Recherche avancée       Liste groupes



      
HARD ROCK SATANIQUE  |  STUDIO

Commentaires (12)
Questions / Réponses (1 / 2)
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

2010 Opus Eponymous
2013 Infestissumam
  If You Have Ghost
2015 Meliora
2016 Popestar
2017 Ceremony And Devotion
 

- Style : Path Of Samsara
 

 Site Officiel (837)
 Myspace (353)
 Chaîne Youtube (453)

GHOST - Infestissumam (2013)
Par DARK MORUE le 18 Juin 2013          Consultée 7634 fois

Je crois que je vais poser mes droits d'auteur sur un nouveau jeu à boire. On écoute "Infestissumam" de GHOST et on picole dès qu'on entend "Satan" ou "Lucifer". Si avec je touche des royalties à chaque coma éthylique, plus besoin de bosser jusqu'à la fin de ma vie.
GHOST, c'est un groupe qui part d'une bonne idée. Bon petit hommage rétro aux noms inconnus avec des déguisements rigolos, pourquoi pas, surtout qu'en concert ça a un charisme phénoménal. Mais là maintenant ça vire au grand n'importe quoi et on en a un peu marre. Entre les photos foireuses avec les Nameless Ghouls qui font du babyfoot, leurs 40 000 "Message From The Clergy !" sur les réseaux sociaux, les interviews insupportables et ce foutu anonymat forcé à la con alors que tout le monde sait que le chanteur c'est celui de REPUGNANT et qu'il y a probablement des gus de WATAIN derrière tout ça... Et là où ça déborde c'est quand ils nous vendent leur kit Godemichet + Plug Anal GHOST. Youpi, c'est pour ceux et celles qui ont l'habitude de pas savoir par qui ils se font tringler je suppose. GHOST, le RAMMSTEIN de demain !

L'objet du délit dont tout le monde parle et sur lequel chacun a eu le temps de faire son avis : "Infestissumam". Cet album à la promo tellement forcée que tout le monde l'a déjà écouté et qui divise les foules. Alors je vais trancher net: c'est un bon album. Mais il est également raté. Et il m'a fallu une bonne trentaine d'écoutes pour me décider, alors qu'au début j'étais tout fou et il passait en boucle.
GHOST, sur leur premier album, c'était quoi ? Un putain de condensé de tubes éternels rétro directement inspirés de l'intro de "Come To The Sabbath" de MERCYFUL FATE, en gros. Et de BLUE OYSTER CULT aussi, mais je ne vais pas trop la ramener parce que je connais moins. Désolé mais impossible de résister à ce kitsch délicat, à ces 6 premiers titres tous mémorables qu'on se reprend à fredonner absolument partout, c'est old-school, confortable, mélodieux et enchanteur. Mais ça, c'était avant.

GHOST a pris un bon gros virage, se détachant totalement du premier album pour proposer un truc plus atmosphérique, moins axé sur les refrains qui nous hanteront pour toujours; en somme moins Pop et plus personnel, détaché de ses influences majeures. Soit, pourquoi pas. Mais sérieux, c'est quoi cette production de merde ? Raaaaaah. On se tape l'éternel Loudness War insoutenable, c'est surproduit à en crever, ça débarque avec ses gros sabots et beaucoup trop de basses, l'ambiance de rite païen luxuriant qu'ils ont voulu nous servir en est totalement ruinée. C'est con hein. Ce gros gâchis s'entend très bien dès l'introduction, qui bute incroyablement (d'ailleurs je pense que c'est la piste purement introductive la plus jouissive que j'ai entendue de ma vie). Les mecs ont triplé leur budget, se la sont joués grandiloquents, avec des claviers finement arrangés et surtout des chœurs absolument magistraux. La puissance des choristes introduisant l'album est juste bluffante malgré les paroles risibles ("Antichristuuuus Saaaatanaaaas" oui c'est bien) et là BAM l'autre basse dégueulasse débarque et écrase tout. Gné.

Bref, passé ce coup de gueule, décortiquons un peu ce que l'on a. Deux morceaux ayant totalement leur place sur l'album précédent, bien fichus, mélodieux et tubesques, rien à redire : "Per Aspera Ad Inferi" et "Body And Blood". Gros refrain qui te reste en tête, interprétation magistrale de notre Papa Emeritus. Ce dernier est totalement irréprochable, sa voix douce et sirupeuse envoûtant au gré de ses mélopées sataniques, jolie berceuse fort à propos et toujours aussi sexy. Bref, j'ai envie de passer sous silence "Secular Haze" et son ambiance de cabaret déglingué mais vu que c'est supposé être le single je le ferai pas. C'est le pire morceau de leur discographie, tout y est chiant, le refrain est raté, c'est kitsch et moche. Voilà. On passe aux bonnes choses. Que ce soit les morceaux assez enjoués et tout mignons comme "Idolatrine" ou le très Rock "Jigolo Har Megiddo" (et son riff que j'arrive pas à mettre la main sur ce que c'est, une pub pour une banque ou une assurance je crois, heeeeelp) ou la parfaite outro "Monstrance Clock" et sa fin enivrante, son ambiance chaude et sonnant vraiment comme un au-revoir... Mais bon, tout ça, c'est cool, mais c'est pas le diptyque sommet de l'album.

