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GHOST - Meliora (2015)
Par PESTIK le 16 Octobre 2015          Consultée 8988 fois

GHOST a toutes les caractéristiques d’un groupe que tout fan aguerri de Metal se doit de détester : une aura de mystère savamment entretenue (qui sont ces mystérieux individus masqués), un folklore brillamment orchestré (les masques, les tenus pontificales détournées) qui plaira aux plus impressionnables (newbies, le terme existe-t-il encore ?), des compos proprettes aux refrains imparables pouvant plaire à un large public tout en louchant vers des amateurs vieillissant de Metal rétro et horrifique. Ajoutez à ça le soutien surprise de Dave GROHL. Il ne manque plus qu’un guest de Simone de EPICA ou de Dani de CRADLE OF FILTH et on atteindra des sommets de tendance bassement mercantile. Mais voilà, malgré toutes ces tares avérées, qui fleurent bon l’opportunisme le plus nauséabond, le succès est bel et bien là, et telle une pandémie, le nom de GHOST se répand sournoisement à travers les hordes de fans de Metal. Succès ne rime pas forcément avec talent, ni, à contrario, avec médiocrité. Alors quid des qualités intrinsèques de ce phénomène scandinave ?

Le groupe n’invente rien, ça tombe bien, ce qui plait de sa part c’est cet esprit retro, intemporel, des titres qui rentrent dans la tête immédiatement entre Hard Rock et Rock Popisant, et cette voix de fausset, faussement (finalement plus tant que ça) maniérée de leur charismatique chanteur, tout en étant vaguement menaçante. Passé la surprise de leur très correct premier album, le groupe avait frappé très fort avec un disque passionnant à l’ambiance sulfureuse, des chœurs maléfiques et une finesse d’écriture que je n’attendais pas de cette formation, porté par un « single », le très bon "Year Zero" et son clip tordu.

Fort de ce succès le groupe revient en 2015 avec un nouvel album, précédé du morceau "Cirice" au clip bien barré dans l’esprit 70’s de Carrie au Bal du Diable, avec ces riffs entraînants et ce coté sulfureux qui a tant plu sur l’opus précédent. Le groupe nous a pondu un titre digne de "Year Zero", mais qu’en est-il du reste de l’album ?

Et bien, malheureusement le disque dans son entier est bien en deçà de son prédécesseur, tant par son inspiration générale que par l’effet de surprise produit. Cette cuvée 2015 sent pour moi le réchauffé, à part quelques bons moments très typés Hammer films comme sur "Spirit" où les parties semi-liturgiques de "Absolution", voire "He Is" la ballade sylvaine évoquant JETHRO TULL. Pour le reste, vraiment rien de bien neuf ou de foncièrement inspiré, on a l’impression que le groupe fait du copier-coller des parties les plus accessibles de son glorieux passé, et dans les pires moments cela sonne comme un mauvais générique de Scooby-Doo avec de grosses guitares.

Plus grave encore, le coté Popy prend vraiment le pas sur l’aspect Metal, les refrains jusque là imparables deviennent trop évidents, sans surprise, sans imagination, bref, sans réel plaisir. Un comble pour un groupe d'inspiration progressive ! Et le pire c’est ce maniérisme dans le chant de Papa Emeritus qui finit par lasser sur ce disque : ce n’est plus sophistiqué, c’est naze, ces intonations sont perfectibles et totalement insupportables. On regrette le coté menaçant et l’intensité occulte tout en retenu des débuts. En effet, le groupe a joué sur ses disques précédents au funambule au bord des abîmes du « groupe commercial de vendus ». Et sur cet opus qui sent le réchauffé il a chu. Attention, ce n’est pas le fait de contenir des titres très commerciaux qui pénalise ce disque : comme annoncé au début le succès ou le goût pour les passages en radio n’est en rien répréhensible, pas plus que gage de qualité. Au surplus, je suis plutôt bon public. En revanche, ce qui est vraiment gênant, c’est la banalité de ces refrains, les maladresses vocales de notre goule privée de son charisme et l’impression d’avoir un pur produit de consommation réchauffé aux micro-ondes, pourvu d’une durée de vie éphémère.

Notons qu’entre temps, un groupe comme YEAR OF THE GOAT dans un registre relativement similaire, très abordable lui aussi, mais moins clichesque, a sorti l’album de Metal retro de 2015 avec "The Unspeakable". Quant à GHOST, le métalleux grincheux que je suis l’abandonne à tous les hypes les plus rétrogrades.

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   (3 chroniques)



- Papa Emeritus Iii (chant)
- Nameless Ghoul (batterie)
- Nameless Ghoul (claviers)
- Nameless Ghoul (basse)
- Nameless Ghoul (guitare)
- Nameless Ghoul (guitare)


1. Spirit
2. From The Pinnacle To The Pit
3. Cirice
4. Spöksonat
5. He Is
6. Mummy Dust
7. Majesty
8. Devil Church
9. Absolution
10. Deus In Absentia



             



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