat. Anette Olzon)



             



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