Les deux morceaux qui méritent un paragraphe total et justifient l'achat de l'album malgré tout le mal que les gens pourraient en raconter (avec l'artwork, à tomber également, bourré de peintures ultra détaillées faites sur mesure). Les deux pièces relativement osées qu'on n'attendait pas du tout du groupe.
"Ghuleh / Zombie Queen", vous anticipiez un morceau de GHOST de 7min30 en deux parties vous ? Ben figurez vous que cette pièce est une franche réussite. Son démarrage mélodieux très typé Slow (oui carrément, ça passe au bal de fin d'année) sur lequel on emballe une magnifique comtesse fraîchement décédée, puis la merveilleuse accélération qui s'emballe tout en ambiance feutrée, refrain terrible malgré un nom aux sonorités affreuses ("Goulééé, gouléééé !" p'tain j'aurais limite préféré que cette reine zombie s'appelle Jean-Philippe). Et la lead qui clôt le morceau fera toujours battre mon petit cœur, dommage que ce soit si bref et abrupt... M'enfin, c'est pour enchaîner avec le meilleur morceau de l'album alors on ne va pas se plaindre.
"Year Zero", c'est GHOST qui en fait des caisses à un point qu'on aurait pas pensé possible. Et que ça y va des chœurs de la mort partout, des grosses montées et chutes de tension entre les couplets calmes qui semblent préparer le terrain avec notre Papa qui parlotte calmement et ce refrain orgasmique, enlevé et fédérateur avec ses paroles basiques, débiles et ultra catchy, grandiloquent, repris par les chœurs sur un final flamboyant à t'en invoquer un gentil Satan après le solo de la mort. Gné. Trop c'est trop, mais à petite dose ça bute.

M'enfin. Voilà. "Infestissumam" est un bon album car il est constitué de bons morceaux. On n'a pas vraiment l'occasion de crier au scandale et clamer que c'est naze, hormis sur la piste 3 que je ne peux décidément pas piffer. D'où le fait qu'il soit si dur de le descendre en toute objectivité. C'est bien fichu, léger tout en ritualisant un peu, varié et ça met le paquet. Un bon gros Heavy Pop/Rock Sataniste à l'ambiance ultra chiadée, voire beaucoup trop.
Mais d'un autre côté, on est forcément déçu vu qu'on s'attendait à une autre suite de tubes, et surtout c'est bien trop surchargé tout ça. Entre la production hors de propos et surtout cette manie de toujours en faire des tonnes, on finit par être carrément lassés de leurs conneries et on regrette l'époque brève durant laquelle GHOST était un combo humble et presque rafraîchissant. Maintenant c'est du surfait totalement abusé, pensé pour être mis en scène jusqu'aux confins du ridicule, avec une imagerie qui déborde complètement au point de contaminer le reste, qui sonne du coup presque forcé.
M'enfin, on ne va pas trop râler, il y a toujours des morceaux exceptionnels qu'on écoute en brandissant le poing au milieu d'un pentacle en orgues Hammond, qu'on peut se passer à fond tout en regrettant l'orientation bien trop sérieuse que cet ex-Tribute Band est en train de prendre. Alors pour l'instant on prend son pied, en espérant que le futur ne les voit pas accentuer encore ce côté là...

Satananas : GHOST revient, tente de se démarquer, multiplie tout par 4, en fait des caisses et se vautre sur le long terme tout en servant bon nombre de morceaux anthologiques. Va pour cette fois, guettons le prochain album...

A lire aussi en HARD ROCK :


TURBONEGRO
Apocalypse Dudes (1998)
Le "appetite for destruction" du rock scandinave !

(+ 1 kro-express)



GIUNTINI PROJECT
Iii (2006)
Association tony martin/aldo giuntini décapante !


Marquez et partagez




 
   DARK MORUE

 
   T-RAY

 
   (2 chroniques)



- Papa Emeritus Ii (chant)
- Nameless Ghoul (guitare)
- Nameless Ghoul (guitare)
- Nameless Ghoul (basse)
- Nameless Ghoul (clavier)
- Nameless Ghoul (batterie)


1. Infestissumam
2. Per Aspera Ad Inferi
3. Secular Haze
4. Jigolo Har Megiddo
5. Ghuleh / Zombie Queen
6. Year Zero
7. Body And Blood
8. Idolatrine
9. Depth Of Satan's Eyes
10. Monstrance Clock



             



1999 - 2018 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod